Direct Soir n°37 11 oct 2006
Direct Soir n°37 11 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de 11 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Al Gore, ozone man

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 11 octobre 2006 10 ACTU MONDE T. SCHWARZ/REUTERES ALLEMAGNE-RUSSIE/Real Politik Au lendemain des obsèques de la journaliste Anna Politkovskaïa, Angela Merkel et Vladimir Poutine abordent la coopération à Dresde entre Russie et Allemagne. La Chancelière allemande Angela Merkel et Vladimir Poutine. h La Corée du Nord, l’approvisionnement énergétique, la crise russogéorgienne, les liens avec l’Europe… La chancelière IRLANDE DU NORD/Petits pas vers la paix h Une poignée de main entre deux ennemis jurés. Ce geste simple permet une fois encore de rêver de paix. En Irlande du Nord, catholiques et protestants s’affrontent depuis 1916. Près d’un siècle de guerres qui a vu en 1921 la partition de l’île autrefois sous tutelle de la Couronne britannique. Lundi, pour la première fois, le pasteur et tribun Ian Paisley, leader des Unionistes (les partisans de l’union avec Londres) a rencontré Mgr Sean Brady, le primat catholique. Une étape obligée alors que les pourparlers de paix commencent aujourd’hui à Saint Andrews, en Ecosse, entre Tony Blair, Premier ministre britannique, et son homologue irlandais, Bertie Ahern. Au menu de ces négociations se trouve l’épineuse question du partage des pouvoirs entre les deux communautés. Pour Dublin et allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine avaient l’embarras du choix. Les dossiers épineux à aborder sont légion. Et c’était l’occasion d’en Près d’un siècle après le début des affrontements, les frères ennemis n’ont jamais été aussi proches de s’entendre. CLÉLIE MATHIAS,SAMUEL ROUSSEAU Londres, l’échec n’est pas une option : catholiques et protestants devront faire la paix avant le 24 novembre pour relancer un processus qui hoquette depuis quatre ans. Huit ans après avoir boycotté les Accords du vendredi saint qui allaient dans ce sens, Ian Paisley pourrait donc s’entendre avec Gerry Adams, le leader du SinnFein, le parti politique indépendantiste dont l’IRA est le bras armé. Ainsi, alors qu’il y a dix ans la branche armée de l’organisation posait des bombes dans la capitale britannique, les experts de ce conflit s’accordent aujourd’hui pour dire que l’IRA a définitivement renoncé au terrorisme. Au pays de la Chaussée des Géants, la marche pour la paix a commencé avec une poignée de main, discrète, hésitante, mais probablement d’ores et déjà historique. faire le tour, en marge du forum germano-russe, organisé symboliquement à Dresde, ville de l’ex-RDA où Poutine fut agent en poste du KGB. L’assassinat, dimanche, de la journaliste russe Anna Politkovskaïa a bouleversé l’ordre du jour. Hier, la communauté internationale était suspendue aux lèvres de Vladimir Poutine dans l’espoir de déclarations à ce sujet. « Inacceptable », « horrible » : le président russe a fini par lâcher ces mots tant espérés. Il a aussi affirmé que ce « crime ne devait pas rester impuni » et s’est engagé à tout faire pour « éclaircir les circonstances de ce drame ». La chancelière allemande en a profité pour glisser : « La liberté de la presse appartient au développement démocratique d’une société ». Une manière délicate de rappeler à la Russie de Vladimir Poutine qu’elle a encore des progrès à faire en matière de respect des libertés publiques. En attendant, les échanges d’aujourd’hui arboraient une couleur plus économique, plusieurs accords de coopération germano-russes passant en signature. Au premier plan : Ian Paisley (à g.) et Sean Brady (à d.). Belfast, Irlande du Nord, octobre 2006. Gerry Kelly (à g.) et Gerry Adams, président du SinnFein. P.FAITH/AFP P.MCERLANE/EPA/SIPA P.MUHLY/AFP L. WANNIARACHCHI/AFP EN BREF OFFENSIVE SRI-LANKAISE CONTRE LES REBELLES TAMOULS Ce matin, l’armée sri-lankaise a lancé une vaste opération aérienne et terrestre sur la péninsule de Jaffna, au nord de l’île, région contrôlée par les rebelles tamouls. De violents combats sont en cours. On ne dispose pour l’instant d’aucune indication sur le nombre des victimes. Hier, les deux parties ont pourtant passé un accord en vue de rouvrir les négociations de paix. La date a été fixée au 28 octobre en Suisse. Par cette offensive, le gouvernement de Colombo cherche à être en position de force sur le terrain militaire avant d’aborder les tractations politiques. Mais ce geste