Direct Soir n°364 9 jun 2008
Direct Soir n°364 9 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°364 de 9 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : Avril Lavigne à la rencontre du public français

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 CULTURE Directsoir N°364/Lundi 9 juin 2008 LITTÉRATURE La reine du suspense a encore frappé Depuis « La maison du guet » en 1974, Mary Higgins Clark ne cesse de nous faire frissonner. A l’heure de la sortie de son nouveau roman, « Où es-tu maintenant ? », Directsoir a rencontré cette romancière d’exception. Mary Higgins Clark, sur le plateau de Femmes d’exception, sur Direct8. Mary Higgins Clark, que l’on surnomme « la reine du suspense », ne serait sans doute pas devenue ce qu’elle est si elle n’avait connu très jeune la fragilité de l’existence, son caractère fugace. La mort brutale de son père est un point de rupture essentiel pour comprendre son destin d’écrivain. « Je suis partie à l’église un dimanche matin […] et quand je suis rentrée, il y avait une voiture de police devant chez moi […]. A partir de ce moment-là, j’ai pris conscience que la vie était très fragile. Je ne me suis jamais laissée perturber par les petites choses », explique-t-elle. C’est de ces petites choses qu’elle fera son miel plus tard dans ses livres. S’attacher à ces grains de sable qui font basculer une existence tout entière, c’est déjà cela le style Mary Higgins Clark. L’environnement familial était certes propice à l’épanouissement de la romancière : en effet, comment ne pas devenir « story teller » lorsque l’on est issue d’une famille de catholiques irlandais ? « Mon ADN est irlandais… Les Irlandais sont des conteurs nés. » Alors oui, souvent, toute la petite famille, sa mère et ses tantes, se réunissait pour écouter des histoires irlandaises. « Nous nous asseyions à la maison avec ses quatre sœurs et parlions du bon vieux temps. » Raconter des histoires, c’est déjà un peu les écrire, se construire un imaginaire. Elle a 6 ans lorsqu’elle commence à écrire ses premières lignes, puis se lance très vite dans l’écriture de nouvelles. « J’écrivais toujours des nouvelles en cours de mathématiques et de sciences. » Elle s’essaie ensuite au journal intime dans lequel elle écrit « MON ADN EST IRLANDAIS… LES IRLANDAIS SONT DES CONTEURS NÉS. » quotidiennement. « Je ne peux pas imaginer ne pas écrire un jour », dit-elle souvent. Dès l’âge de 15ans, c’est comme une évidence, elle sait qu’elle sera un « écrivain à succès ». En attendant, elle commence à travailler ; elle sera tour à tour standardiste, publicitaire, hôtesse de l’air, mais elle ne cesse jamais d’écrire, sûre de réaliser un jour son rêve d’adolescente. Elle y arrivera à 40 ans avec La maison du guet, son premier best-seller. Pourtant, dès 20ans, elle prend des cours dans un atelier d’écriture à l’université de New York. « J’avais une très grande envie d’apprendre à être écrivain professionnel. J’ai appris tout ce que je devais savoir dans cet atelier : raconter une histoire et surtout la discipline de l’écriture. » Cette maîtrise dans l’écriture et une mécanique infaillible dans le déroulé de l’intrigue avec des chapitres courts, tels sont peut-être les traits les plus marquants de son style. En cela, elle s’apparente à Alfred Hitchcock dont elle se sent proche. « J’aurais adoré qu’il adapte mes livres. » Ces deux-là ont d’ailleurs une philosophie commune de l’intrigue, suggérer plutôt que montrer. On pense à cette phrase d’Hitchcock qu’elle pourrait faire sienne : « Tout ce qui est dit au lieu d’être montré est perdu pour le spectateur ». Et pour le lecteur ! DR Un lecteur qu’elle aime entraîner dans son roman. « Je veux que tous mes lecteurs se sentent comme la personne qui se sent en danger. » Introduire le désordre dans des vies parfois trop lisses, décrypter la psychologie du meurtrier, rendre suspect chacun des protagonistes, c’est tout l’art de Mary Higgins Clark, qui connaît toujours la fin de ses romans avant de commencer à écrire la première ligne. « C’est un peu comme si vous envoyiez une flèche sur une cible. » Ses livres exaltent une Amérique traditionnelle, mais en montrent aussi les failles. Le meurtrier est souvent un individu avide de reconnaissance sociale qui ne connaît pas l’« american way of life ». Les romans de Mary Higgins Clark sont profondément ancrés dans l’époque. Dans La nuit du renard (Grand prix de la littérature policière 1980), c’est la peine de mort qu’elle semblait condamner et dans son nouveau roman, elle évoque le 11-Septembre. A l’heure où les Etats-Unis subissent le contrecoup de la crise des subprimes, elle met en scène ces dérives comme pour mieux les dénoncer encore une fois. LIVRE Un nouveau thriller haletant ■ Mack a disparu depuis dix ans. Rien ne semble le faire revenir, pas même la mort de son père lors du 11-Septembre. Sa sœur Carolyn décide de relancer l’enquête pour le retrouver. La reine du suspense nous entraîne une nouvelle fois dans un thriller haletant aux rebondissements aussi troubles que terrifiants. Où es-tu maintenant ?, de Mary Higgins Clark, Albin Michel. Mary Higgins Clark sera l’invitée de Véronique Forge dans Femmes d’exception, demain à 8h30 sur Direct8.
