Direct Soir n°4 9 jun 2006
Direct Soir n°4 9 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de 9 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Carla Bruni la dame de coeur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 9 juin 2006 6 L’ACTU FRANCE SIDA/MIEUX VAUT PRÉVENIR… Même si le virus a cessé de gagner du terrain de manière globale, les campagnes de prévention demeurent essentielles. Trois nouveaux spots TV sont attendus en France. Pour la première fois en vingtcinq ans, l’épidémie de sida se stabilise. C’est un signe d’espoir. Elle avait atteint un pic dans les années 1990. Depuis, le monde a marqué des points dans la lutte contre le VIH grâce aux efforts de financement et d’accès aux traitements. Malgré ce diagnostic global positif, les situations sont très diverses selon les pays. Après l’Afrique, c’est l’Asie qui est frappée de plein fouet. Les chiffres explosent en Chine, en Indonésie et au Vietnam. Et c’est en Inde que les séropositifs sont désormais les plus nombreux. Dans les pays occidentaux, le nombre de décès est en revanche relativement bas. Notamment grâce au recours généralisé aux antiviraux. Cette tendance est encourageante. Malgré tout, l’Onusida en appelle à la vigilance. Il faut poursuivre et accroître – en particulier dans les pays en voie de développement – les efforts de prévention. Les pays les plus affectés communiquent trop peu autour de la maladie, par manque de moyens mais aussi pour raisons culturelles. En Inde, une campagne a enfin été lancée pour inciter les femmes à parler de questions liées à la sexualité. Une révolution. En Occident, les responsables font face à un autre problème. « Aujourd’hui, les gens vivent avec l’idée fausse qu’on ne meurt plus du sida grâce aux traitements », alerte Philippe Lamoureux, président de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). M. FREEMAN/CORBIS, N. ANTONELLO/GAMMA, F. GUILLOT/AFP, J. LEYNSE/REA Repères OVNI… Origine du virus non identifiée, c’est tout ce que l’on peut dire au début des années 80. Au CHU de Los Angeles, le docteur Gottlieb identifie trois cas pathologiques similaires, atteints d’une quantité très basse de lymphocytes T4. Répercutée dans tous les USA, la nouvelle permet de recenser d’autres patients décédés des mêmes causes. Fin 1981, les premières études montrent que cette affection jusque-là inconnue se transmet par voie sexuelle et sanguine. A défaut d’avancée médicale, on trouve une dénomination à ce nouveau fléau : les Américains l’appelleront AIDS, les Français SIDA (Syndrome d’immuno-déficience acquise). C’est dans ce contexte que l’Institut prévoit de lancer de nouvelles campagnes d’information dimanche prochain. Cette année, la traditionnelle campagne avant-été de l’INPES est orientée vers la lutte contre l’exclusion des malades. « Ce thème a été choisi parce qu’on a le sentiment qu’il y a un regard moins ouvert sur les personnes atteintes du sida et parce qu’il répond à une forte demande des associations et des malades », explique Philippe Lamoureux. Fin L’année 1983 marque la première avancée médicale. A l’Institut Pasteur, le professeur Montagné parvient à isoler l’agent responsable du sida. Il dépose un brevet de dépistage. Mais la nature même du virus, sexuellement transmissible, sa découverte dans la communauté homosexuelle ou toxicomane pousse à la discrimination. Les hommes politiques mettent du temps à réagir, quand ils ne sèment pas eux-mêmes le trouble dans les esprits, à l’image d’un Le Pen en 1987 : « les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l’équilibre de la Nation ». L’affaire du sang contaminé, en 1985, illustre l’opacité qui entoure la prise en compte du virus par les autorités. 2005, une enquête a en effet montré une légère augmentation des actes d’exclusion. C’est au sein des communautés, notamment les homosexuels et les migrants, que l’exclusion est la plus forte. C’est elles qui sont ciblées dans les trois spots TV de l’INPES. Au côté de ce thème, l’Institut poursuit la prévention. Le message est triple : « Le sida est une maladie mortelle. Mettez des préservatifs. Faites-vous dépister », conclut Philippe Lamoureux. Loin d’être une maladie « honteuse », le monde entier découvre que personne n’est à l’abri de ce fléau. En 1985, l’acteur Rock Hudson annonce qu’il est porteur du virus, et décède la même année. Les associations de prévention et d’accompagnement se créent. C’est en 1984 que voit le jour en France la première association de lutte contre le sida. La publicité sur les préservatifs fait son appartition dans les pays occidentaux. Les slogans visent tout le monde. En 1987, première campagne télé française : « Le sida, il ne passera pas par moi ». L’OMS proclame en 1988 la première Journée mondiale de lutte contre le sida, dont l’impact grandit d’année en année. EN COUV. L’exclu Directsoir Le sida en France Entre le pic de 1994 et 2005, le nombre de décès annuel est passé de 4 208 à 212 et le