Direct Soir n°409 25 sep 2008
Direct Soir n°409 25 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°409 de 25 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Clotilde Courau de retour au théâtre

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE L’amant (Pierre Arditi) et la femme (Clotilde Courau) se donnent la réplique sur les planches du Théâtre Edouard-VII. La foule se presse aux portes du mythique Théâtre Edouard-VII à Paris. Tous sont venus assister à la représentation de Faisons un rêve, marivaudage rédigé en 1916 par Sacha Guitry. Des portraits en noir et blanc de Lucien Guitry, Arletty ou Orson Welles hantent les couloirs et la salle feutrée du théâtre. Les trois coups annoncent la levée de rideau. Les boudoirs ornés de dorures et les fauteuils rouges en velours sont alors plongés dans l’obscurité. Le valet de chambre (Yves Le Moign’) fait irruption dans le salon bourgeois des années 1920, œuvre du décorateur Nicolas Sire. L’homme est rapidement rejoint par les trois protagonistes de la pièce : l’amant (Pierre Arditi), riche avocat manipulateur, le mari (Martin Lamotte), homme méridional naïf, et sa femme, incarnée par une Clotilde Courau ravissante et élégante. Le visage fin, les cheveux rassemblés sous un chapeau de couleur orangée, la comédienne affiche un sourire mutin. A la fois timide et insolente, elle devient l’objet de toutes les convoitises. La jeune femme se réjouit de retrouver les planches après sa prestation l’an passé dans Le chanteur de Mexico (de Francis Lopez) au théâtre du Châtelet à Paris. Directsoir N°409/Jeudi 25 septembre 2008 CLOTILDE COURAU ELLE NOUS FAIT RÊVER Après Cricri dans Le chanteur de Mexico, Clotilde Courau est à l’affiche de Faisons un rêve, pièce du répertoire de Sacha Guitry. Entourée de Pierre Arditi et de Martin Lamotte, la princesse de Savoie revient sur les planches dans une comédie. Une première pour l’actrice. DU COURS FLORENT AU GRAND ÉCRAN Car le jeu est une priorité dans sa vie d’artiste et de femme. En épousant le prince Emmanuel de Savoie, le 25 septembre 2003, à la basilique Sainte-Marie-des- Anges-et-des-Martyrs à Rome, Clotilde Courau devient altesse royale, princesse de Savoie, de Venise et de Piémont. Mais contrairement à Grace Kelly, elle refuse de mettre sa carrière d’actrice entre parenthèses. Une carrière dont elle rêve déjà à l’âge de 16 ans, lorsqu’elle décide d’abandonner ses études pour devenir comédienne. Tout en multipliant les petits boulots pour financer ses cours, elle se forme notamment au Cours Florent et à l’Ecole de la rue Blanche. Francis Huster la prend sous son aile et l’engage dans sa compagnie. Elle y côtoie alors Cristiana Reali ou Olivier Martinez. En 1989, elle fait ses premiers pas dans la pièce d’Alfred de Musset, Lorenzaccio. L’année suivante, elle débute sa carrière au cinéma, sous la direction du réalisateur français Jacques Doillon :
sa prestation dans Le petit criminel lui vaut le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin et une nomination pour le césar du meilleur espoir féminin. Talentueuse et volontaire, la jeune actrice, qui a passé son enfance entre l’Egypte et le Bénin, s’envole cette fois-ci pour les Etats-Unis. Des producteurs l’ont en effet repérée pour jouer au côté de Danny Aiello dans le long métrage de Paul Mazursky, The Pickle. La comédienne va même jusqu’à donner la réplique à John Malkovich. De retour dans son pays natal, Clotilde Courau doit de nouveau faire ses preuves et démontrer l’étendue de son talent. NOUVELLE COQUELUCHE DU CINÉMA FRANÇAIS Véritable caméléon, la jeune femme s’essaie à tous les registres. Elle multiplie les rôles, tous plus éclectiques les uns que les autres. La comédienne devient la nouvelle coqueluche du cinéma français. Du rôle de prostituée dans Polski Crash (film allemand de Kaspar Heidelbach) à celui d’une femme d’ouvrier au chômage dans Fred (Pierre Jolivet), rien ne semble effrayer l’actrice. En 