Direct Soir n°36 10 oct 2006
Direct Soir n°36 10 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de 10 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Fabius la longue marche

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 10 octobre 2006 10 ACTU MONDE NUCLÉAIRE/La Corée du Nord face à la colère du monde Depuis la confirmation hier du premier essai nucléaire nord-coréen, les réactions hostiles se multiplient. Des sanctions sont d’ores et déjà envisagées. h Simple condamnation ou menaces de sanctions, les réactions au premier essai nucléaire nord-coréen n’ont pas tardé. Privilégiant le dialogue, l’ONU a demandé à Pyongyang de revenir à la table des négociations pour participer à des pourparlers à six sur son programme d’armement. Une patience que n’ont pas eue les Américains. George W. Bush, intervenant à peu près au même moment à Washington, a dénoncé l’« inacceptable » essai nucléaire, sans oublier de rappeler que le régime nordcoréen, était « l’un des plus dangereux au monde ». Selon John Bolton, ambassadeur américain à l’ONU, son pays envisage des sanctions économiques au titre du chapitre 7 de la Charte des Nations unies. Une fermeté réclamée également du côté de la Grande-Bretagne, par SYRIE/Assad veut-il tuer la paix ? h Depuis 1967, Damas et Jérusalem se regardent avec méfiance. Aujourd’hui, le ton monte d’un cran et Bachar Assad, le président de la Syrie, évoque la possibilité d’une guerre avec l’Etat hébreu. Mais les raisons qui justifieraient ces menaces sont assez confuses. D’après lui, la faute en revient à Ehud Olmert. En refusant des négociations avec lui, le Premier ministre israélien refuse toute paix. Et pour Assad, le raisonnement semble limpide : sans paix formelle, la guerre peut intervenir n’importe quand. Toujours d’après lui, le gouvernement israélien est de toute façon « trop faible pour promouvoir la paix ». Bachar Assad a ainsi déclaré : « Nous avons commencé à nous préparer à la guerre, dans la limite de nos moyens. » Pour le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, ces « menaces doivent être prises au sérieux ». l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Margaret Beckett. Ces sourdes menaces ne semblent pas inquiéter la Corée du Nord outre mesure. Les déclarations belliqueuses et les ambiguïtés du président syrien inquiètent Israël. THOMAS LIARD,SAMUEL ROUSSEAU J. WATSON/AFP George Bush s’apprêtant, hier à la Maison Blanche, à réagir à l’essai nucélaire nord-coréen. En fait, la Syrie n’a jamais vraiment reconnu l’existence de son voisin. Aujourd’hui encore, Damas héberge l’un des chefs les plus extrémistes du Hamas : Khaled Meshaal, le commanditaire de l’enlèvement du caporal Shalit en juin dernier. La conquête israélienne du plateau du Golan lors de la Guerre des Six Jours de 1967 fait également dispute. Jérusalem a annexé ce territoire en 1981. Israël, de son côté, reproche au régime baassiste de soutenir et de financer le Hezbollah et également de mener une politique de déstabilisation du Liban. A l’heure actuelle, le rapport des forces en présence est très favorable à l’Etat hébreu. Cependant, si Damas réussissait à relancer le traité de défense arabe commune, un conflit plongerait la région tout entière dans un engrenage aux conséquences imprévisibles. Ce matin, le régime communiste a averti qu’il pourrait tirer un missile à tête nucléaire si les Etats-Unis refusaient de faire des concessions. Une déclaration qui démontre à quel point la Corée du Nord semble décidée à ne pas céder au diktat international. Un deuxième essai nucléaire est d’ores et déjà prévu. Ce serait le 2 061 e dans le monde depuis 1945. Au centre, Amir Peretz, ministre de la Défense israélien. Un poster des héros du Hezbollah brandi pendant une manifestation. Bachar Assad, le président syrien. A. SCHALIT/REUTERS P.KARADJIAS/AP SANA/AP AP EN BREF SOMALIE : LE DJIHAD S’EXPORTE BIEN Rien ne semblait devoir arrêter les milices islamistes en Somalie. Rien ? Peut-être pas. Il semblerait que les forces gouvernementales, peut-être alliées aux Ethiopiens, aient décidé de mettre un terme à l’une des rares success story de la nébuleuse al-Qaida. Craignant la contagion, l’Ethiopie, pays frontalier, aurait donc envoyé des soldats pour soutenir les troupes régulières. C’est ce qu’affirmait hier Abdullahi Gulle, un responsable islamiste. Depuis Baidoa, une ville au nord de la capitale, où elles sont réfugiées, les « autorités » somaliennes ont rejeté ces allégations à plusieurs reprises. Addis-Abeba a elle aussi nié ces accusations. Hier, les troupes loyalistes ont mené une brève incursion dans Burahakaba. C’est