Direct Soir n°405 19 sep 2008
Direct Soir n°405 19 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°405 de 19 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Madonna remplit le Stade de France

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 CULTURE JOURNÉES DU PATRIMOINE L’héritage français a de l’avenir Placées cette année sous le sceau de la thématique patrimoine et création, les Journées européennes du patrimoine font rimer passé et futur. Le Balloon Dog de Jeff Koons au Château de Versailles. Jan Fabre au Louvre, et maintenant Jeff Koons au Château de Versailles : les hauts lieux de la culture inaugurent l’édition de cette année des Journées européennes du patrimoine. Car pour son quart de siècle, les maîtres mots de cet événement seront renouveau et réalisations. Reflet de la volonté de l’Etat de participer à l’enrichissement de son héritage patrimonial, le ministère de la Culture s’engage dans une politique de créations. « Dès qu’il y a création, il y a patrimoine », explique l’artiste plasticien Claude Lévêque, « le patrimoine, c’est la connaissance, les acquis. Il s’agit du témoignage dans tous les arts qu’il s’agisse de l’architecture, de la danse, des arts visuels… » Ce sont donc On a testé… DÎNER SUR LA SEINE tous les arts, de la peinture au théâtre, en passant par la danse ou la musique, qui sont invités à investir les sites et les monuments nationaux.Avec près de 21000 animations en France, les visiteurs auront l’embarras du choix pour découvrir créations in situ, spectacles ou visites guidées dans les plus beaux bâtiments du pays. Sans oublier les établissements qui ouvrent leurs portes uniquement lors de ce weekend, occasion de voir les joyaux de notre patrimoine architectural, ou pourquoi pas celui de nos voisins, puisque cette opération a lieu dans quarante-huit autres pays. Journées européennes du patrimoine, les 20 et 21 septembre, programme sur www.journeesdupatrimoine.culture.fr. ■ Amarrée au port de la Rapée, cette ancienne barge pétrolière vous propose un dîner sur l’eau aux saveurs méditerranéennes. On passe le ponton du Café Barge comme si l’on partait en voyage. A l’intérieur, ce restaurant nous surprend encore avec sa décoration « pop » originale : lustres, tables argentées et sièges en vinyle rouge ! Dans les assiettes, des produits du sud de la France et un beau choix de poissons selon l’arrivage. Pour notre part, on a testé et aimé la tatin de tomates caramélisées au chèvre, les lasagnes de canard au foie gras et l’impeccable mi-cuit au chocolat ! Menu entrée-plat-dessert à 44 €. Le Café Barge, 5, port de la Rapée, Paris 12 e (01 40 02 09 09). R. GAILLARDE/GAMMA/EYEDEA PRESSE DR FESTIVAL Levers de rideaux dans les rues ■ Originalité et extravagance sont les leitmotive du Festival des arts dans la rue de Châtillon, qui fête cette année sa onzième édition. Ballet sur rollers, road movie royal, orchestre de rue dit « chic et déjanté », parades de volatiles, les compagnies ne manquent ni d’audace, ni d’imagination. Pendant deux jours, vingt spectacles, dont six nouvelles créations, investissent les rues de Châtillon. Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges. Folies et fantaisies, samedi 20 et dimanche 21 septembre, gratuit, www.theatrachatillon.com. Les balcons bavards par le Samu, Section artistico-musicale d’urgence. BD Un amour couleur azur Directsoir N°405/Vendredi 19 septembre 2008 M. DOLLÉANS ■ Souffrant de maux de dos, un jeune homme va nager à la piscine. Là-bas, il fait la connaissance d’une jeune femme qui l’aidait à progresser. Se retrouvant tacitement d’abord, puis explicitement chaque semaine, les deux jeunes gens apprennent à se connaître. Deuxième album de Bastien Vivès, Le goût du chlore illustre, à travers ses cases bleu pastel, le songe d’un amour possible. Le goût du chlore, Bastien Vivès, KSTR, 13,75 €. DR DR LIVRE Bramly évente les complots ■ Toute histoire possède ses secrets. Serge Bramly propose de dévoiler ceux qui ont noué la trame des trois dernières décennies. Le premier principe, le second principe suit les pas d’un paparazzi, d’une princesse et d’un premier ministre, dont les destins vont se rejoindre brusquement. Le début du roman, époustouflant, affadit presque le reste du livre. Auteur de La danse du loup (Prix des libraires) et de L’itinéraire du fou (Prix Del Duca), Serge Bramly livre un récit remarquablement documenté. Fondé sur la théorie du complot, l’ouvrage plonge le lecteur au cœur de l’univers du renseignement. Le premier principe, le second principe, Serge Bramly, Jean-Claude Lattès, 22 €. ART La vraie nature de la ville ■ L’espace urbain change ; l’information, la communication, la technologie y sont omniprésentes. Le comportement de l’homme doit s’adapter de fait. Art grandeur nature propose de refléter ces nouvelles préoccupations. Six projets artistiques participent à cette neuvième Biennale d’art contemporain en Seine-Saint- Denis. Sur le thème « Vivre la ville aujourd’hui », installations, œuvres vidéo et sonores invitent le visiteur à voir la ville sous son nouveau jour. Art grandeur nature, 9 e Biennale d’art contemporain en Seine-Saint-Denis, Du 20 septembre au 23 novembre, www.art-grandeur-nature.com.
