Direct Soir n°399 11 sep 2008
Direct Soir n°399 11 sep 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°399 de 11 sep 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Benoît XVI, quatre jours en France

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 ÉVÉNEMENT CULTURE Le prince de l’art contemporain à la cour du Roi-Soleil Depuis hier, dix-sept œuvres du plasticien américain Jeff Koons sont exposées au château de Versailles. Jean-Jacques Aillagon, président des lieux, explique à Directsoir les raisons de ce choix artistique controversé. Le Homard de l’artiste américain, Jeff Koons, au Château de Versailles. Comment avez-vous eu l’idée d’exposer Jeff Koons à Versailles ? Cela fait quatre ans que Versailles présente un événement contemporain par an. En réfléchissant au succès de ces « Versailles off », j’ai voulu donner plus d’échos à la formule, en la prolongeant dans la durée et en exposant un seul artiste. Pourquoi Jeff Koons en particulier ? Je pense qu’il était important d’avoir un artiste d’envergure, capable de résister à la notoriété de Versailles. Koons est un des artistes les plus célèbres de la scène internationale contemporaine et pourtant, il n’est pas accessible en France. Aucun musée français, excepté le Frac d’Aquitaine, ne possède une seule de ses œuvres. D’autre part, je suis sensible aux correspondances entre beaucoup de ses œuvres et l’esthétique baroque du château de Versailles. Derrière cette mise en perspective de l’art contemporain dans un cadre aussi prestigieux que Versailles, y a-t-il une volonté de choquer ? Non. Cette exposition n’a rien de choquant, au sens moral du terme. En revanche, je crois à la vertu des chocs visuels quand ils stimulent le regard du visiteur et lui permettent de redécouvrir le patrimoine. Je ne recherche pas le scandale, mais j’aime qu’on se pose des questions. D’après vous, quelle serait la réaction de Louis XIV s’il se réveillait dans ce Versailles investi par Koons ? Je ne veux pas parler à la place des morts. Mais Versailles n’a cessé d’être un laboratoire du goût et des modes, sous Louis XIV, comme sous ses successeurs. Ils ne se sont jamais contentés de vivre dans un décor achevé. S’il n’y avait pas eu la Révolution et les difficultés financières de Louis XVI, l’architecte Gabriel aurait complètement refaçonné Versailles. Je crois donc que Louis XIV aurait aimé. Avez-vous d’autres projets de ce type pour le Château ? La présence de l’art contemporain ne doit pas être une manie systématique. En 2009, nous programmons une exposition consacrée à Louis XIV lui-même, et une autre aux costumes de cour des XVII e et XVIII e siècles. Si l’exposition Koons donne satisfaction au public, nous renouvellerons ce type d’invitation, cette fois-ci avec un artiste français. Jeff Koons Versailles, jusqu’au 14 décembre. Château de Versailles (78), (01 30 84 74 00). BENOIT TESSIER/REUTERS FESTIVAL Quand la ville danse ■ Dix-huit ans : la majorité pour un festival qui n’a cessé d’être plébiscité depuis sa création. Pendant dix jours, la ville de Biarritz place la danse au cœur de l’espace public. Les Halles, le parvis de la gare du Midi, le Colisée, la place Clemenceau, l’esplanade du Casino… accueillent toutes les danses, du ballet au contemporain. Demain, la soirée d’ouverture fêtera le dixième anniversaire de la naissance du Ballet Biarritz et des créations de Thierry Malandain, son directeur. Le temps d’aimer la danse, 18 e édition, du 12 au 21 septembre dans divers lieux, Biarritz, www.letempsdaimer.com. Le Ballet Biarritz. THÉÂTRE De la pluviométrie désertique ■ Après La danse du séquoia, Le naturaliste et Le zootropiste, Patrick Robine, en infatigable voyageur de l’imaginaire, foule à nouveau les planches du Rond-Point pour conter ses histoires sans pareil. Sa Ferme des concombres nous entraîne dans les contrées chimériques qu’il a explorées, de Bamako à Woodstock, de Seattle au Mexique, traversant des déserts arrosés de pluies abondantes… La ferme des concombres, de et avec Patrick Robine, accompagné de Jean-Michel Ribes. Jusqu’au 12 octobre au Théâtre du Rond-Point, Paris 8 e (01 44 95 98 21). Directsoir N°399/Jeudi 11 septembre 2008 J. PALUS B. ENGUERAND CONCERT Miss Kittin, prêtresse techno ■ Si aujourd’hui Miss Kittin est l’une des stars de l’électro française, son nom n’a été longtemps connu que des seuls Genevois et Berlinois, plus curieux de ses productions minimalistes. La sortie de son Live at Sonar, en 2006, a permis au grand public de découvrir son univers au travers de remixes captivants. Logique que le Social club, pour sa première rentrée, invite la Grenobloise, symbole d’une électro tendance. Miss Kittin, demain à 23h au Social Club, 142, rue Montmartre, Paris 2e. EXPOSITION Les oubliés des sixties ■ La galerie Polad-Hardouin ressuscite treize artistes de la nouvelle figuration. Né au début des années 1960, ce mouvement (pendant hexagonal de l’école de Londres à laquelle appartenait Francis Bacon) est tombé dans l’oubli. A mi-chemin entre l’expressionnisme et le mouvement Cobra, les peintres de la nouvelle figuration imprègnent leurs toiles de poésie et remettent la couleur au goût du jour. Nouvelle figuration : acte III, jusqu’au 11 octobre, galerie Polad-Hardouin, 86, rue Quincampoix, Paris 3 e (01 42 71 05 29).
