Direct Soir n°355 27 mai 2008
Direct Soir n°355 27 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°355 de 27 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sydney Pollack disparition du réalisateur de « Out of Arica »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 DISPARITION Sydney Pollack Au panthéon des réalisateurs Considéré comme l’un des réalisateurs les plus féconds du cinéma d’après-guerre, l’Américain Sydney Pollack s’est éteint hier à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer. Sydney Pollack sur le tournage du film La firme, en 1993. Un coup de chapeau à quelqu’un de classe », commentait ce matin l’acteur George Clooney, qui avait joué avec Sydney Pollack dans Michael Clayton, en 2007. Réalisateur toujours prêt à passer devant la caméra au côté de la nouvelle génération, Sydney Pollack savait donner la réplique mais aussi diriger les plus grands acteurs. Cinéaste prolixe, il s’est essayé tout au long de sa carrière à tous les genres du cinéma. Du film romantique avec son chef-d’œuvre Out of Africa au film engagé avec Les trois jours du Condor, en passant par la comédie avec Tootsie, Syndey Pollack aimait raconter des histoires. « Les succès de Tootsie et de Out of Africa m’ont surpris, déclarait-il en 2005. C’était des genres complètement différents, mais je crois que Out of Africa est le film le plus proche des films que j’ai aimés enfant. » Né dans l’Indiana, issu d’une famille d’immigrés juifs de Russie, il quitte La Fayette pour New York à l’âge de 17 ans. Il avait commencé sa carrière comme professeur de comédie puis Repères CULTURE Robert Redford et Meryl Streep dans Out of Africa.comme acteur au théâtre et à la télévision. C’est en 1965 qu’il se lance derrière la caméra avec Trente minutes de sursis. Vingt ans plus tard, c’est la consécration avec Out of Africa et le duo Meryl Streep- Robert Redford. Un film récompensé par sept oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Outre Robert Redford, son acteur fétiche qu’il a fait tourner cinq fois, Sydney Pollack a également travaillé avec Barbra Streisand, Tom Cruise, Paul Newman, Nicole Kidman et Sidney Poitier. Cet amoureux de la vie aimait aussi jouer sous la direction d’autres réalisateurs. Stanley Kubrick l’avait ainsi dirigé dans Eyes Wide Shut en 1999. On l’avait vu aussi chez Woody Allen dans Maris et femmes. Son dernier film, Esquisses de Frank Gehry, en 2005, est un documentaire sur l’architecte qui a conçu le musée Guggenheim de Bilbao. En août 2007, malade, il avait dû abandonner le tournage d’un film intitulé Recount, sur l’élection présidentielle américaine de 2000 et le recomptage des voix en Floride. FILMOGRAPHIE ■ 1965 Trente minutes de sursis ■ 1966 Propriété interdite ■ 1969 On achève bien les chevaux ■ 1972 Jeremiah Johnson ■ 1973 Nos plus belles années Danièle Thompson, réalisatrice « Il manquera beaucoup » Danièle Thompson et Sydney Pollack. ■ Quel homme était Sydney Pollack ? Il faisait partie des gens exceptionnels, avec du talent, de l’humilité et une joie de vivre intense. C’était un immense metteur en scène, un homme chaleureux et plein de projets. Il manquera beaucoup en tant que professionnel mais aussi en tant qu’ami. ■ En 2006, il jouait son propre rôle dans votre film Fauteuils d’orchestre. Comment s’est passé le tournage ? Il a laissé le souvenir d’un homme totalement à l’écoute, apprécié par toute l’équipe du film. Sydney Pollack était fasciné par les acteurs français, beaucoup plus modestes que les acteurs américains avec qui il avait tourné ! Il était étonné de voir comment se déroulait le tournage d’un film français, où nous prenions le temps de déjeuner au restaurant avec du vin, en plein milieu d’une journée. ■ Avez-vous un souvenir particulier, une anecdote ? J’en ai tellement ! En 1986, il était président du Festival de Cannes et j’étais dans le jury. Nous avons vraiment passé d’excellents moments. Et puis il y a aussi toutes nos rencontres à travers le monde, nos grandes conversations sur le cinéma qui resteront comme des souvenirs d’un véritable « coup de foudre amical ». ■ 1975 Les trois jours du Condor ■ 1983 Tootsie ■ 1986 Out of Africa ■ 1990 Havana ■ 1993 La firme ■ 1999 L’ombre d’un soupçon ■ 2005 L’interprète PROD DB THELMA FILMS/DR Directsoir N°355/Mardi 27 mai 2008 EXPOSITIONS Le sanctuaire de l’Aldabra ■ L’Aldabra est le plus grand atoll émergé de la planète. Classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, ses 42 îlots coralliens, perles