Direct Soir n°407 23 sep 2008
Direct Soir n°407 23 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°407 de 23 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE La nuit dernière, à l’occasion de la 63 e Assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy plaidait la cause du continent africain. NICOLAS SARKOZY Un an jour pour jour après sa première intervention, Nicolas Sarkozy s’exprimera aujourd’hui devant plus de 120chefs d’Etat et de gouvernement réunis dans le célèbre immeuble de verre de New York. La 63 e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte la semaine dernière dans un climat tendu. Les dirigeants réunis au siège de l’ONU prendront tour à tour la parole dans le prestigieux hémicycle et ont multiplié depuis hier les rencontres bilatérales pour aborder – et si possible régler – les sujets diplomatiques les plus tendus du moment. Au premier chef : la Géorgie, l’Iran, le Proche-Orient et le Darfour. Et la liste des rendez-vous est révélatrice. Ainsi Mahmoud Ahmadinejad, qui a demandé à plusieurs reprises à rencontrer Nicolas Sarkozy, s’est-il vu opposer une fin de nonrecevoir, ses déclarations relatives à la destruction espérée d’Israël n’étant guère propices à l’ouverture des discussions. De même pour le président russe Dmitri Medvedev, avec qui des négociations extrêmement délicates sont en cours, et qui empruntent des voies plus discrètes et feutrées que la grand-messe diplomatique que constitue l’Assemblée générale de l’ONU. En revanche, le chef de l’Etat devait rencontrer pour la première fois aujourd’hui le nouveau président pakistanais Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto, élu le 6septembre à la succession de Pervez Musharraf. Sans doute les deux hommes aborderont-ils le problème de la poussée islamiste dans la Directsoir N°407/Mardi 23 septembre 2008 LA VOIX DE L’UNION EUROPÉENNE À L’ONU Après son intervention cette nuit devant l’Assemblée générale de l’ONU portant sur le continent africain, Nicolas Sarkozy remonte à la tribune ce soir. Son discours est très attendu puisque la France assure la présidence de l’Union européenne et que le locataire de l’Elysée a imprimé à la politique étrangère hexagonale un rythme nouveau. région et les liens supposés avec la nébuleuse al-Qaida. LA CRISE FINANCIÈRE De l’avis de nombreux analystes, cette 63 e session sera surtout marquée par deux discours importants. Celui du président des Etats-Unis, George W. Bush, dont le mandat s’achève le 19 janvier. Mais aussi celui de Nicolas Sarkozy. Président en exercice de l’Union européenne et principal négociateur dans l’accord de paix russo-
www.directsoir.net géorgien, le président de la République s’est en effet positionné au cœur du jeu diplomatique international.Au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels, liés peu ou prou à la « realpolitik », la crise financière naissante, depuis la faillite la semaine dernière de la banque d’affaires Lehman Brothers, est au centre de toutes les préoccupations. Et tous redoutent un éventuel effet domino, même si l’intervention massive de l’Etat fédéral américain pour sécuriser le système a provisoirement tempéré les élans de panique. Nicolas Sarkozy devrait aborder cette question sur laquelle il est très attendu. Hier déjà, le chef de l’Etat rencontrait en marge du sommet le responsable de la Réserve fédérale américaine, Timothy Geithner, pour évoquer la crise financière et lui permettre d’affiner son analyse. Comme l’année dernière, il devrait appeler aujourd’hui « à la moralisation du capitalisme financier », critiquant comme il l’a déjà fait les excès de la spéculation. Hier soir déjà, lors de la remise du prix Elie Wiesel, il a plaidé pour une plus grande transparence du système, et l’identification et la sanction des responsables. Pour Dominique Moïsi, chercheur à l’Ifri (lire interview page 6), les propos du chef de l’Etat devraient être axés « sur la nécessité d’un interventionnisme étatique en économie de manière préventive et non curative ». Toutefois, Nicolas Sarkozy devra prendre garde à ne pas froisser ses voisins européens car selon un proche, « le sujet ne se traite pas sur la place publique mais plutôt dans la discrétion des coulisses ». L’Elysée souligne que « le Président ne parlera pas pour la France mais pour les Vingt-Sept et devra refléter