Direct Soir n°405 19 sep 2008
Direct Soir n°405 19 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°405 de 19 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Madonna remplit le Stade de France

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 EN COUVERTURE Madonna en vamp sur la scène du Stade olympique de Rome, lors d’un concert le 6 septembre dernier. MADONNA LA REINE DE LA POP Madonna enchante, et Madonna agace. Madonna surprend et lasse. Mais quelles que soient les raisons, Madonna fait parler d’elle, et c’est là l’essentiel. A la veille des deux étapes parisiennes de sa nouvelle tournée, un constat s’impose : la native de Bay City, dans le Michigan, règne toujours sur la pop, et semble, à cinquante ans, encore loin d’être détrônée. Désignée artiste féminine la plus populaire de tous les temps par le Guinness Book, elle est aussi la chanteuse la mieux rémunérée de toute l’industrie musicale, selon le classement établi en février dernier par le magazine Forbes. Entre juin 2006 et juin 2007, elle aurait accumulé la bagatelle de 72 millions de dollars. LES TOURNÉES DE LA PATRONNE Avec la crise du marché du disque, les artistes tirent désormais la majeure partie de leurs revenus des bénéfices de leurs concerts, et non plus des ventes d’albums. Une donnée qui ne pouvait que conforter la position de Madonna en tête du hit-parade des interprètes les mieux payés. Car la star américaine, au fil de ses vingt-cinq années de carrière, s’est fait une spécialité des tournées mondiales pharaoniques, avec lesquelles elle écume les stades des cinq continents. La précédente, baptisée « Confession Tour », avait ainsi généré 260 millions de dollars de recettes, soit la campagne la plus lucrative de l’histoire pour une artiste féminine. Avec le « Sticky and Sweet Tour » de cette année, la madone entend bien dépasser son propre record. Pour parvenir à mobiliser le public, la recette reste inchangée depuis les années 1980. Un show toujours plus démesuré, un référentiel toujours aussi délibérément sulfureux, et la traditionnelle dose de provocation dont elle a fait sa marque de fabrique. Le fait que la superstar ait fêté son cinquantième anniversaire Directsoir N°405/Vendredi 19 septembre 2008 L’autoproclamée « reine de la pop », qui vient de fêter son cinquantième anniversaire, n’est pas prête d’abdiquer. Entre pages Culture et rubriques People, elle est omniprésente dans les médias. Tandis que son « Sticky and Sweet Tour » fait escale sur la scène du Stade de France pour deux concerts ce week-end, son premier long-métrage est sorti sur les écrans français cette semaine. le mois dernier n’altère en rien l’adhésion du public à cette formule éprouvée. Au contraire, les fans s’enthousiasment de la trouver plus affûtée que jamais et dans une forme physique que beaucoup de rivales à peine majeures pourraient lui envier. Même le fait que cette tournée vienne soutenir un dernier album accueilli pour le moins fraîchement par la critique ne parvient pas à éroder l’engouement populaire. LE BUZZ ET L’ODEUR Le filon semble pourtant usé. La « reine de la pop » a beau avoir préservé sa plastique avantageuse, le poids des années commence à altérer l’impact de son image
www.directsoir.net outrancièrement érotique. Et le parfum de scandale qui émanait d’une chanson comme Like a Virgin a désormais des relents de naphtaline. L’évolution des mœurs est passée par là, et ses postures explicites ne choquent plus que les derniers des puritains. Il est loin le temps où Yves Mourousi relayait dans le journal télévisé de 13h la dernière frasque de Madonna, qui avait jeté sa culotte dans la foule lors d’un concert. Désormais, pour susciter le bouche à oreille, mademoiselle Ciccone orchestre des mises en scène à la spontanéité toute relative, comme lors du fameux baiser langoureux à valeur d’adoubement échangé avec Britney Spears. Dans sa tournée actuelle, elle semble même s’être laissé prendre au piège de la surenchère. La chanson Get Stupid est illustrée sur les écrans géants par un clip d’un goût plus que douteux. Le portrait du candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, John McCain, y côtoie ceux d’illustres dictateurs aussi raffinés qu’Adolf Hitler ou Robert Mugabe. Repères MUSIQUE ■ C’est en 1982 que