www.directsoir.net CINÉMA Des prémices de l’humanitaire ★★★★★ Avec « Les orphelins de Huang Shi », Jonathan Rhys Meyers revient sur les écrans en héros d’une grande fresque historique à la sauce hollywoodienne. Eric (Shawn Ashmore) et Stacy (Laura Ramsey). Une plante très verte Film d’épouvante mettant en scène une monstrueuse plante carnivore, « Les ruines », long métrage de Carter Smith, laisse le spectateur sur sa faim. ■ Deux jeunes couples d’Américains en vacances au Mexique partent à la recherche d’une pyramide maya. Pris au piège par une tribu hostile, ils vont devoir faire face à l’appétit d’une plante carnivore. Fondé sur la trame classique d’un Turistas, Les ruines délivre, hélas sans grande surprise, son quota de demoiselles Cinéaste à la filmographie plus ou moins prestigieuse, Roger Spottiswoode réunit dans Les orphelins de Huang Shi un casting de qualité. Deux acteurs précédemment remarqués par Woody Allen, Jonathan Rhys Meyers (Match Point) et Radha Mitchell (Melinda et Melinda), donnent ici la réplique aux deux monstres du cinéma asiatiques exportés à Hollywood que sont Chow Yun-Fat et Michelle Yeoh. Et le réalisateur de Demain ne meurt jamais de s’attaquer ici au genre de la fresque historique. Pour celle-ci, il s’est inspiré d’une histoire vraie. A la fin des années 1930 sous l’occupation japonaise en Chine, George Hogg, jeune journaliste anglais idéaliste, est chargé de couvrir la répression sanglante orchestrée par les Japonais. Alors que l’on découvre les terribles exactions des occupants, rapidement, l’action préfère se concentrer autour de la figure de George Hogg. Envoyé par les dissidents chinois dans un orphelinat perdu dans la montagne, le jeune homme se sent le devoir de sauver ces enfants meurtris par la guerre. Si le scénario manque parfois d’un peu de souffle, notamment à cause de seconds rôles peu exploités – on aurait aimé la vendeuse d’opium interprétée par Michelle Yeoh plus sulfureuse et l’histoire d’amour avec Radha Mitchell n’est que survolée –, la relation entre Jonathan Rhys Meyers et les enfants est, elle, juste et émouvante. Mais c’est le long périple final à travers la Chine qui offre véritablement au spectateur ce qu’il était venu chercher : intensité des émotions et aventure épique au cœur de paysages grandioses. Les orphelins de Huang Shi, de Roger Spottiswoode. En salles mercredi. dévêtues sur la plage et de scènes gore grand-guignolesques. On pouvait attendre bien mieux d’une adaptation d’un livre de Scott B. Smith, auteur d’Un plan simple, brillamment mis en scène par Sam Raimi. Les ruines, de Carter Smith, en salles mercredi. Chen Hansheng (Chow Yun-Fat) et George Hogg (Jonathan Rhys Meyers). CULTURE 11 La soixantaine d’enfants qui jouent dans le film a été découverte dans deux écoles en Chine : l’une formait des chanteurs d’opéra professionnels et l’autre était destinée aux enfants de travailleurs itinérants.



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