Direct Soir n°367 12 jun 2008
Direct Soir n°367 12 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°367 de 12 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (225 x 289) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Manu Chao retour du musicien vagabond

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 EXPOSITION CULTURE Directsoir N°367/Jeudi 12 juin 2008 A la découverte d’un grand artiste Le musée d’Art moderne de la ville de Paris présente l’œuvre du peintre figuratif écossais Peter Doig, encore peu connu en France, mais dont la toile « White Canoe » fut pendant quelques semaines, en 2007, l’œuvre d’un artiste vivant la plus chère au monde. 100 Years Ago, huile sur toile (2001) de Peter Doig, est actuellement exposée au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Le peintre Peter Doig invite le visiteur de la nouvelle exposition du musée d’Art moderne de la ville de Paris à le suivre dans son univers. Un univers dans lequel les barques reviennent comme un motif récurrent. Né à Edimbourg en 1959, Doig suit des études d’art à Londres et commence à se faire connaître au milieu des années 1980. Présentant une quarantaine de toiles grand format et autant de dessins qui couvrent les années 1990 et 2000, cette exposition affiche les thèmes chers à l’artiste : la mer, les lacs ou la neige, mais aussi les grands espaces. Inspirées de la campagne canadienne ou des ambiances tropicales de Trinidad – lieux où il a vécu –, les toiles du peintre revisitent les images de son passé. Mais l’artiste fait aussi appel à d’autres sources d’inspiration. Doig ne peint pas en extérieur et la contemplation de cartes postales ou de photos peut donner naissance à l’œuvre. Il ne reproduit donc pas la nature telle quelle mais la pétrit de ses souvenirs, laissant le travail du temps faire son œuvre. Ses peintures montrent une nature transformée donnant à voir des paysages – aux couleurs chatoyantes ou pastel – d’une réalité étrange, comme décalée, que le visiteur expérimente le temps de l’exposition. Peter Doig, jusqu’au 7 septembre, musée d’Art moderne de la ville de Paris, 11, avenue du Président- Wilson, Paris 16 e (0153674000).
www.directsoir.net CINÉMA La vie en marche ★★★★★ Récompensé par trois goyas en 2008, « La Soledad » est le deuxième long métrage de Jaime Rosales, réalisateur espagnol prometteur. Deux vies, deux destins frappés par la solitude. Adela et Antonia ne se connaissent pas et ne se croiseront pas. Le propos du deuxième long métrage de Jaime Rosales n’est pas leur rencontre. C’est la trajectoire de chacune de ces deux femmes, vivant dans le Madrid d’aujourd’hui, qui construit La Soledad. Goya (équivalent des césars en Espagne) 2008 du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure révélation masculine (José Luis Torrijo), ce film met au centre de son récit la mort, la maladie, la désintégration de la famille. Adela est une jeune femme, mère d’un petit garçon, séparée du père, qui décide d’aller vivre à Madrid pour repartir de zéro. Un jour, sa vie bascule à la suite d’un attentat. Antonia est une femme d’âge mûr, archétype d’une mère dévouée à ses trois filles. Un conflit pécuniaire va briser le tissu familial. Rosales, dont le premier film Les heures du jour avait été récompensé par le prix Fipresci à la Quinzaine des réalisateurs en 2003, affirme des choix esthétiques ambitieux. Sa caméra filme les acteurs en cadre fixe et en polyvision. Mais à la différence de Phone Game de Joel Schumacher qui usait de ce procédé pour montrer la progression des intrigues en parallèle, Rosales utilise le split-screen pour peupler son image de vide – métaphore de la solitude de ses personnages. Un effet supplémentaire, l’absence de musique d’ambiance, ajoute encore au propos d’une vie prise entre la douleur et la progression inéluctable du temps. La Soledad, de Jaime Rosales, en salles. DR CULTURE 15 Le tournage de La Soledad, durant l’été 2006, a duré sept semaines. Adela (Sonia Almarcha), l’une des deux héroïnes dont on suit la vie solitaire à Madrid.



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