Direct Soir n°412 30 sep 2008
Direct Soir n°412 30 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°412 de 30 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Sarah Palin pour un duo républicain

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 COMÉDIE MUSICALE CULTURE Rabbi Jacob : trouvailles et couacs Patrick Timsit a souhaité faire des « Aventures de Rabbi Jacob » un hymne à l’ouverture et la tolérance. Un projet sympathique, mais qui aurait mérité un exercice plus maîtrisé. Eric Métayer (Victor Pivert), Vartoch’(Rabbi Jacob) et Marianne James (Madame Pivert). On a testé… Adapter en comédie musicale les célèbres Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury, il fallait oser. Si l’exercice est périlleux, le résultat n’en reste pas moins mitigé. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Il y a à prendre et à laisser dans ce show bien français, loin de la perfection new-yorkaise. De Broadway, Patrick Timsit, qui signe ici sa seconde mise en scène musicale, emprunte l’extravagance des décors. Plateformes gigantesques, modules sophistiqués crachant bulles de chewing-gum et vapeur, ces dignes reproductions de l’usine de chewing-gum ou du cabinet de madame Pivert respectent autant l’univers du film que son récit. Une fidélité et un souci de détail à saluer. L’affaire se corse dès qu’il s’agit d’aborder la prestation des comédiens. En dehors d’Eric Métayer, dans le rôle de Victor Pivert autrefois interprété par Louis de Funès et de Marianne James, parfaite diva pigeonnante en madame Pivert, que s’est-il passé du côté des chorégraphies, rarement synchrones,et de la partition musicale ? La fadeur des paroles peut provoquer l’ennui. Et si l’intrusion de musique world, d’instruments ethniques et d’une rythmique pop signée Vladimir Cosma est à souligner, où était l’inspiration de MC Solaar quand il a composé le titre Rabbi Muffin ? Le salut de cette comédie viendra en seconde partie grâce, entre autres, au final mythique de la rue des Rosiers. Les aventures de Rabbi Jacob, Palais des Congrès, 2, place de la Porte Maillot, Paris 17 e (01 40 68 00 05). FESTIN COMME COCHON… ■ A Lacanau-Océan, le bistrot des Cochons détonne. Dans cette villa très typée, la décoration est faite d’objets hétéroclites. Sa carte est un assemblage subtil de cuisine du Sud-Ouest et de mets modernes. On croise sur la terrasse touristes et surfeurs affamés. Son foie gras maison (10 €), sa souris d’agneau fondante au jus de thym (18 €) sont des vagues de plaisir. Viandes et poissons (entre 13 et 20 €) y sont bien représentés ; en dessert l’originale brochette de chamallows et chocolat (6 €) donne une touche de fantaisie supplémentaire. Le bistrot des Cochons, 1, rue du docteur Darrigan, Lacanau-Océan, 33 (05 56 03 15 61). DR HISTOIRE Entre les mains de la Gestapo ■ C’est un témoignage exceptionnel que le conseil général du Rhône a fait publier : celui d’André Lassagne, collaborateur de Jean Moulin, arrêté en même temps que lui à Caluire. Emprisonné à Fresnes avant d’être déporté, ce grand résistant a pu transmettre à ses proches une correspondance exceptionnelle, rédigée sur des feuilles de papier à cigarette. Ses propos, tantôt graves, tantôt badins, donnent un aperçu bouleversant du quotidien des résistants détenus par la Gestapo. Feuillets clandestins de Fresnes, André Lassagne, BGA-Permezel, 16 €. Neige au soleil couchant, de Claude Monet. DR EXPOSITION Chefs-d’œuvre sans maîtres ■ Cinquante-trois tableaux associés au sigle MNR (Musées nationaux récupération) sont exposés au musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Ces trois lettres s’appliquent à toutes les œuvres d’origine française récupérées en Allemagne par les alliés après la Seconde Guerre mondiale et qui, faute de propriétaire, ont été confiées aux musées. L’occasion de contempler de grands chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. A qui appartenaient ces tableaux ?, jusqu’au 26 octobre. Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, 71, rue du Temple, Paris 3 e (0153018653). Directsoir N°412/Mardi 30 septembre 2008 R.G. OJÉDA/RMN HUMOUR Triple Lutz EXPOSITION DR ■ Plutôt que de sévir dans le patinage artistique, sport auquel son nom le prédestinait, Alex Lutz –le lutz est un saut piqué– a opté pour les pirouettes humoristiques. Remarqué par Sylvie Joly et Pierre Palmade, ce Strasbourgeois blondinet est passé maître dans l’art de croquer les tics gestuels ou verbaux de personnages du quotidien, comme l’ado révolté, l’odieux directeur de casting, l’acteur porno surbooké ou le vieux rescapé du Saint-Germain existentialiste. Note des juges : 6 sur 6. Alex Lutz, du mercredi au samedi, jusqu’au 27 décembre, au Point Virgule, 7, rue Sainte-Croix-de-la- Bretonnerie, Paris 4 e (01 42 78 67 03). www.lepointvirgule.com Grands reportages autour du monde ■ Foules innombrables ou déserts de glace, zones de conflits et rassemblements sportifs, les photoreporters couvrent tous les événements de la planète. L’exposition organisée au Mercedes-Benz Center rend hommage à leur travail, parfois dangereux, et à leurs images souvent spectaculaires. Les plus grandes agences comme Gamma, Rapho ou Jacana sont représentées. Elles révèlent l’étonnante diversité des modes de vie et des paysages offerts par la Terre. Road movie, jusqu’au 2 décembre. Mercedes-Benz Center, 344, av. Napoléon-Bonaparte. Rueil-Malmaison, 92 (0156845100).