1995, elle tourne dans Elisa de Jean Becker, où elle campe le rôle de la meilleure amie de Vanessa Paradis. Elle est de nouveau nominée pour le césar du meilleur espoir féminin. Clotilde Courau enchaîne les tournages et les collaborations avec les plus grands réalisateurs : L’appât, de Bertrand Tavernier, Les grands ducs, de Patrice Leconte, et Marthe, de Jean-Loup Hubert, dans lequel elle partage l’affiche avec Guillaume Depardieu. Petit à petit, l’actrice s’affirme et gagne en maturité. Le public la découvre capable d’interpréter des rôles plus sombres comme dans Le Poulpe, de Guillaume Nicloux, ou dans Promenonsnous dans les bois, de Lionel Delplanque. VU PAR www.directsoir.net « EN 2000, ELLE DECROCHE LE PRIX ROMY-SCHNEIDER » BALTEL/SIPA ■ Je connaissais Clotilde Courau depuis longtemps sans jamais avoir travaillé avec elle. Une grande amitié et surtout un grand professionnalisme ont régné pendant les six semaines de répétition. Nous sommes parvenus à un résultat vraiment Puis elle décroche le premier rôle dans La parenthèse enchantée, de Michel Spinosa, avant de recevoir en mars 2000, le Prix Romy-Schneider. ACTRICE MULTIFACETTE Elle délaisse le cinéma pour incarner le personnage d’Irma la douce sur la scène du Palais de Chaillot. La comédie musicale mise en scène par Jérôme Savary remporte un franc succès. Clotilde Courau prouve qu’elle peut chanter en plus de jouer. L’actrice regagne les plateaux en 2002. Une année marathon puisqu’elle tourne dans cinq longs métrages, dont La mentale, de Manuel Boursinhac, Mon idole, de Guillaume Canet et Embrassez qui vous voudrez, de Michel Blanc. Mais le « rôle de sa vie », elle le décroche en 2003. Elle devient maman d’une petite Vittoria née de son union avec le prince de Savoie. Trois ans plus tard, elle donne naissance à une seconde fille prénommée Luisa. La princesse n’abandonne pas pour autant sa passion. Elle participe au téléfilm d’Alain Tasma, Nuit noire 17 octobre 1961 avant de jouer dans Modern Love (Stéphane Kazandjian) et d’incarner la mère d’Edith Piaf dans le succès d’Olivier Dahan, La Môme. Près de vingt ans après ses débuts sur les planches, elle retrouve la scène dans Faisons un rêve. Actrice, princesse, épouse et mère, Clotilde Courau est sur tous les fronts. Faisons un rêve, de Sacha Guitry, mise en scène de Bernard Murat, du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 17h30, le dimanche à 15h30. Théâtre Edouard-VII, 10, place Edouard-VII, Paris 9 e (0147425992 ou www.theatreedouard7.com). formidable. Au-delà de son talent d’actrice reconnu, Clotilde est une bosseuse, une grande professionnelle. Les femmes chez Guitry sont pour la plupart très intelligentes, très féminines. Il les aimait avec du caractère. Clotilde possède tout cela. Elle a cette fragilité, ainsi que le sens de la gouaille et de l’autorité. Elle est à mon sens dans la lignée d’Yvonne Printemps (chanteuse EN COUVERTURE 5 « La maturité est un plus pour moi. Et les personnes comme Louise Bourgeois, Cendrars, Colette, que j’admire visiblement, ne se sont jamais souciées de l’âge. » Bernard Murat, metteur en scène « Elle a le sens de la gouaille et de l’autorité » soprano et actrice française qui épousa Sacha Guitry en 1919,ndlr). Clotilde est une actrice qui peut faire énormément de choses. Elle sait chanter, danser et jouer la comédie comme la tragédie. Elle sait aussi faire rire. C’est vraiment une théâtreuse avec une formidable formation. Son interprétation d’Irma la douce (comédie musicale d’Alexandre Breffort mise en scène par Jérôme Savary,ndlr) est remarquable ! Ce n’est pas vraiment à la portée de tout le monde. Les carrières des acteurs au cinéma, à la télévision ou au théâtre, sont très fluctuantes. Clotilde roule sa bosse et a une filmographie très importante. Ce qu’elle fait actuellement est d’une extrême qualité. Je vous certifie que jouer du Guitry est très difficile !



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