Madonna fait ses débuts en solo, à la suite de quelques tentatives avec des groupes plus ou moins confidentiels. Après un premier album sobrement baptisé Madonna en 1983, la consécration intervient l’année suivante avec le disque Like a prayer, qui s’écoule à 21 millions d’exemplaires. Aujourd’hui, après 25 ans de carrière et 200 millions d’albums vendus, elle vient de sortir son dixième disque studio, Hard Candy. DR UN CONTRAT QUI DONNE LE TOURNIS A observer des artistes vieillir en continuant à camper le personnage auquel le public s’est attaché, on craint toujours de les voir sombrer dans la caricature. Mais cette appréhension ne semble pas partagée par tous. En ce qui concerne Madonna, la question ne semble en tout cas pas d’actualité pour le mastodonte du show-biz, Live Nation. La société a, en effet, réalisé l’an dernier un très gros coup en débauchant la chanteuse aux 200 millions d’albums vendus. A l’origine spécialisée dans l’organisation de concerts, Live Nation s’est peu à peu diversifiée dans l’industrie musicale, pour constituer aujourd’hui un géant présent à tous les échelons, de la gestion des artistes et de leurs droits commerciaux aux salles de spectacle, en passant par la billeterie, les produits dérivés ou la promotion des disques. Redoutable femme d’affaires, l’Américaine, qui était restée fidèle depuis ses débuts à sa maison de disques Warner, a négocié son transfert contre la modique somme de 120 millions de dollars. C’est ce qui s’appelle savoir monnayer ses talents. En échange, la compagnie a obtenu un « contrat à 360° », qui lui garantit de produire les trois prochains opus de la « Material Girl » et les concerts qui suivront, ainsi que de gérer ses contrats publicitaires, son fan-club et son merchandising. HORS PISTE Madonna a toujours voulu percer dans le 7 e art, mais ses incursions sur grand écran ont rarement été saluées par la critique. Sans doute influencée par son mari, Guy Ritchie, réalisateur entre autres d’Arnaques, EN COUVERTURE 7 La star pose avec Eugene Hutz, acteur de son film Obscénité et vertu, au 58 e Festival du film de Berlin. CINÉMA ELLE A FAIT DE SON PRÉNOM UNE MARQUE MONDIALEMENT CONNUE. crimes et botanique ou de Snatch, elle s’est essayé à la réalisation. Son Obscénité et vertu, récit très autobiographique, est sorti dans les salles françaises, mercredi. Malheureusement pour celle qui a incarné Evita Peron, la tentative ne semble pas plus couronnée de succès que ses apparitions devant la caméra. Les errements philosophico-burlesques des trois colocataires, qui vivent de petits boulots plus ou ■ Malgré de multiples tentatives, Madonna n’a pas connu dans le 7 e art un succès similaire à celui qu’elle a rencontré dans la chanson. Son premier grand rôle intervient en 1985, dans Recherche Susan désespérément (photo). Par la suite, elle sera en haut de l’affiche dans Who’s that girl ? (1987), Dick Tracy (1990) et surtout Evita (1994). Elle a également fait des apparitions dans des films de grands réalisateurs comme Woody Allen ou Abel Ferrara, ainsi que de son mari Guy Ritchie. LFI/ABACAPRESS.COM R. YOUNG/REX FEA/SIPA FAMILLE moins dégradants, n’ont pas emballé les chroniqueurs de cinéma, qui attendaient un peu la chanteuse au coin du bois. Certes, il s’agira sans doute, pour l’apprentie-réalisatrice, d’un revers personnel. Mais l’exercice relève plus du loisir de petite fille riche que d’une velléité de nouvelle carrière. Sa notoriété n’est plus à construire, pas même à consolider. Le plus grand pari de Madonna est déjà gagné. Elle a réussi à faire de son prénom une marque mondialement reconnue. Si bien que plus personne ne se pose encore la question : « Who’s That Girl ? ». ■ En 1985, à l’aube de sa carrière, elle épouse l’acteur Sean Penn, dont elle divorce après quatre ans. En octobre 1996, elle donne naissance à son premier enfant, une fille prénommée Lourdes Maria. Trois ans plus tard, elle entame une relation avec le réalisateur anglais Guy Ritchie, qu’elle épouse l’année suivante, quelques mois après avoir accouché de son fils, baptisé Rocco. La famille s’est ensuite agrandie en 2006, avec l’adoption, dans des conditions rocambolesques, d’un garçon de treize mois originaire du Malawi, David.



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