www.directsoir.net CINÉMA Encore un coup de foudre ★★★★★ Peter Hedges orchestre la rencontre entre SteveCarell et Juliette Binoche dans une comédie romantique peu originale. Coup de foudre à Rhode Island possédait tous les ingrédients nécessaires pour réussir à l’écran une énième rencontre amoureuse. SteveCarell, valeur montante d’Hollywood en matière d’humour, transformé en veuf et papa poule de trois adolescentes difficiles, aurait pu donner du ressort à cette histoire d’amour assez banale. En face, Juliette Binoche, avec son accent français délicieux, son visage d’ange et son énergie, avait les moyens d’apporter de la crédibilité à cette rencontre incongrue au milieu d’une librairie. En marge, l’idée de la famille nombreuse, particulièrement envahissante, était susceptible de faire une trame de fond touchante. Pourtant, Coup de foudre à Rhode Island a du mal à convaincre le spectateur. Fauché et névrosé Avec son premier film, « Frownland », Ronald Bronstein rend hommage à l’esprit underground d’un John Cassavetes ou d’une Barbara Loden (« Wanda »). ■ Récompensé par plusieurs prix, Frownland a été salué par la critique américaine comme un retour à l’esprit du cinéma indépendant des années 1960 et 1970. Soit un cinéma fauché, improvisé et sans vedettes qui compense son manque de moyens par l’énergie et la spontanéité. Tourné en 16 mm, ce premier film de Ronald Bronstein répond parfaitement à ces critères. On y suit le quotidien de Keith Sontag, un marginal du Queens (un quartier de New york) à la fois dyslexique, asocial et hystérique pour qui toute communication avec le monde extérieur est une bataille. Ce désastre ambulant en révulsera certains, et suscitera de l’empathie chez les autres. La prestation de l’acteur Dore Mann, jouant une sorte de Woody Allen encore plus névrosé que l’original, est indiscutable. Grâce à lui, ce portrait de loser pathétique, tour à tour Lorsque Dan (SteveCarell), qui a renoncé à l’amour, rencontre Marie (Juliette Binoche), leur coup de foudre est attendu, autant que l’élément perturbateur qui vient ruiner leur possible histoire d’amour. Marie s’avère être la nouvelle petite amie du frère de Dan. Contraint à cohabiter le temps d’un week-end en famille, le « couple » enchaîne les quiproquos, les gênes et les frustrations donnant lieu à quelques scènes cocasses réussies. Mais le mélange des genres comique et romantique, que Peter Hedges avait magnifiquement réussi dans le scénario de Pour un garçon, ne fonctionne pas ici. Coup de Foudre à Rhode Island ne fait ni franchement rire, ni vraiment pleurer. Dommage. Coup de foudre à Rhode Island, de Peter Hedges, en salles. Dore Mannjoue un marginal de New York.comique et tragique, prend vie malgré une trame narrative aussi mince que le budget du film. Frownland, de Ronald Bronstein, en salles mercredi. P.GRISE/DISTRIBUTION CULTURE 13 SteveCarell, alias Dan dans Coup de Foudre à Rhode Island, est également à l’affiche du dernier film de Peter Segal, Max la Menace. Dan (SteveCarell) et Marie (Juliette Binoche) : un coup de foudre qui tombe à plat.



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