www.directsoir.net CINÉMA Le triste prix de la liberté ★★★★★ Pour son septième film en tant que réalisatrice, Josiane Balasko a choisi d’évoquer un sujet peu traité : celui des femmes qui s’offrent les services de jeunes hommes. DVD Acinquante ans, Judith (Nathalie Baye) a tout pour être heureuse. Belle et riche, elle exerce une activité qui lui plaît : directrice d’une émission télévisée. Une seule chose lui manque, depuis son divorce dont elle ne s’est jamais vraiment remise : un homme à aimer. Derrière cette apparence de femme pleine d’assurance se cache quelqu’un qui ne veut plus prendre de risques en amour. Dorénavant, elle paiera, en fonction de ses envies, des hommes qu’elle aura choisis sur Internet. Parmi eux, Patrick (Eric Caravaca) qui, pour arrondir ses fins de mois, ne trouve pas d’autres solutions que louer son corps. Dans la « vraie » vie, il s’appelle Marco, est marié à Fanny (Isabelle Carré) et se trouve dans une situation précaire. Partagé entre l’amour pour sa femme, les traites et la vie confortable de Judith, Patrick va devoir faire un choix. Josiane Balasko signe avec Cliente, adapté de son roman éponyme, un film dans lequel les personnages ont du mal à affirmer leurs choix : Judith rêve du grand amour mais a peur d’être déçue, Patrick aime sa femme mais ne cherche pas d’alternatives à la prostitution. L’homme est un produit de consommation, l’argent donne l’illusion d’être libre et le spectateur se perd entre la volonté des uns et les regrets des autres. Un film en demiteinte, entre drame et comédie, qui laisse un léger goût de malaise. Cliente, de et avec Josiane Balasko, en salles demain. Le fort de toutes les désillusions Troisième long métrage du réalisateur israélien Joseph Cedar, « Beaufort » s’impose comme un film anti-guerre à (re)découvrir. ■ Il est des longs métrages indispensables à une DVDthèque. Beaufort est assurément de ceux-là. Nommée à l’oscar 2008 du meilleur film étranger, cette œuvre, inspirée tant du premier roman du journaliste Ron Leshem que de l’histoire personnelle du réalisateur, a d’ailleurs valu à Joseph Cedar de recevoir l’Ours d’argent du meilleur réalisateur en 2007. A travers la vie du commandant Liraz, 22 ans, et de ses hommes guère plus âgés, il livre une chronique poignante de la vie de jeunes soldats israéliens chargés de protéger la forteresse de Beaufort, dernier bastion israélien en terre libanaise. Alors que l’armée israélienne se retire du Liban après dix-huit ans d’occupation, la garnison reste en dernière ligne. L’occasion pour Joseph Cedar de pointer le calvaire de ces DR jeunes comme de leur famille et de dénoncer une guerre d’usure entamée en 1982 entre Tsahal et le Hezbollah. Un conflit sur lequel reviennent les bonus, documents d’archives à l’appui, avant d’évoquer, entre autres, la préparation physique et psychologique des comédiens à travers un documentaire de 47 minutes. Beaufort, de Joseph Cedar, Metropolitan DVD. CULTURE 15 Prévu à l’origine pour le cinéma, le scénario de Cliente a d’abord dû être édité. Les producteurs de l’époque trouvaient alors le sujet choquant. Dans sa quête d’hommes, Judith (Nathalie Baye) ne veut plus prendre de risques.



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