Direct Soir n°371 18 jun 2008
Direct Soir n°371 18 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°371 de 18 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Patrick Dempsey le nouveau séducteur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 THÉÂTRE CULTURE Francis Huster raconte l’Europe de Victor Hugo En 1981, Francis Huster s’émancipe de la Comédie-Française après dix ans de bons et loyaux services. Il monte alors au théâtre de la Gaîté un premier spectacle qu’il appelle « un one-man show de jeunesse, une pantalonnade ». Près de 30 ans plus tard, après avoir écumé les plateaux de tournage, il renoue avec ce lieu et, avec sérieux, y fait entrer Victor Hugo. Pourtant, il explique « ne pas vouloir jouer l’acteur ». Compilant poèmes et textes du père des Misérables, parmi eux L’expiation et des extraits de son discours Un jour viendra prononcé le 21 août 1849 lors du Congrès de la paix, Francis Huster revient avec ce charisme qui a fait son succès. Car sur scène, faisant siens les mots de Victor Hugo, il relate avec fougue la On a testé… COCO & CO Au théâtre de la Gaîté Montparnasse, Francis Huster lit Victor Hugo avec fougue. Un récit puissant de la bataille de Waterloo, qui, pour le comédien, rend compte de la nécessité de faire l’Europe. Francis Huster lors d’une représentation de Waterloo le 29 mai 2008. bataille de Waterloo, la « morne plaine ». De la défaite de Napoléon à la victoire de Wellington, de la stratégie militaire aux pertes humaines, Francis Huster met en lumière Victor Hugo l’Européen, le visionnaire : « Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique et les Etats-Unis d’Europe (…) échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies ». On devine alors le comédien engagé : « Au moment où la France prend la présidence de l’Union européenne, ce texte ne peut pas mieux tomber ». Waterloo, au théâtre de la Gaîté Montparnasse, 26, rue de la Gaîté, Paris 14 e, (01 43 20 60 56). ■ A la coque, brouillés, pochés, Bénédict… Coco & Co ne proposent que des plats préparés aux œufs. Ici, vous ne mangerez que ça ! Il y en a pour tous les goûts. Il vous suffit de choisir vos ingrédients. On vous proposera toute une liste de garnitures. Vous aurez largement le choix. Tentez les légumes à tremper dans l’œuf à la coque, et au fromage pour les grandes faims. Les plus gourmands se régaleront de l’œuf au foie gras, lardons ou truffes. Envie d’un dessert aux œufs ? Demandez le cheese-cake. Les prix se situent aux environs de 25 €. Coco & Co, 11, rue Bernard-Palissy, Paris 6 e (01 45 44 02 52). HISTOIRE À la mémoire de ces enfants ■ Adaptée d’Adieu les enfants de Serge Klarsfeld, avocat et chasseur de nazis, la pièce mise en scène par Isabelle Hurtin donne vie à ces lettres d’enfants juifs déportés. Sur scène, mêlant musique et art vivant, les membres de la troupe, de tous âges et de toutes origines, prennent « la voix de ces jeunes qui ne sont plus là » et se font témoin de cette absurdité historique. Une façon d’entendre les mots d’Anja, 6 ans, arrêtée en 1944, de Suzanne, 19 ans, déportée en 1943, de Jacques, 20 ans, qui s’est suicidé en 1950. Adieu les enfants, jusqu’au 28 juin au Théâtre des Variétés, Paris (2 e). FESTIVAL Créations indisciplinées ■ Théâtre, cirque, danse, arts visuels, performance : les créations présentées à la 7 e édition du festival les Intranquilles mettent à l’honneur le mélange des genres. Affichant un engagement physique – travail des corps des interprètes – autant qu’un engagement des esprits – préoccupations des individus face au monde –, les créations des Intranquilles s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les Intranquilles, jusqu’au 6 juillet. Les Subsistances, 8 bis, quai Saint-Vincent, Lyon (04 78 39 10 02). Directsoir N°371/Mercredi 18 juin 2008 DR SOPHIE COLLEU KARL LAGARFELD PHOTOGRAPHIE La photo à la mode ■ Pour leur 7 e édition, les Transphotographiques de Lille se focalisent sur les liens entre la photographie et la mode. Ce festival, le plus important en France après Arles (près de 100 000 visiteurs l’année dernière) accueille en invité d’honneur KarlLagerfeld au Tri Postal. Le styliste allemand présente One Man Shown, une série de 350 portraits du modèle Brad Kroenig. Parmi les 137 artistes exposés, on retrouve notamment des œuvres de Peter Knapp(Colysée de Lambersart), Jeanloup Sieff (Tri Postal), David Seidner (palais des Beaux-Arts) et le baron Adolphe de Meyer (Maison de la photographie), considéré comme le premier photographe de mode. Les Transphotographiques 2008, jusqu’au 29 juin à Lille. www.transphotographiques.com LIVRE Sucreries pop ■ L’érudit Jean-Emmanuel Deluxe rend ici hommage à deux genres musicaux mésestimés. La pop bubblegum regroupe des morceaux manufacturés aux textes naïfs et aux mélodies accrocheuses, de l’historique Sugar, Sugar des Archies au Toxic de Britney Spears. La sunshine pop, ce sont des chansons ensoleillées dans la lignée des Beach Boys. Un livre passionnant qui rappelle qu’un tube sucré peut aussi bien marquer une vie que la musique dite « grande ». Bubblegum & Sunshine Pop, de Jean-Emmanuel Deluxe, Cahiers du rock, 15 €.