risque de mettre en péril l’idée même de discussion. Il se pourrait bien que les deux camps ne s’assoient pas à la table des négociations le 28 octobre. Les Tigres tamouls ont averti qu’ils se verraient « obligés de revenir sur leur décision » en cas « d’agression militaire ». Il faut savoir que les violences ont été ininterrompues des deux côtés, depuis le 12 septembre, date de l’annonce par la Norvège d’une reprise des pourparlers de paix. GRAVES INONDATIONS EN ASIE DU SUD-EST La Birmanie et la Thaïlande sous la menace des eaux depuis hier. Au moins 49 personnes ont trouvé la mort dans de graves inondations. Le nombre d’habitations inondées se compte en milliers et la pagaille règne dans les différentes villes de ces deux pays. Ces pluies diluviennes font suite au passage du typhon Xangsane qui a déjà ravagé le Vietnam et les Philippines il y a 10 jours. Les précipitations devraient se poursuivre jusqu’à la fin du mois. NUCLÉAIRE : LA CORÉE DU SUD AUSSI… A la suite du test nucléaire effectué lundi par leur voisins communistes les Coréens du Nord, les Coréens du sud voudraient eux aussi disposer de l’arme nucléaire. Selon un sondage publié aujourd’hui, ils sont 65% en faveur d’une Corée du sud puissance nucléaire. Ils sont également 78% à estimer que Séoul devrait revoir sa politique de rapprochement avec la Corée du Nord. Nucléarisé, le régime de Pyongyang devient en effet une menace pour la Corée du sud.
www.directsoir.net CORÉE DU NORD/Nervosité générale Ce matin, une télévision japonaise a annoncé un second essai nucléaire nord-coréen. La question des sanctions se pose. h L’information s’est vite révélée fausse, mais elle témoigne de l’état de tension dans lequel est plongée la communauté internationale depuis lundi, date de la première explosion atomique de la Corée du Nord. Nervosité d’autant plus compréhensible que le régime de Pyongyang a affirmé qu’il procéderait à un nouvel essai. En attendant, voilà deux jours que le Conseil de sécurité de l’ONU se concerte. Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Japon n’ont, pour l’instant, pas écarté l’hypothèse d’un « coup de bluff » nord-coréen. L’intensité de la détonation souterraine de lundi fait débat. La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, doute ainsi du caractère nucléaire de l’explosion. Quant à la question des sanctions, les grandes puissances ne OFF TV/AFP Présentatrice nord-coréenne annonçant l’essai nucléaire de son pays, avant-hier. s’accordent pas. Le projet de résolution en discussion contient des propositions américaines et japonaises de sanctions économiques et commerciales. Il exige aussi le retour de la Corée du Nord aux pourparlers à six (Chine, les deux Corée, Etats-Unis, Japon, Russie). Washington souhaite, en outre, l’instauration d’un embargo sur les armes. Mais pour la Chine, alliée traditionnelle de Pyongyang, le dilemme est réel. Pékin accepte le principe de sanctions si celles-ci semblent « appropriées », c’est-à-dire sans doute plus symboliques que menaçantes. Tout dépend de la réponse chinoise. Pyongyang, de son côté, a prévenu : les futurs essais nucléaires dépendent de l’attitude américaine à son égard. Tout se joue dans les heures qui viennent. MONDE ONU/L’enfance en danger h En 2002, ils sont 53 000 à avoir été tués. On a également recensé 300 000 soldats et 5,7 millions d’esclaves. Des enfants. Ces chiffres douloureux ne sont qu’un exemple de ce que révèle un rapport sur la violence contre ceux qui ne peuvent pas se défendre. Cette enquête, commandée par le Secrétaire général des Nations unies et présentée aujourd’hui à l’Assemblée générale, a été rendue possible par le travail de 2 000 personnes. Surtout, pour la première fois, des enfants ont été associés à la démarche. Les résultats, effroyables, révèlent que tous les ans, 3 500 enfants de moins de 15 ans sont assassinés dans les pays développés. La violence prend parfois des formes moins visibles mais tout aussi graves, à l’instar des sévices corporels ou sexuels. Toujours en 2002, dans le monde, 150 millions de filles et 73 millions de garçons auraient ainsi été victimes d’inceste, d’esclavage sexuel ou de prostitution. Sept millions d’orphelins seraient également l’objet de châtiment corporel de la part de ceux qui les recueillent. Entre deux dossiers nucléaires, les Nations unies doivent aujourd’hui résoudre une autre menace pour notre avenir : l’enfance en danger.



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