Direct Soir n°47 25 oct 2006
Direct Soir n°47 25 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de 25 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Kristin Scott-Thomas euro star

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 25 octobre 2006 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW ROGER HANIN L’adieu à Navarro Roger Hanin, qui va arrêter « Navarro », revient au théâtre dans « Un petit pull over angora » de Daniel Saint-Hamont, au Théâtre du Temple à Paris, à partir de vendredi. Vous faites votre retour sur scène, après cinq années loin des planches. Que représente le théâtre pour vous ? C’est une nostalgie. Le théâtre, c’est toute ma jeunesse. On m’associe beaucoup à des personnages de séries télévisées comme Navarro, mais la part la plus importante de ma carrière a été réalisée sur scène. J’ai joué dans de très nombreuses grandes pièces : Macbeth ou Othello de Shakespeare, mais aussi dans des pièces de Ionesco, Beckett et autres… Pourquoi avez-vous eu envie de revenir sur scène ? J’ai eu envie d’avoir l’écoute. On n’entend rien quand on joue pour la télévision ou pour le cinéma. Or l’écoute d’une salle est très impressionnante. Au moment où le rideau se lève, il ne se passe rien, personne ne parle, mais il y a une attention qui relève presque de la connivence. Je veux mourir comme je suis sorti du ventre de ma mère, sans rien Repères PROD DB Qu’est-ce qui vous a séduit dans la pièce : Un petit pull over angora ? C’est une pièce extraordinaire sur le plan de la dramaturgie. Daniel Saint-Hamont a écrit l’histoire d’une paranoïa comique. Un PDG prend sa retraite et touche un parachute doré de 20 millions d’euros. A partir de là, le trouble commence… Je me suis toujours inspiré de cette phrase du réalisateur américain D.W. Griffith : « Faites rire, faites pleurer, mais surtout, faites penser ». Et dans cette pièce, on fait rire, on émeut et il y a des thèmes de réflexion. Cette pièce parle du monde des affaires. Vous sentez-vous proche de ce milieu ? Pas du tout. J’ai gagné de l’argent et j’ai payé beaucoup d’impôts au cours de mon existence, mais je vis comme un nabab en dépensant tout. Je suis communiste d’éthique et de vie. Je veux mourir comme je suis sorti du ventre de ma mère, sans rien. Que pensez-vous justement des parachutes dorés des grands patrons ? En tant que communiste, je suis choqué et triste. François Mitterrand avait une phrase formidable : « Il faudra que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres ». Je trouve cela très vrai. JEAN-CLAUDE ROCA/TF1 D. MAESTRACCI/TF1 Comédien, réalisateur, metteur en scène, auteur de romans : manque-t-il encore quelque chose à votre carrière ? Très honnêtement, et cela va paraître très immodeste, mais il ne manque rien. J’ai tout eu dans ma vie. Je suis né dans un taudis de la basse Casbah d’Alger, mais dans une famille heureuse. De ce taudis, j’ai ensuite gravi les échelons. J’ai fait des études puis, j’ai été officier de l’armée de l’air. J’ai ensuite rencontré François Mitterrand, je suis allé à l’Elysée. J’ai eu une vie pharamineuse. J’ai été estimé et extrêmement aimé. Avez-vous eu des modèles ? Non, des modèles, je ne crois pas, mais j’ai eu de l’admiration pour certaines personnes, comme François Mitterrand, même si elles étaient très différentes de moi. Navarro va s’arrêter. Cette série a connu un succès ininterrompu depuis 1989. Comment l’expliquez-vous ? Même si les canevas des épisodes se ressemblent, les gens ont de la sympathie et VILLARD/SIPA de l’affection pour moi. Ils ont rendez-vous avec moi. Mais je ne suis pas triste d’arrêter pour autant. Pour qui allez-vous voter en 2007 ? Pour le Parti communiste au premier tour, puis, au deuxième, cela dépendra du positionnement social des candidats. Je voudrais élire quelqu’un qui mette en avant l’idée de partage et de justice. Au cinéma A la télévision Au théâtre 1981 : Le grand pardon, d’Alexandre Arcady. Roger Hanin joue le rôle du parrain d’un clan venu d’Algérie. Avec ce film, il devient le porte-drapeau des pieds-noirs d’Algérie. PROPOS RECUEILLIS PAR CLÉLIE MATHIAS Navarro, personnage emblématique porté par Roger Hanin, sur un scénario de Tito Topin, a vu le jour en 1989. La série bat régulièrement des records d’audience. Mais 2006 sera sa dernière saison. PROFIL Roger Hanin, de son vrai nom Roger Lévy, est né à Alger en octobre 1925. Il devient comédien, par hasard, en 1952. Puis, il enchaîne les rôles au théâtre, au cinéma, mais surtout à la télévision. En 1997, il reçoit le Sept d’or du meilleur acteur de série. Il est aussi un romancier. Côté vie privée, marié à Christine Gouze-Rénal en 1959, il devient dès lors le beau-frère de François Mitterrand. Un petit pull over angora de Daniel Saint-Hamont, mise en scène de David Haddad. Selon Roger Hanin, « le climat est idyllique sur cette pièce, tout le monde est heureux de jouer ».
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