Direct Soir n°407 23 sep 2008
Direct Soir n°407 23 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°407 de 23 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Repères EN COUVERTURE INTERVIEW Comment analysez-vous le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère ? Je dirais que le bilan est très globalement positif. La France est de retour sur la scène internationale et européenne. Le Président est très énergique et plus charismatique que ses prédécesseurs. Est-ce un président hyperactif ? Tout à fait. C’est un Président tous azimuts. Hyperactif à l’intérieur comme à l’extérieur, sur tous les dossiers qui se présentent. Il est très bon tactiquement et on reconnaît bien là l’avocat d’affaires. Cela dit, il est plus faible sur la vision stratégique : on le constate dans la diplomatie avec la Chine et la Russie. Au point d’effacer son ministre des Affaires étrangères ? Depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, la politique étrangère est faite par lui, à l’Elysée. Ni le ministre des Affaires étrangères, ni ses conseillers proches ne sont finalement décisifs. C’est une politique personnelle qui est menée. Cela contraste-t-il avec son prédécesseur ? Oui, Nicolas Sarkozy s’est choisi un ministre des Affaires étrangères qui ne lui fait pas d’ombre. Sous Jacques Chirac, pendant la cohabitation, Hubert Védrine avait pour tâche d’être un intermédiaire PRIX ÉLIE WIESEL ■ Nicolas Sarkozy a reçu, hier soir dans un grand restaurant de New York, le prix humanitaire de la fondation Elie Wiesel qui récompense « des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice ». Ce prix spécial a été décerné au chef de l’Etat devant 800invités en reconnaissance de son action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l’Afghanistan et les pays africains. PRIX MONDIAL DE L’HOMME DE L’ANNÉE ■ Cette récompense devait être remise aujourd’hui à Nicolas Sarkozy par l’ONG américaine Appeal of Conscience Foundation (fondation Appel à la conscience). Le rabbin Arthur Schneier (à droite), président et fondateur de l’ACF, a fait savoir que le prix avait été décerné à Nicolas Sarkozy, qui « a fait preuve de détermination et de persévérance dès qu’il est apparu dans l’arène internationale, où il s’est attaqué aux défis politiques, sociaux et humanitaires d’aujourd’hui ». Directsoir N°407/Mardi 23 septembre 2008 DOMINIQUE MOÏSI, Chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) « IL MÈNE UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE PERSONNELLE » entre le Président, de droite, et le Premier ministre, de gauche. Pendant le deuxième mandat, on avait un ministre extrêmement présent et fort avec Dominique de Villepin, un ministre plus discret mais hautement compétent avec Michel Barnier, et un ministre avec des qualités purement politiques, Philippe Douste-Blazy. Quels sont les dossiers qui ont ramené la France au cœur de la scène internationale ? Il y a plusieurs bonnes notes depuis un an : le compromis de Lisbonne a permis de relancer la machine institutionnelle européenne, et ce malgré le « non » irlandais. Il existe également une relation totalement confortée avec les Etats-Unis, un ton beaucoup plus dur à l’égard de l’Iran, une position plus équilibrée entre Israéliens et monde arabe, et l’ouverture à la Syrie, même si elle reste ambiguë. Y a-t-il des échecs en matière de politique internationale ? Le plus notable reste pour moi la relation avec la Chine et tout ce qui a précédé les Jeux olympiques. Le président de la République a été dans l’incapacité de construire une politique équilibrée entre les droits de l’homme et les affaires. Il s’est assis entre deux chaises, comme le veut l’expression. En se rendant à la cérémonie, le chef de l’Etat a « avalé son AP/APPEAL OF CONSCIENCE FOUNDATION/D. KARP chapeau » au regard des propos qu’il avait tenus avant. On peut réellement parler d’échec. Dans une moindre mesure, l’intervention de Nicolas Sarkozy en tant que médiateur dans le Caucase est une réussite, mais pour trouver cet accord, il a dû céder beaucoup de terrain aux ambitions russes. Le projet de l’Union méditerranéenne est-il un échec ? C’est globalement un succès, mais largement vidé de son contenu, parce que le projet a été mal lancé au début et qu’il a pâti de l’opposition de l’Allemagne. Nous sommes passés de l’Union de la Méditerranée avec cette dimension géographique à l’Union pour la Méditerranée, qui est un concept beaucoup plus viable. Sentez-vous que le terrain de la politique étrangère lui plaît ? Il découvre, comme tous les présidents de la République avant lui, que premièrement la politique étrangère est passionnante, et deuxièmement que l’on éprouve plus de satisfaction à négocier avec les grands de ce monde qu’avec son propre camp, les syndicats, l’opposition et l’opinion publique. En fait, la politique étrangère a sans doute contribué à remonter sa cote de popularité. Sarkozy le politicien et Sarkozy le diplomate se retrouvent, puisque le diplomate est au service de la popularité du politicien. Le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, au parlement européen, à Strasbourg, le 10 juillet dernier. J. ERNST/REUTERS PRIX ANTI-DEFAMATION LEAGUE ■ En raison d’un agenda chargé, le président de la République n’a pas reçu ce prix en mains propres. L’Anti-Defamation League est une association fondée par l’organisation B’nai B’rith aux Etats-Unis, dont le but premier était de combattre la diffamation contre la communauté juive. Par la suite, elle a élargi son champ d’action à la défense de la justice et d’un traitement équitable pour tous.



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