www.directsoir.net CINÉMA Chabat et Auteuil : la fusion des talents ★★★★★ Nicolas et Bruno, auteurs du « Message à caractère informatif », minisérie diffusée sur Canal+ entre 1998 et 2000, réalisent leur premier long métrage. DVD Le kaléidoscope Bob Dylan DIAPHANA Avec « I’m not There », Todd Haynes signe un portrait éclaté et audacieux de la plus énigmatique des icônes folks : Bob Dylan. Cate Blanchett dans le rôle de Bob Dylan. ■ Comment résumer la vie de Bob Dylan, un artiste qui n’a cessé de se réinventer ? Pour aborder cette En1997, Alain Chabat écrit, réalise et joue Didier, l’histoire d’un chien dans un corps d’homme.Aujourd’hui, sous la casquette de producteur et acteur, on le retrouve dans La personne aux deux personnes, qui n’est pas sans rappeler le long métrage qui, dix ans auparavant, lui valut le césar de la meilleure première œuvre. L’ex des Nuls incarne Gilles Gabriel, ex-star des années 1980, ringard à souhait, sur le point de faire son come-back. Mais l’auteur du tube Flou de toi meurt dans un accident de voiture provoqué par Jean- Christian Ranu (Daniel Auteuil), petit comptable coincé de la Cogip. L’esprit du chanteur atterrit alors dans l’hémisphère gauche de Jean-Christian. Désormais, il entend la voix de Gilles Gabriel et ces deux opposés vont devoir opérer une cohabitation mentale. Comptable ignoré par une armée de petits soldats en costume cravate dirigée par une chef de service aussi sexy que dominatrice (Marina Foïs) le jour, devenu par la force des choses compositeur la nuit, sous la houlette de son nouveau coach et colocataire cérébral, Jean-Christian Ranu se décoince. Outre l’aspect fantastique parfois discutable de cette comédie, les réalisateurs Nicolas et Bruno épinglent avec ironie le monde de l’entreprise. Un milieu qu’ils connaissent pour avoir tourné plus de 400 films institutionnels. Entre publicité fictive et sketchs en série, le souci du détail (décors, costumes), le jeu de Daniel Auteuil, Marina Foïs et la touche Chabat méritent que l’on s’attarde sur ce long métrage fantasque. La personne aux deux personnes, de Nicolas et Bruno, en salles. figure aussi mythique que complexe, le talentueux réalisateur Todd Haynes (Loin du Paradis, Velvet Goldmine) a demandé à six acteurs d’incarner différentes facettes du chanteur, avec parmi eux une femme : l’épatante et androgyne Cate Blanchett. Plutôt que d’opter pour un « biopic » linéaire, son I’m not There est un audacieux puzzle éclaté, un voyage halluciné au cœur de la culture américaine sur lequel souffle ce vent de liberté propre aux années 1960. I’m not There, de Todd Haynes, Diaphana/TF1 Vidéo. Bonus : film commenté par Todd Haynes, entretien avec les comédiens, discographie de Dylan… DR CULTURE 13 Physiquement absent de l’écran, Alain Chabat a donné tout au long du film la réplique à Daniel Auteuil via une oreillette. « Il était enfermé dans une tente capitonnée à quelques mètres du plateau avec retour vidéo et micro », expliquent les réalisateurs. Auteuil en comptable coincé et Chabat en chanteur des années 1980 ne font plus qu’un.



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