un consensus européen ». Une façon de dire qu’à la tribune de New York, Nicolas Sarkozy ne devrait pas révolutionner le système. Quitte à proposer jeudi, au cours de son discours prévu à Toulon (Var), des propositions plus audacieuses, mais n’engageant que la France. PORTE-PAROLE DES VINGT-SEPT C’est surtout en tant que président en exercice de l’Union européenne que le chef de l’Etat est attendu. Devant ses homologues, il devrait défendre encore une fois la position des Vingt-Sept sur le dossier géorgien, sur lequel il est apparu en première ligne des négociations et avec lequel il a l’occasion de donner de la consistance à une diplomatie européenne qui peine à montrer son visage et son efficacité depuis des années.Toujours dans le cadre de cette présidence, le chef de l’Etat devrait répéter l’implication de l’Union européenne dans la lutte contre le réchauffement climatique, LA FRANCE EST DE « RETOUR SUR LA SCÈNE EUROPÉENNE » DOMINIQUE MOÏSI et montrer que les Etats membres peuvent être moteurs en matière de négociations mondiales contre les gaz à effet de serre. Hier, lors d’une réunion axée sur le développement du continent africain, Nicolas Sarkozy a répété que l’aide publique au développement était une priorité pour l’UE. Il a réaffirmé à cette occasion « l’intérêt stratégique que représente pour la France et l’Europe l’aide à un continent de 850 millions d’habitants aux portes de l’Union européenne ». Les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui consistent à réduire de moitié la grande pauvreté d’ici à 2015, mais souvent oubliés, ont été rappelés il y a deux semaines par le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet. Celui-ci a marqué à ce propos l’engagement de la France et de l’Europe en matière de lutte contre la pauvreté, malgré la hausse vertigineuse des prix alimentaires et énergétiques. EN COUVERTURE 5 Le chef de l’Etat, en compagnie de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, s’est vu remettre hier soir à New York le prix humanitaire de la fondation Elie Wiesel. OBJECTIF : RASSEMBLER Sur un certain nombre de points, qui ne provoquent pas encore l’unanimité au sein des Vingt-Sept, Nicolas Sarkozy devrait veiller à ne pas laisser apparaître une Europe affaiblie par un manque d’unité.Tel est par exemple le cas du dossier soudanais. Si la France souhaite la suspension des poursuites intentées par la Cour pénale internationale à l’encontre du président soudanais Omar al-Bachir, ses voisins européens ne défendent pas la même position. De même pour la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, sur laquelle l’Union européenne connaît des divergences, alors que l’Italie et l’Allemagne briguent toutes les deux un siège permanent au Conseil de FOCUS LUDOVIC/REA ■ Il est considéré comme l’hommeorchestre de la diplomatie élyséenne. A 62 ans, Jean-David Levitte, « sherpa » du chef de l’Etat, est de tous les dossiers diplomatiques, surtout les plus délicats. A l’intérieur du sérail feutré du Quai d’Orsay, son influence sur les Affaires étrangères de la France fait parfois grincer des dents. Titulaire d’une licence de droit puis diplômé de l’Institut d’études politique de Paris, Jean-David Levitte a été représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève avant de devenir le conseiller diplomatique de Jacques Chirac, sécurité. Tribune de prestige, l’Assemblée générale de l’ONU est aussi une réunion à hauts risques. Chausse-trapes et pièges y abondent et exigent de la part des orateurs une forte habilité diplomatique, faite d’idéalisme et de pragmatisme. Mais aussi le goût de la joute. Nul doute que Nicolas Sarkozy apprécie ce type d’exercice. Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de l’Élysée L’indispensable « sherpa » du Président de 1995 à 2000. Ambassadeur de France à Washington en 2002 après un crochet par la Maison de verre à New York, il contribue au réchauffement des relations francoaméricaines en 2003 après l’opposition de Jacques Chirac à la guerre en Irak. Surnommé « diplomator », il est appelé le 16 mai 2007 par Nicolas Sarkozy, au moment de son élection, pour devenir son conseiller diplomatique. Il prend alors la direction du nouveau Conseil de la sécurité nationale, créé sur le modèle existant déjà aux Etats- Unis.



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