Direct Soir n°378 27 jun 2008
Direct Soir n°378 27 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°378 de 27 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Bruce Springsteen éternellement rock

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 EXPOSITION CULTURE Journal d’une photographe star A la Maison européenne de la photographie, Annie Leibovitz expose quinze ans de vie. Découverte pêle-mêle de ses photographies professionnelles et de ses clichés intimes. Patti Smith et ses enfants, Jackson et Jesse, Saint Clair Shores, Michigan, 1996. C’est une grande photographie de Cindy Crawford en tenue d’Eve dans un jardin évoquant l’Eden qui introduit l’espace consacré à Annie Leibovitz à la MEP. Photographe officielle du magazine Rolling Stone pendant plus de dix ans, elle est notamment l’auteur de la très célèbre couverture du numéro publié le lendemain de l’assassinat de John Lennon, montrant le chanteur et sa compagne Yoko Ono enlacés. Car la photographe américaine a beaucoup travaillé avec les stars. Parmi les 200 clichés exposés, on découvre par exemple Scarlett Johansson lascive sur un canapé, Johnny Deppallongé sur Kate Moss nue, Patti Smith avec ses enfants, Leonardo DiCaprio dans un champ mais aussi le ventre arrondi de Demi Moore entouré des mains DR BD Mes seventies de Bruce Willis.A côté de ces photos « people », souvent glamour et sensuelles, la vie privée de l’artiste défile. On y découvre les terribles images rapportées de son voyage à Sarajevo au début des années 1990, celles de la chimiothérapie de sa compagne Susan en 1998 et d’autres de son père sur son lit de mort. Cette mise en parallèle du privé et du professionnel permet de mieux comprendre ses travaux. Les inconditionnels d’Annie Leibovitz trouveront un complément d’information richement illustré dans l’ouvrage Annie Leibovitz, La vie d’une photographe, La Martinière, 105 €. A Photographer’s Life, jusqu’au 14 septembre, Maison européenne de la photographie, 5-7,rue de Fourcy,Paris 4 e (0144787500), www.mep-fr.org. ■ Tiré de son blog www.fleurblog.com, l’album Pattes d’eph & col roulé rassemble les souvenirs d’adolescent – bons et mauvais – de Fred Neidhardt. Les filles, les expéditions avec les copains, les « pétards mammouths », les pantalons en velours côtelé marron et les sous-pulls… tout ce qui fait que les années 1970 étaient une belle époque pour grandir. Pattes d’eph & col roulé, de Fred Neidhardt, coll. Shampooing, 12,90 €. ANNIE LEIBOVITZ/CONTACT PRESS IMAGES COFFRET Man Ray tout en histoires ■ L’art photographique de Man Ray semble vouloir ressusciter ces derniers temps. Après l’exposition de la Pinacothèque, Atelier Man Ray, c’est au tour des éditions Dilecta de s’intéresser à l’artiste américain. Le coffret This is Man Ray rassemble deux livres et un film documentaire. Propos du photographe, clichés de son atelier de la rue Férou à Paris, ainsi qu’images filmées révèlent un autoportrait sans fard de l’homme et présentent le regard intime de celle qui partagea sa vie : Juliet Man Ray. This is Man Ray, de F. Lévy-Kuentz etC. Muñoz Yagüe, éd. Dilecta, 65 €. DANSE Du rêve à l’espoir ■ Serge-Aimé Coulibaly signe avec Babemba une chorégraphie rendant hommage à l’Afrique. Il s’inspire de quatre icônes africaines d’aujourd’hui qui ont tout donné à leur peuple par passion, pour redonner espoir à une jeunesse endormie. Pour les représenter sur scène, quatre danseurs du Burkina Faso sont accompagnés par les chants de la talentueuse Djénéba Koné. Babemba, au Tarmac de la Villette, jusqu’au 19 juillet. 211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19 e (0140039395). E. LEGRAND DR Directsoir N°378/Vendredi 27 juin 2008 DR BD Une trentenaire à la plage ■ L’an dernier apparaissait le premier tome de Gloria, trentenaire pimpante née sous le pinceau de Marianne Maury Kaufmann. Ses aventures nous emmenaient du rayon chaussures des grands magasins au divan du psy, en passant par les cafés entre copines. Ce nouvel album présente Gloria face à la douloureuse question des vacances. Angoisse du maillot de bain comme du grand air, GPS capricieux, copains collants, ski nautique et moustiques sont donc au programme de ces 96planches. Outre la qualité de ses dessins, l’auteur traduit avec beaucoup d’humour et de finesse les grands dilemmes féminins. Gloria en vacances, de Marianne Maury Kaufmann, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 15 €. EXPOSITION L’art contemporain made in China ■ Après l’exposition Alors la Chine à Beaubourg en 2003, le musée Maillol présente China Gold et accueille une trentaine d’artistes parmi les plus célèbres de la scène contemporaine chinoise. Certains sont à l’initiative de la révolution artistique des années 1980, d’autres n’ont pas connu l’ère Mao mais tous livrent des œuvres étonnantes – tableaux photographiques, vidéos, huiles et acryliques – profondément marquées par l’histoire politique et la fulgurante évolution économique de l’empire du Milieu. China Gold, jusqu’au 13 octobre au musée Maillol, 61, rue de Grenelle, Paris 7 e (0142225958).
