Direct Soir n°390 29 aoû 2008
Direct Soir n°390 29 aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°390 de 29 aoû 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 912 Ko

  • Dans ce numéro : Leonard Cohen l'émotion intacte

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR CULTURE MUSIQUE Randy Newman, caustique Amérique Une empreinte musicale reconnaissable entre mille et un humour pour le moins grinçant, Randy Newman est de retour avec « Harps and Angels ». Le pianiste et compositeur californien Randy Newman : un style toujours aussi mordant. Connu ces dernières années pour ses musiques de films – il en a signé un très grand nombre et obtenu l’oscar pour la chanson If I Didn’t Have You, bande originale du film d’animation Monsters –, Randy Newman, Californien de 64ans, compte parmi les auteurs-compositeurs et interprètes les plus respectés de sa génération. Presque dix ans après Bad Love, il sort Harps and Angels, un album d’inédits coproduit par Mitchell Froom (Elvis Costello, Sheryl Crow) et Lenny Waronker (Ry Cooder) et écrit dans la veine caustique qui a fait de lui une figure singulière dans le « songwriting » américain. On ne change pas une recette qui a fait ses preuves : blues dans la voix, swing dixieland, habité par le jazz noir de La Nouvelle-Orléans, dans un mix d’inspiration Fats Domino et Mills Brothers, et Directsoir N°390/Vendredi 29 août 2008 textes polémiques, comme ont pu l’être à leur époque Short People, Rednecks, Sail Away… L’écriture corrosive atteint sûrement son paroxysme avec A Few Words in Defense of Our Country, écho vingt-cinq ans après au morceau Political Science. La chanson, sortie préalablement sur iTunes et élue deuxième single de l’année 2007 par le magazine Rolling Stone, s’avère un très ironique salut au drapeau américain et à son président « pas pire que Staline » … Randy Newman oriente ses critiques sociopolitiques vers le thème de l’immigration. Il dispense ses conseils sarcastiques aux sans-papiers dans Laugh and Be Happy ou traite de l’éducation : Korean Parents suggère aux Américains, pour parer au laxisme, de confier leurs enfants aux Coréens. Même quand la mélodie et le grain de voix se font émouvants, l’ironie affleure, s’infiltre jusque dans les mots d’amour lancés à son pays. En témoigne la ballade aux accents mélancoliques Feels Like Home, jadis interprétée par Chantal Kreviazuk et BO de la série Dawson. A y écouter de plus près, Harps and Angels ne fait pas le constat d’un monde idyllique. Il est, en somme, la bande originale désenchantée du rêve américain. Harps and Angels, Randy Newman, Nonesuch/Warner.
www.directsoir.net Mariages blancs en silence ★★★★★ Dans « Le silence de Lorna », prix du scénario du Festival de Cannes, Arta Dobroshi incarne le maillon sensible d’une machine inhumaine : le trafic de papiers d’identité. L’homme idéal et le pompier ■ Le DrEmma Lloyd (Uma Thurman), spécialiste de l’amour, a tout pour plaire. Trentenaire séduisante et dynamique, elle donne des conseils qui sont suivis par des centaines d’auditeurs et de lecteurs. Mais alors qu’elle s’apprête à épouser l’homme idéal (Colin Firth), Emma découvre qu’elle est déjà mariée avec un pompier qu’elle n’a jamais vu. L’éternelle question des rapports hommes-femmes s’invite une fois de plus sur grand écran. Avec Un mari de trop, Griffin Dunne revisite le sujet avec humour et efficacité. Un mari de trop, de Griffin Dunne, en salles. DR DR Les films de Jean-Pierre et Luc Dardenne se suivent et se ressemblent. Pour le meilleur, puisque les réalisateurs belges ont déjà obtenu deux Palmes d’or, pour Rosetta en 1999 et L’enfant en 2005. Leur dernier longmétrage se « contente » cette année du prix du scénario obtenu au Festival de Cannes. Le silence de Lorna opère, comme à l’habitude chez les frères Dardenne, la description d’une réalité brutale, froide. Lorna (Arta Dobroshi) est une jeune femme albanaise qui habite en Belgique. Afin d’obtenir la nationalité du pays, elle accepte de faire un mariage blanc avec un toxicomane, Claudy (Jérémie Rénier), orchestré moyennant finances par un truand (Fabrizio Rongione). Une des clauses du marché est que Claudy disparaisse ensuite, et on l’y aidera si besoin, pour que Lorna fasse bénéficier de ses nouveaux papiers un prochain candidat. Mais pour que le stratagème fonctionne, Lorna devra garder le silence. Découvreurs de nouveaux talents, les Dardenne révèlent avec ce film la comédienne kosovare Arta Dobroshi, qui illumine chaque plan. Mais les deux frères restent fidèles à l’idée maîtresse qui guide leur œuvre cinématographique : la possibilité du rachat. Le silence de Lorna, de Jean-Pierre et Luc Dardenne, en salles. Victoria Abril et André Dussollier. Une morale de marchands ? ■ Passionné de supermarchés et autres hypers, le couple Gustin (André Dussollier et Victoria Abril) tient une épicerie au noir dans sa villa de Béziers, où s’alignent produits périmés et stocks de chaussures de leur ancienne fabrique. Florence Quentin, abonnée aux comédies de couple (réalisatrice de Olé ! et scénariste de Je reste !), joue sur le concept de moralité en mettant en scène ces radins exemplaires, qui en deviennent cruels. Leur morale… et la nôtre, de Florence Quentin, en salles. CINÉMA 5 Pour obtenir la nationalité belge, Lorna (Arta Dobroshi) conclut un dangereux marché avec un mafieux russe.



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