Direct Soir n°363 6 jun 2008
Direct Soir n°363 6 jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°363 de 6 jun 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Alanis Morissette en concert à Paris

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 FESTIVAL CULTURE Directsoir N°363/Vendredi 6 juin 2008 ÉVÉNEMENT Bartabas ouvre le bal des Nuits de Fourvière Tous en selle pour inaugurer la 15 e édition des Nuits de Fourvière ! Parmi les sept créations présentées en exclusivité, Clément Marty, alias Bartabas, investit le Grand Théâtre dès le 7 juin. Ma ville, parc d’attractions ■ Le 11 e arrondissement est encore une fois le terrain de jeu de compagnies de théâtre, slammeurs ou orchestres pendant toute une semaine. On les retrouve dans les lieux phares du quartier (Palais des glaces, Réservoir, la Java) mais aussi en plein air, avec au programme une soirée chanson française En 2007, Les Nuits de Fourvière ont accueilli près de 108 000 spectateurs. C’est dire l’engouement du public pour ce festival où l’excellence est de rigueur. Il est donc peu surprenant de découvrir en ouverture de cet événement l’un des maîtres dans l’art de la perfection et de la minutie : Bartabas. Celui qualifié par Michel Onfray de « Cavalier majuscule » – père du théâtre Zingaro et de l’Académie du spectacle équestre créée en 2003 – accorde pour la seconde fois sa primeur aux Nuits de Fourvière du 7 au 12 juin. Dans la continuité de Récital équestre présenté en 2006, cette année l’artiste sanguin y révèle en exclusivité sa dernière création : un ballet contemporain pensé pour une cinquantaine de chevaux. C’est d’ailleurs à la danse qu’il emprunte au Bataclan (le 11), le burlesque Cendrignon (le 8), ou encore un spectacle d’enfants, pour les enfants, Les bons, les brutes et les truands (le 10 juin au Bataclan, à 20h30). Festival Onze Bouge. Renseignements à la mairie, place Léon-Blum. Billets à retirer 48 heures à l’avance. les termes « solo, duo, trio, pas de quatre » faisant évoluer ses cavaliers et leur puissante monture tels des danseurs étoiles. Au service de cette rythmique pointue, les partitions mathématiques et syncopées du compositeur américain Philip Glass sont un terreau fertile, véritable source d’inspiration pour Bartabas. Et si pour l’homme qui murmure à l’oreille des chevaux « un artiste se consume au feu de sa passion », sa vision de l’art ne devrait pas manquer d’être partagée par les artistes invités tout au long du festival : Sylvie Guillem, Marianne Faithfull, Leonard Cohen, Damon Albarn, Eva Yerbabuena… Les Nuits de Fourvière, du 7 juin au 2 août à Lyon (04 72 32 00 00). www.nuitsdefourviere.fr.
www.directsoir.net CINÉMA Dans la peau de Van Damme ★★★★★ Avec l’ovni « JCVD », Jean-Claude Van Damme s’offre une étonnante mise en abyme, et une belle réhabilitation. Ex- « action man » star, Jean-Claude Van Damme a fini, à force de sorties médiatiques « aware » visiblement sous influence, par devenir une blague belge à lui tout seul. Vedette dans les années 1980 et 1990, ringard la décennie suivante, l’acteur entame pourtant un beau retour dans JCVD, en faisant à la fois preuve d’esprit d’autodérision et de sincérité. Réalisé par Mabrouk El Mechri, cet ovni cinématographique est une étonnante mise en abyme. Van Damme y joue son propre rôle, celui d’un acteur devenu la caricature de lui-même, à la carrière au point mort et à la vie personnelle dissolue. Le Van Damme du film va tenter de se ressourcer dans sa Belgique natale. Mais, alors qu’il rentre dans un bureau de poste,il se retrouve parmi les otages d’un hold-up. Pire, la police et les médias sont persuadés que c’est lui DVD Les nuits myrtille de Norah Jones « My Blueberry Nights » de Wong Kar-wai sort en DVD. Une belle histoire incontournable, que tout cœur sensible ou cœur d’artichaut aimera voir ou revoir. ■ Elizabeth (Norah Jones) apprend que son petit ami la trompe. Elle noie son chagrin dans les pâtisseries (à la myrtille) que lui sert à la nuit tombée Jeremy (Jude Law), séduisant et très sympathique propriétaire d’un petit café new-yorkais à l’atmosphère cotonneuse, chez qui les cœurs brisés viennent s’épancher avant de prendre un nouveau départ. Leur cérémonial prend brutalement fin le jour où Elizabeth entreprend de traverser l’Amérique. Serveuse le jour, barmaid la nuit, au long des villes où elle s’installera, elle croisera la route d’un flic solitaire (David Strathairn), amoureux éconduit par son ex-femme (Rachel Weisz), et une joueuse de poker (lumineuse Natalie Portman)… My Blueberry Nights, premier film en langue anglaise de Wong Kar-wai, marque les débuts sur qui est l’instigateur du casse, fruit d’un énième « pétage de plombs » … Habile mélange de film noir et de burlesque belge, JCVD revisite et réhabilite le cas Van Damme. « Bien sûr, les gens aiment – ou détestent– ce personnage médiatique et culte pour son côté « aware ». Mais c’est également un Européen qui a réussi aux Etats-Unis, un acteur qui a su durer à Hollywood. Et ça, je crois que ça n’a rien à voir avec le hasard », explique Mabrouk El Mechri. Sans cynisme, le réalisateur offre à son interprète principal une sorte de séance de psychanalyse filmée, qui culmine durant un long monologue totalement improvisé. Dix minutes inoubliables, à la fois hilarantes et bouleversantes. Dix minutes reflétant parfaitement Jean-Claude Van Damme, cet homme qui a magnifié le ridicule. JCVD, de Mabrouk El Mechri, en salles. Le premier rôle de Norah Jones au cinéma. grand écran de la chanteuse pop jazz Norah Jones. Chan Marshall (alias Cat Power), qui a participé à la BO, y fait aussi une courte apparition. L’histoire frôle la mièvrerie, certes. Mais l’ensemble léché – couleurs vives et cadres travaillés au cordeau – assoit, s’il le fallait encore après In the mood for love, l’art du maître Wong Kar-wai. My Blueberry Nights, de Wong Kar-wai, StudioCanal. STUDIO CANAL Jean-Claude Van Damme, atterrissage réussi dans JCVD. CULTURE 15 Mabrouk El Mechri a réalisé en 2005 un premier film, Virgil, avec Léa Drucker et Jalil Lespert. ÇA BOUGE Café doux-amer pour trentenaires ■ Après un premier prix au Printemps du rire de Toulouse en 2007, Je m’occupe du café continue son périple à Paris. Ecrite à quatre mains par Nathalie Albar et Florence Lavergne, cette comédie acide prend la forme d’un huis clos faussement léger dont le public se délecte. Ce soir, Philippe fête son trentième anniversaire. Dans un décor de fin de soirée autour d’un dernier café, cinq des invités vont tomber les masques. Aux oubliettes l’hypocrisie de circonstance, les langues se délient, piquantes et sincères. Oscillant entre rire et émotion, chacun se livre, et cela donne lieu à une comédie de mœurs humaniste et savoureuse. Je m’occupe du café, jusqu’au 26 juillet à l’Essaïon Théâtre, 6, rue Pierre-au-Lard, Paris 4 e (01 42 78 46 42).



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