www.directsoir.net CINÉMA Comment j’ai rencontré ta mère ★★★★★ Premier film d’Adam Brooks à être projeté en France, « Un jour peut-être… », sa quatrième réalisation, est une comédie romantique rafraîchissante. Le roi de la gâchette dans la Cité des anges Sous la direction de David Ayer, Keanu Reeves et Forest Whitaker s’embarquent dans un voyage « Au bout de la nuit » sans respiration. ■ L’inspecteur Tom Ludlow (Keanu Reeves, héros de la trilogie Matrix) joue les justiciers dans un Los Angeles corrompu, où le crime est monnaie courante. Parce qu’il est le meilleur détective de l’Ad Vice (unité spéciale de police), le capitaine Wander (Forest Whitaker, oscar du meilleur acteur en 2007) n’hésite pas à couvrir ses nombreuses bavures. Alors qu’il est accusé du meurtre d’un collègue, Tom doit lutter contre les siens pour prouver son innocence et tenter de se justifier auprès du capitaine Biggs (Hugh Laurie, acariâtre Dr House de la série éponyme) qui enquête sur lui. Un bon casting, une idée originale empruntée à un maître du polar et un réalisateur prometteur suffisent-ils à faire un bon film ? La question se pose avec Au bout de la nuit, deuxième film Will (Ryan Reynolds), la trentaine, est sur le point de divorcer. Il doit passer le week-end avec sa fille Maya (Abigail Breslin), dix ans. Affectée par la séparation de ses parents, elle prie son père de lui raconter la façon dont sa mère et lui sont tombés amoureux. Will se lance alors dans le récit de sa vie prémaritale. En prenant soin de changer les prénoms, il laisse à Maya le loisir de deviner laquelle de ses conquêtes féminines est sa maman. S’agit-il d’Emily (Elizabeth Banks), le premier amour de Will à l’université ? April (Isla Fisher), rencontrée en 1992 devant la photocopieuse d’un QG de campagne de Bill Clinton où Will, étudiant idéaliste ambitieux, est bombardé responsable du réassort papier toilette ? Ou bien Summer (craquante Rachel Weisz), ambitieuse journaliste amante d’un acerbe analyste politique (Kevin Kline) ? Embarqué dans un flash-back interrompu par quelques commentaires prévisibles (de l’enfant) dont on aurait pu se passer, tout comme de la voix off, Un jour peut-être… ne sombre pas totalement dans la guimauve et se laisse regarder.Avec New York et les années 1990 en toile de fond, ce sont deux croisades que l’on suit : la campagne de Bill Clinton et les chassés-croisés amoureux de Will. On y (re)découvre le séduisant Ryan Reynolds, qui devrait avec ce film rejoindre le haut du panier des acteurs en vue, ainsi que la jeune Abigail Breslin, héroïne de l’excellent Little Miss Sunshine. Dans le genre très glissant de la comédie romantique, on a forcément, un jour, c’est sûr… vu pire. Un jour peutêtre…, d’Adam Brooks. En salles. Le capitaine Wander (Forest Whitaker) et l’inspecteur Tom Ludlow (Keanu Reeves). de David Ayer, inspiré d’un scénario de James Ellroy. Malgré un dénouement attendu, des meurtres à répétition et des dialogues qui manquent de saveur, les amateurs de films d’action devraient y trouver leur compte. Au bout de la nuit, de David Ayer, en salles. 20 TH CENTURY FOX MARS DISTRIBUTION Will (Ryan Reynolds) et April (Isla Fischer). CULTURE 15 Adam Brooks, le réalisateur et scénariste d’Un jour peut-être…, était déjà l’auteur du scénario de Bridget Jones : l’âge de raison.



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