www.directsoir.net CINÉMA De l’autre côté du miroir ★★★★★ « Mirrors » est un nouveau film de genre, avec Kiefer Sutherland, mis en scène par le « Frenchie d’Hollywood », Alexandre Aja. Y’a d’la rumba dans l’air Réalisé par un trio de comédiens issus du théâtre et de l’univers clownesque, « Rumba » est un film insolite, qui invente sa propre esthétique poétique. ■ Si vous êtes réfractaire au rêve, au langage des yeux et des gestes, à la poésie de l’image, n’allez pas voir Rumba. C’est un véritable ovni, qui égrène scènes burlesques, danse et mimes, genres peu utilisés dans le cinéma moderne. Dominique Abel et Fiona Gordon, réalisateurs, sont aussi les deux personnages principaux, instituteurs heureux en amour, qui passent leurs week-ends à courir les concours de danse. La maladresse d’un candidat au suicide (interprété par Bruno Romy, le troisième larron et coréalisateur), les conduit à l’hôpital. Rien ne sera plus jamais comme avant, et les déboires s’enchaînent brutalement. Dans un décor débordant de couleurs, les deux amoureux tentent de se reconstruire, et surtout de préserver leur amour. A mi-chemin Pour un réalisateur français, s’imposer à Hollywood n’est jamais une sinécure. Mathieu Kassovitz, qui vient d’accuser les producteurs de la Fox d’avoir dénaturé son Babylon A.D., peut en témoigner. Son collègue Alexandre Aja semblait, lui, vivre jusque-là le parfait rêve américain. Ce jeune homme, fils d’Alexandre Arcady et boulimique de cinéma depuis sa tendre enfance, avait frappé les esprits en réalisant en 2003 le film d’horreur Haute tension, avant de s’expatrier outre-Atlantique pour signer le succès La colline a des yeux, remake d’un classique de Wes Craven. Son début de carrière tonitruant vient cependant de subir un échec avec Mirrors, un nouveau film de genre basé sur l’utilisation de miroirs hantés. Le longmétrage, pourtant orienté grand public, a fait un nombre d’entrées décevant aux Etats-Unis et a subi les foudres – pas toutes justifiées – de la presse locale. L’histoire d’un veilleur de nuit (Kiefer Sutherland), ex-flic déprimé et alcoolique qui va tenter de se racheter en sauvant sa famille, multiplie certes les stéréotypes. Heureusement, Aja contrebalance cette partie moralisante en soignant la forme et en livrant quelques scènes aussi effrayantes qu’inventives (l’ouverture est un modèle du genre). En espérant que tous ces miroirs brisés ne lui apportent pas sept ans de malheur… Mirrors, d’Alexandre Aja, en salles. Les acteurs-réalisateurs Fiona Gordon et Dominique Abel. entre le théâtre (pour la mise en scène, souvent statique) et les films de Tati, l’univers est minutieusement construit, fourmillant de détails visuels usant du kitsch des années 1970. Malgré quelques longueurs, Rumba parvient à son but : surprendre et séduire le spectateur. Rumba, de D. Abel, F. Gordon et B. Romy, en salles. L. THURIN-NAL CULTURE 13 Mirrors est le remake du film coréen Into The Mirror, sorti en 2003. Paula Patton et Kiefer Sutherland incarnent respectivement Amy Carson et Ben Carson.



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