nombre de personnes contaminées de 5 774 à 671. www.directsoir.net Naissance d’un tueur Le temps de la peur La société civile réagit Danger permanent Bérengère de Termont, Xavier Fornerod En 1997, le nombre de décès liés au sida baisse pour la première fois depuis 1981. L’espoir grandit à mesure que les traitements se développent : l’AZT est commercialisé en 1987 ; suivront les trithérapies et, en 2002, le Fuzeon. Dans les pays occidentaux, la prise en compte des malades s’améliore. Des associations comme Act Up luttent efficacement contre les préjugés liés aux communautés homosexuelles. Mais l’embellie est relative. Les foyers de contamination se multiplient et gagnent tous les continents.Alors que l’Asie voit se multiplier les cas, l’Afrique (2 700 000 nouveaux cas en 2005), où l’incurie des autorités expose la population, reste le principal foyer du virus. F. DURAND/SIPA
ARTCURIAL www.directsoir.net DANS LES KIOSQUES L’Egoïste sait se faire attendre. Après quatre ans d’absence, le magazine revient avec des clichés de photographes prestigieux. Même les publicités sont de véritables œuvres d’art. C’estdit « C’est idiot de parler de rupture. Il faut faire de la politique différemment. » Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense « Quand Ségolène Royal lance sa campagne sur l’insécurité et la critique des 35 heures, ça lui fait un point commun avec Nicolas Sarkozy, pas avec moi. » Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR « Une femme non mariée, mère de quatre enfants, qui arriverait à l’Elysée, ce serait une révolution cuturelle pour la France ! » Daniel Cohn-Bendit, coprésident des Verts au Parlement européen Carole Tolila, Laure Delmoly, Thomas Liard, Anne Deverre SAURA PASCAL/SIPA BAC LES CONSEILS ANTISTRESS Le compte à rebours a commencé. A trois jours de l’épreuve fatidique, bacheliers et bachelières, voici quelques conseils. Tout d’abord, détendez- vous ! L’heure n’est plus au bachotage, mais à la préparation physique et mentale. Sortez, faites un peu de sport, profitez du soleil, écoutez de la musique et dormez. Un objectif : se destresser. Et pour y voir plus clair, faites le ménage dans votre tête mais aussi dans vos fiches et vos cahiers. Ce classement vous aidera à Les sites à consulter Vos questions ne resteront pas sans réponses grâce au forum des cyberpapy. Les grandsparents aident gratuitement les plus jeunes. www.cyberpapy.com FORMULE 1 ALAIN PROST SE LANCE DANS LA VENTE h Le quadruple champion du monde de Formule 1 a décidé de mettre en vente la voiture avec laquelle il a remporté son dernier titre en 1993. Alain Prost l’avait acquise à l’époque car il « s’agissait de la F1 embarquant le plus de technologie de l’histoire ». lestaujourd’hui el iséedepuis, Achetéetrèscher, ljamaisuti 640 500 candidats structurer votre esprit et à faire le point sur vos connaissances, vos lacunes et vos atouts. Soyez stratégique, misez sur vos matières préférées. Et plutôt que de revoir tous vos cours, préférez les annales corrigées pour acquérir des réflexes méthodologiques. Enfin, appréhendez votre peur, oubliez les médicaments et répétez-vous que ce n’est qu’une étape de plus dans la vie. Restez calme, car de toute façon vous serez 530 000 à l’obtenir. Allez, courage ! Que faire si le jour du bac vous arrivez en retard ? Ou pire, si vous tombez malade ? Toutes les réponses sont sur ce site ! www.lesfichesdubac.com Tous les conseils pour réussir votre examen mais aussi tous les bons plans étudiants. Car il y a une vie après le bac ! www.studyrama.com Trucs et astuces pour réussir. A noter également, une liste de citations réutilisable dans vos dissertations. www.philagora.com EN COUV. FRANCE SÉCU : ON S’ENLISE La branche vieillesse 1 voit son déficit se creuser avec 2,2 milliards d’euros. Au total, le trou de la Sécurité sociale devrait atteindre 10,3 milliards d’euros en 2006, contre 8,9 prévus par le gouvernement, selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La branche maladie 2 atteindrait un déficit de 6,3 milliards d’euros. La baisse des dépenses et la hausse des recettes n’ont pas suffi à combler le trou. Pourtant, Jacques Chirac a assuré hier que « l’objectif de retour à l’équilibre fin 2007 de l’assurance maladie sera tenu ». Le déficit de la branche 3 famille de la Sécu atteindrait les 2,2 milliards d'euros en 2006. Selon Nicole Prud’homme, présidente de la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), la cause n’est pas structurelle. C'est la prestation accueil du jeune enfant qui alourdit la note. Petite lueur d’espoir 4 malgré tout : la branche accident du travail-maladies professionnelles, a réussi à ramener son déficit à 0,2 milliard d’euros. En 2005, elle affichait une perte de 0,4 milliard d’euros. Parmi les grands domaines « dans le rouge », cette branche reste le plus petit déficit de la Sécu. BORDAS/SIPA Directsoir t Vendredi 9 juin 2006 7



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