Direct Soir n°377 26 jun 2008
Direct Soir n°377 26 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°377 de 26 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Xavier Bertrand : « Le dialogue social est plus fort que tout »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 ART CONTEMPORAIN CULTURE Schizophrénie au Palais de Tokyo Cinq artistes contemporains et leurs créations originales composent l’exposition Superdome, en référence au gigantesque stade situé à la Nouvelle-Orléans. Last Manœuvres in the Dark, installation de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, 2008. Quel est le point commun entre une horloge, un éléphant, une bouteille, des ordures et Dark Vador ? A priori aucun, sauf que tous ces étranges objets se côtoient au Palais de Tokyo, sous l’intitulé Superdome. Le parcours n’est pas prédéfini et les visiteurs découvrent aléatoirement les œuvres. Parmi elles, un éléphant naturalisé en équilibre sur sa trompe. Daniel Firman s’appuie sur des calculs scientifiques pour justifier que la bête pourrait tenir dans cette position, à 18 000 km de la Terre, avec une très faible gravitation. Les détonations provoquées par l’installation Afasia 1 ne manqueront pas de faire sursauter les visiteurs. Afin de symboliser la mort subite,Arcangelo Sassolino a imaginé un dispositif qui projette des bouteilles de bière vides à plus de On a testé… 600 km/h dans une grande cage métallique. Très impressionnante, la salle consacrée aux jeunes Fabien Giraud et Raphaël Siboni marque les esprits. Après leur découpe d’un avion Cesna en morceaux de 4 cm 2, exposés à la Biennale de Lyon en 2007, ces créateurs fous présentent 300 casques de Dark Vador (le méchant de la trilogie Star Wars) en formation militaire. Equipée de micro-ordinateurs, l’armée du mal fabrique et diffuse « le tube des ténèbres ». Intéressante pour les connaisseurs, cette succession d’œuvres contemporaines mériterait toutefois un minimum d’explications pour le grand public. Superdome, jusqu’au 24 août. Palais de Tokyo, 13, av. du Président Wilson, Paris 16e. www.palaisdetokyo.com JAPONAIS OSÉ ■ Chez Ploum, on ne se contente pas de proposer une cuisine japonaise classique. On invente et on innove autour de thématiques traditionnelles. L’équipe de ce petit restaurant des bords du canal Saint-Martin (où il est fortement conseillé de réserver) soigne notamment ses sauces et ses accompagnements. En entrée, il est difficile de choisir entre un petit bol de poisson cru (5 euros) et un thon-poireaux à la crème de miso (6 euros), tout autant délicieux. Mais le dilemme est encore plus aigu ensuite, face aux assiettes de poisson cru (23 euros les 19 sashimis, 20 euros le chirashi, d’une grande fraîcheur et proposés par un maître sushi), les poissons cuits (dorade, blanc de seiche) ou mi-cuits (saumon, thon), tous de vrais régals. Au dessert, se priver du tiramisu au thé vert (7 euros) serait une erreur impardonnable. Ploum, 20, rue Alibert, Paris 10 e (01 42 00 11 90). D. BARROSO EXPOSITION Le luxe à l’italienne ■ Après Cristobal Balenciaga, Jean Paul Gaultier et Christian Lacroix, le musée des Arts décoratifs rend hommage au couturier italien Valentino. Alors qu’en janvier 2008, le créateur tirait sa révérence, 200 modèles sont exposés aujourd’hui pour retracer ses 50 ans de carrière. Du rouge coquelicot, sa couleur de prédilection, aux lignes épurées et aux jeux de transparence, tout le talent de celui qui habilla les personnalités les plus en vogue des années 1960 (Elisabeth Taylor, Audrey Hepburn) se dessine. Valentino, thèmes et variations, jusqu’au 21 septembre au musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris 1 er (01 44 55 57 50). J. THOLANCE Valentino, collection haute couture automne/hiver 2007-2008. TOULOUSE Assassins au bord de la Garonne ■ Le spectacle Assassins, qui a mis plus de 10 ans à s’imposer à Broadway suite aux différentes crises politiques américaines, est à l’affiche à Toulouse, sous la direction de Davis Freeman. Créée par Stephen Sondheim (qui a travaillé sur West Side Story et Sweeney Todd), cette œuvre évoque les différents meurtriers des présidents des Etats-Unis, « d’Abraham Lincoln à JFK », en parcourant dans le même temps un siècle de musique américaine. Assassins, de Stephen Sondheim et Davis Freeman. Théâtre Garonne, les 27 (22h) et 28 juin (20h). DR DR Directsoir N°377/Jeudi 26 juin 2008 ROMAN La fin justifie tous les moyens ■ En 2006, John Grisham dépassait la barre des 60 millions d’exemplaires vendus en à peine 15 ans de carrière. Aujourd’hui, l’as du polar revient avec un 20 e roman. Pur thriller juridique, Le contrat entraîne les lecteurs dans une sombre histoire de déchets toxiques. Alors que les jurés du tribunal de Hattiesburg ont condamné la société Krane Chemical à verser plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts (pour avoir empoisonné l’eau d’une petite ville et provoqué de nombreux cancers), son principal actionnaire, CarlTrudeau, décide d’employer les grands moyens pour inverser la situation en appel. Le contrat, de John Grisham, éd. Robert Laffont, 21,50 €. GUIDE Sous les jupes des filles ■ Les musées, les monuments, la gastronomie… on le sait, Paris possède de nombreuses richesses. Et la femme n’en est pas une des moindres. C’est l’avis de Pierre-Louis Colin qui, en parfait esthète, dresse l’inventaire des saisons et des lieux (boutiques, musées, cafés, quartiers, métro) où l’amateur de « belles plantes » – la trentaine épanouie, la jeunesse branchée, la bourgeoisie oisive, la vieillesse souriante – pourra s’adonner au plaisir des yeux. Un joli livre. Guide des jolies femmes de Paris, de Pierre-Louis Colin, éd. Robert Laffont, 16 €.