dans cette ville tenue par les milices alliées aux tribunaux islamiques que ces dernières ont subi leur premier revers depuis des mois. Une provocation de trop. Les autorités islamistes ont aussitôt déclaré le djihad contre le gouvernement somalien mais aussi contre l’Ethiopie. Une menace d’autant plus sérieuse que, comme leurs alliés d’al-Qaida, les tribunaux islamiques misent beaucoup sur une croissance par l’exportation. INDE : LE TRAVAIL DES ENFANTS INTERDIT L’Inde veut en finir avec le travail des enfants. A partir d’aujourd’hui, une loi interdit l’emploi de personnes de moins de 14 ans dans des hôtels, restaurants, stations touristiques et comme employés de maison, conformément à une décision du ministère du Travail prise début août. Il y a 20 ans, le pays avait déjà interdit l’emploi des enfants dans les industries dites dangereuses. Officiellement, 12,6 millions d’enfants travaillent en Inde, sur une population totale de 1,1 milliard d’habitants. ÉCONOMIE : GOOGLE S’OFFRE YOUTUBE Le géant de l’Internet a annoncé hier avoir conclu un accord pour racheter le site de clips vidéo. Montant de la transaction : 1,65 milliard de dollars. Il s’agit de la plus importante acquisition jamais réalisée par Google, qui souhaite combiner le savoir-faire du groupe en matière publicitaire avec le succès populaire de YouTube, qui est devenu le 14 e site le plus visité avec 72 millions de visiteurs par mois et 100 millions de vidéos diffusées par jour.
KEVIN WOLF/AP www.directsoir.net ÉTATS-UNIS/L’éléphant républicain piétine Un mois avant les élections de mi-mandat, le parti du président encombré par les scandales. h Le mois de septembre aurait pu être pire. C’est ce que se disaient les Républicains jusqu’à aujourd’hui. Malmenés dans les sondages pendant l’été, ils espéraient reprendre la main grâce aux succès de la politique sécuritaire de George W. Bush. Mais c’était sans compter sur la multiplication des scandales Le sénateur républicain George Allen dans la tourmente. impliquant des parlementaires du parti à l’éléphant. Il y a quelques semaines, la chaîne américaine ABC révélait une affaire d’e-mails à caractère pédophile. Cette affaire a poussé le représentant Foley, au cœur du scandale, à la démission. Mais aujourd’hui, la polémique s’étend au président de la Chambre, Dennis Hastert. D’après des sources de plus en plus formelles, reprises par les médias américains, ce dernier aurait été au courant de longue date et aurait protégé son collègue. Mais alors que la polémique fait déjà rage, c’est un scandale financier qui éclate. Le sénateur républicain George Allen aurait dissimulé la possession de stock-options. Il aurait également profité de sa position pour pousser l’armée à favoriser une entreprise « amie ». Pour le parti, qui a la majorité au Congrès depuis 12 ans, ces affaires sont catastrophiques. L’électorat conservateur est particulièrement sensible aux questions touchant à la morale. La sanction ne s’est pas fait attendre. Dans un sondage révélé hier, 53% des Américains espéraient une victoire des Démocrates lors des élections de mi-mandat qui auront lieu le 7 novembre prochain. Un point inquiétant : parmi cette majorité en constante augmentation, 10% des sondés se déclarent être des électeurs républicains. Une façon, pour eux, de sanctionner les tromperies de l’éléphant. MONDE PÉTROLE/L’Opep veut couper le robinet h L’Organisation des pays exportateurs de pétrole semble bien décidée à stopper l’hémorragie. Pour enrayer la baisse des cours du brut, le président de l’organisation, le Nigérian Edmund Daukoru, vient de proposer par lettre à ses pairs des onze pays membres de réduire de 1 million de barils par jour (mbj) le plafond de production, actuellement fixé à 28mbj. La dernière baisse de ce type remonte à avril 2004. Aucun accord n’a été trouvé pour le moment, mais la baisse récente et prolongée des cours (moins 25% en deux mois) pourrait bien convaincre les derniers réticents. Cela fait à présent deux semaines que les marchés guettent un signal clair de l’Opep. Jusqu’ici, les déclarations avaient été contradictoires d’un pays à l’autre. Désormais, un consensus semble se dessiner. L’Arabie saoudite, l’Iran et le Venezuela, trois des plus grands producteurs mondiaux, sont favorables à la tenue d’une réunion la semaine prochaine pour ratifier l’accord de réduction de la production. D’autres pays, dont le Nigeria, estiment qu’un communiqué serait suffisant. Selon les spécialistes, la décision, quelle qu’elle soit, pourrait intervenir aux alentours du 18 ou 19 octobre.



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