Direct Soir n°354 26 mai 2008
Direct Soir n°354 26 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°354 de 26 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Maria Sharapova, nouvelle numéro 1

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE Pour la quatrième fois de sa carrière, Maria Sharapova occupe la place de numéro un mondial. MARIA SHARAPOVA BELLE DE MATCH C’est un cadeau inespéré. Une semaine avant d’investir les travées de la Porte d’Auteuil, Maria Sharapova a récupéré la place de numéro un mondial, après la retraite anticipée de Justine Henin. Un statut que la belle Russe endosse pour la quatrième fois de sa carrière. Mais ce présent pourrait bien être empoisonné. Car la jeune femme avance désormais avec l’étiquette de favorite, malgré un manque d’affinités avec la terre battue. Une situation qui n’effraie pas la championne venue du froid, habituée depuis le début de sa carrière à relever les défis. Maria Lourievna Sharapova voit le jour le 19 avril 1987, dans la petite ville industrielle de Nyagan, en Sibérie. Ses parents, biélorusses d’origine, viennent alors de fuir leur domicile de Gomel après l’explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl. Mais c’est à Sochi, sur les rives de la mer Noire, que Maria accompagne pour la première fois son père Yuri sur un court de tennis. Son destin bascule un après-midi d’octobre 1993, quand Maria échange quelques balles avec Martina Navratilova, la légende tchèque du tennis féminin, lors d’un match exhibition à Moscou. « Elle est douée », assure alors la championne, qui conseille à son père de l’envoyer tenter sa chance en Floride, à l’Académie de tennis de Nick Bollettieri, le fantasque détecteur Directsoir N°354/Lundi 26 mai 2008 Aussi à l’aise sur les courts que face aux caméras, la belle joueuse russe est devenue en quelques années une vedette internationale. A seulement 21 ans et après une saison 2007 gâchée par une grave blessure à l’épaule, elle va tenter cette quinzaine de remporter son premier Roland-Garros. Le pari est audacieux car les talents féminins sont légion. de talents aux lunettes fumées qui a révélé André Agassi et Jim Courier. DE MOSCOU À WIMBLEDON Avec 700 dollars en poche et sans parler un mot d’anglais, Yuri et sa fille s’envolent en novembre 1995 pour Miami. Ils débarquent sans prévenir à Bradenton, où la jeune Russe tape dans l’œil de plusieurs coachs de l’Académie. Mais Maria est
www.directsoir.net La jeune Russe a aussi su se construire une vie propre en dehors de celle du sport. encore trop jeune pour être recrutée à plein temps. Loin de se décourager,Yuri s’installe avec sa fille près de Venice et entraîne luimême la jeune pousse sur tous les courts disponibles.A force de persévérance, Maria est enfin sélectionnée pour entrer chez Bollettieri. Tandis que le père multiplie les petits boulots, la fille commence à enchaîner les victoires dans les tournois régionaux. La jeune espoir russe doit vivre dans le campus de l’Académie, ne retrouvant son père que les week-ends. Cet éloignement la fait souffrir, mais elle s’accroche. Elle franchit un nouveau cap sous la houlette de Robert Lansdrop, l’ancien coach de Pete Sampras, sous les ordres duquel elle met en place ce jeu d’attaque de fond de court qui fera des ravages quelques années plus tard. Gauchère, elle tient désormais sa raquette de la main droite. Athlétique, très agressive, la joueuse ponctue chacune de ses frappes d’un cri strident qui rappelle Monica Seles, autre championne « façonnée » à l’école Bollettieri. A 13 ans, Maria se fait un nom sur le circuit féminin en remportant le prestigieux tournoi Eddie Herr, réservé aux joueuses âgées de moins de 16 ans. L’année suivante, elle passe professionnelle. C’est le début d’une carrière d’exception. En quelques mois, la Russe bat plusieurs joueuses du top 50 mondial. En octobre 2003, à seulement 16 ans, Maria Sharapova remporte son premier tournoi WTA à Tokyo. Travailleuse et appliquée, l’adolescente accumule les résultats probants jusqu’à sa victoire en 2004 à Wimbledon, pour sa deuxième visite sur le gazon londonien, sa surface de prédilection. NUMÉRO UN « MONDIAL À 18 ANS » UNE « POUPÉE RUSSE » QUI ASSUME Pour Maria, rien ne sera plus comme avant. Avec son visage d’ange et ses mensurations de rêve, la jeune femme fait des ravages en dehors des courts de tennis. Son charisme et sa beauté en font la coqueluche des médias et séduisent les annonceurs les plus prestigieux. Canon, Sony Ericsson, Colgate, Land Rover, Nike, Tropicana… La jeune championne signe en quelques mois plus d’une dizaine de contrats juteux qui en font la première fortune de la planète tennis devant EN COUVERTURE 5 Roger Federer. En 2006, ses différents contrats lui ont rapporté la modique somme de 20 millions de dollars. Les mauvaises langues, qui moquent sa supposée relation avec le tennisman américain Andy Roddick, voient en elle une nouvelle Anna Kournikova, cette jeune joueuse russe plus célèbre pour ses photos en petite tenue que pour ses exploits sportifs. Mais Maria ne leur donne pas raison. Tout en s’affichant en couverture des magazines de mode, elle continue à gravir les échelons. En août 2005, c’est la consécration : à 18ans et 4 mois, Maria Sharapova devient la plus jeune joueuse russe de l’histoire à accéder au rang de numéro un mondial. Celle qu’on surnomme « la diva » ou « la poupée russe » assume son statut de vedette, sur le court comme dans la vie. Habituée aux dîners mondains, elle a fêté la semaine dernière son 21 e anniversaire lors d’une soirée organisée par la marque de montres TAG Heuer dans un bar new-yorkais. Elle a créé sa propre fragrance avec le parfumeur Parlux, et signé récemment un partenariat avec le bijoutier Tiffany & Co. Pour cette beauté qu’on dit glaciale, la performance sportive n’est pas incompatible avec l’élégance vestimentaire. En 2006, les spectateurs new-yorkais de l’US Open l’ont vue arborer une robe à paillettes inspirée d’Audrey Hepburn. Et cette semaine, sur les courts de la Porte d’Auteuil, Maria Sharapova revêtira la robe sombre années 1920 dessinée par son équipementier Nike. UNE ACTION HUMANITAIRE La jeune femme a su se construire une vie en dehors du tennis. Ambassadrice bénévole pour les Nations unies, elle a créé sa propre fondation pour venir en aide aux enfants défavorisés dans le monde. L’année 2008 pourrait bien être l’année Sharapova.Après une saison 2007 gâchée par plusieurs blessures, la Russe a déjà remporté l’Open d’Australie au début de l’année. Et une victoire sur la terre battue parisienne lui permettrait d’entrer dans le cercle restreint des joueuses ayant remporté les quatre tournois du Grand Chelem. Une récompense qui viendrait couronner un parcours déjà extraordinaire.



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