www.directsoir.net CINÉMA Repos forcé pour tueurs en détresse ★★★★★ Pour son premier long métrage, le dramaturge Martin McDonagh signe une comédie typiquement britannique, tournée dans la ville médiévale de Bruges. Après l’échec d’une mission à Londres, deux tueurs à gages, Ray (Colin Farrell) et Ken (Brendan Gleeson) reçoivent l’ordre de leur patron Harry (Ralph Fiennes) d’aller s’installer à Bruges, en Belgique, le temps de se faire oublier. Chacun à sa manière mène une vie de touriste plus ou moins tranquille. Comme un père, Ken veille sur son coéquipier fragile. Ray préfère de son côté écumer les bars de la ville pour chasser les pensées qui le hantent. Le séjour se prolonge et Harry finit par se manifester, mais l’appel tant attendu ne sonne pourtant pas l’heure de la libération. Ken est chargé d’exécuter son partenaire, afin d’éliminer toute trace de leur bavure londonienne. Se sentant en partie responsable, Ken refuse. Trahi par ses équipes, Harry débarque tel un justicier pour Des zombies à la sauce YouTube Dans « Diary of the Dead », le maître du film d’horreur George A. Romero donne un coup de jeune à ses morts vivants. ■ Grand spécialiste du film de zombies, George A. Romero n’a jamais hésité à critiquer la société américaine en mélangeant horreur et politique. Quarante ans après l’historique La nuit des morts vivants, le réalisateur ressuscite à nouveau ses chers cadavres, mais en les adaptant cette fois-ci à l’ère YouTube. Pour son Diary of the Dead, le réalisateur a utilisé la caméra subjective, procédé décidément à la mode (Cloverfield, Rec). Un groupe d’étudiants en cinéma enregistre, dans une forêt, un film d’horreur. Lors du tournage, il tombe sur un soulèvement de zombies, et tente de rendre compte de l’horreur. L’occasion pour le réalisateur de mettre en scène notre fascination pour l’image et le sensationnalisme, mais aussi de montrer l’intolérance de l’Amérique remettre de l’ordre dans ses affaires. La tension monte, plus question d’être solidaire, chacun doit sauver sa peau. A un rythme effréné, les courses-poursuites se succèdent sur les canaux et dans les ruelles. Cette soudaine accélération contraste avec le calme ambiant d’une ville figée dans le temps. Peu à peu, les touristes de ce décor de carte postale disparaissent pour laisser place à des personnages surréalistes : une actrice trop belle pour être honnête, un nain aux théories étranges. Les dialogues hilarants jouent beaucoup sur l’interprétation, et leur répétition entre le mentor et son élève sarcastique. Pour son premier long métrage, Martin McDonagh conjugue parfaitement humour et action. Bons baisers de Bruges, de Martin McDonagh, en salles. Dès leur arrivée, les zombies sèment la terreur dans la forêt. contemporaine face à l’immigration clandestine. Diary of the Dead, de George A. Romero, en salles. BAC FILMS J. BUITENDIJK CULTURE 13 En 2006, le réalisateur Martin McDonagh a reçu l’oscar du meilleur court métrage avec Six Shooter. Ken (Brendan Gleeson) et Ray (Colin Farrell), deux tueurs à gages réfugiés à Bruges.



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