rares sur lesquelles la nature fait loi depuis 125000 ans, font partie de l’archipel des Seychelles. On y trouve, entre autres merveilles, la plus grande population de tortues géantes du monde. Un patrimoine riche mais fragile que s’efforce de préserver la Fondation Aldabra. En ce moment, la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris expose de magnifiques clichés de ces trésors de la biodiversité, où faune et flore jouent un incessant ballet de couleurs. Photographies, sonorisations et reconstitutions transportent le visiteur au bout du monde. Aldabra, trésor de la biodiversité. Jusqu’au 9 novembre 2008, au Muséum national d’histoire naturelle, Jardin des Plantes - La ménagerie, 57, rue Cuvier, Paris 5e, (www.mnhn.fr/aldabra). Victor Prouvé : vedette à Nancy ■ Peinture, arts décoratifs et illustration sont trois domaines dans lesquels Victor Prouvé (1858-1943) s’est illustré au cours de sa longue carrière. La ville de Nancy célèbre le 150 e anniversaire de sa naissance en organisant dans trois musées une grande rétrospective consacrée à ce maître de l’Art nouveau. Les éditions Gallimard publient également un ouvrage collectif (Victor Prouvé, 39 €). Les années de l’Ecole de Nancy, jusqu’au 15 septembre, au musée des Beaux-Arts, musée de l’Ecole de Nancy, et au Musée lorrain (0388401486).
www.directsoir.net CINÉMA Love and The City ★★★★★ Réalisé par Michael Patrick King, « Sex and The City, le film », long métrage tiré de la série éponyme et tant attendu, tient ses promesses. Quatre ans après la fin de la diffusion de la série à succès Sex and The City ayant bénéficié d’un buzz incroyable, Sex and The City, le film arrive enfin sur les écrans français. Suite logique des aventures de Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), Samantha Jones (Kim Cattrall), Charlotte York (Kristin Davis) et Miranda Hobbes (Cynthia Nixon), le long métrage tiré de la série est une bonne surprise. Après quelques centaines d’épisodes couvrant six saisons, le réalisateur Michael Patrick King relève le défi difficile de trouver une idée, sinon originale, du moins bien menée. Alors que la série racontait la vie de quatre trentenaires à la recherche de l’amour dans un Manhattan à la pointe de la mode, le film s’interroge sur CINÉMA Rencontre du troisième sexe Avec « Soap », la réalisatrice danoise Pernille Fischer Christensen signe un premier film déroutant, qui aborde la transsexualité avec humour et finesse. ■ Grand Prix du jury et Prix de la meilleure première œuvre au 56 e Festival de Berlin, Soap met en scène la rencontre entre une trentenaire libérée et un transsexuel dépressif. Obéissant en partie aux principes du Dogme 95 cher à Lars von Trier, le film bénéficie d’une sobriété et d’une authenticité rares, qui autorisent une histoire d’amour improbable. Après avoir quitté son petit ami, Charlotte emménage dans un immeuble modeste pour faire le point. En dessous de chez elle, Veronica vit recluse avec son chien, passant ses journées à regarder la télévision en attendant que la lettre qui l’autorisera à devenir « une vraie femme » arrive. Nullement gênée par le physique de sa voisine, Charlotte tente le « comment le garder ». Malgré quelques écueils (des longueurs inutiles), une introduction pénible mais nécessaire aux novices de la série, Sex and The City, le film réussit à trouver son chemin en s’aventurant dans un registre moins léger que celui de la série. Carrie essuie une lourde peine de cœur à la suite de laquelle ses meilleures amies lui seront d’un grand secours. Mais elle comptera aussi sur sa nouvelle assistante interprétée par Jennifer Hudson, actrice révélée dans Dreamgirls. Le message que véhicule l’histoire de ces quatre femmes relève du bon sentiment – « crée tes propres règles » – mais on y croit et on en redemande. Sex and The City, le film, de Michael Patrick King, en salles demain. Veronica (David Dencik). de devenir son amie, et plus si affinités. Porté par deux acteurs (David Dencik et Trine Dyrholm) inconnus en France mais particulièrement habiles dans leur interprétation, le film de Pernille Fischer Christensen est un hymne à la tolérance. Sans a priori, sans jugement, sans complexe. Soap, de Pernille Fischer Christensen, en salles demain. DR CULTURE 13 Carrie (Sarah Jessica Parker) et ses copines reprennent le shopping. Sex and The City La série culte Sex and The City a reçu huit Golden Globes pour la télévision.



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