Direct Soir n°351 21 mai 2008
Direct Soir n°351 21 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°351 de 21 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : Steven Spielberg, le retour d'Indiana Jones

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE Steven Spielberg lors de la conférence de presse d’Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, le 9 mai dernier à Los Angeles, en Californie. Jusqu’au dernier moment, tout avait été fait pour que rien ne filtre. Jusqu’à la dernière minute avant la première projection dimanche après-midi à Cannes, les seules images visibles du quatrième volet d’Indiana Jones étaient celles de la bande-annonce. Au point que Steven Spielberg, monument du cinéma américain et réalisateur des quatre épisodes du célèbre aventurier, plaisantait au sujet d’un scénario auquel les acteurs euxmêmes n’auraient pas eu accès. Tout avait donc été mis en œuvre pour préserver le secret concernant ce long métrage de deux heures. Un secret à la hauteur de l’attente. Depuis dix-neuf ans, les inconditionnels de l’archéologue n’avaient pas vu Harrison Ford coiffer son chapeau, saisir son fouet et revêtir sa veste de cuir. Cela a laissé assez de temps pour s’interroger sur la capacité du héros – désormais sexagénaire – à se sortir des habituelles embûches, tout en étant projeté dans la guerre froide et confronté non plus aux nazis mais aux Soviétiques. L’autre interrogation concernait la capacité du réalisateur à restituer l’atmosphère des premiers épisodes. Car là résidait bien l’un des enjeux. Steven Spielberg, 63 ans, l’avait annoncé : ce nouvel opus devait faire partie de la famille des Indiana Jones. Il fallait retrouver la célébrissime musique signée John Williams, mais aussi la lumière et les décors. C’est pourquoi le réalisateur a édicté une règle à laquelle il ne devait pas déroger : ne pas utiliser l’expérience qu’il avait accumulée pendant les vingt années qui ont séparé La dernière croisade (1989) du Royaume du crâne de cristal (2008). En un mot, Steven Spielberg a imposé à son équipe, ainsi qu’à lui-même, de faire table rase d’une filmographie pourtant difficile à résumer en quelques lignes. LA NAISSANCE D’UN MYTHE L’aventure d’Indiana Jones commence en 1981. La légende veut que quelques années plus tôt, George Lucas, qui vient Directsoir N°351/Mercredi 21 mai 2008 STEVEN SPIELBERG L’AVENTURE CONTINUE Le réalisateur signe « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal ». Le quatrième épisode de la série, qui sort en salles aujourd’hui, a été présenté hors compétition dimanche au Festival de Cannes. Après dix-neuf ans d’absence, l’aventurier était très attendu. de réaliser le premier épisode de la série Star Wars, conseille à son ami Steven Spielberg d’imaginer son propre aventurier. Ce dernier a essuyé plusieurs refus de la part des producteurs de James Bond, saga à laquelle il aimerait associer son nom. Le conseil porte ses fruits et les deux hommes unissent leurs efforts pour réaliser Les aventuriers de l’arche perdue. George Lucas produit le film, Steven Spielberg se charge de la réalisation. Trois ans plus tard sort Indiana Jones et le temple maudit, deuxième opus de la série. Steven Spielberg dira de ce dernier qu’il est l’épisode qu’il aime le moins. En 1989, le duo se reforme et signe Indiana Jones et la dernière croisade. S’il n’a jamais été formellement
www.directsoir.net précisé que ce film mettait un point final à la série, l’esprit qui s’en dégage est bien celui-là. Steven Spielberg s’apprête à tourner une page et à aborder une nouvelle phase de son travail. « Une période sombre », pour reprendre les mots avec lesquels il qualifie souvent la décennie qui suivra. LES DEUX OSCARS S’il s’autorise encore quelques films à grand spectacle, comme Jurassic Park (1993) et Le monde perdu (1997), le réalisateur s’oriente davantage vers des thèmes sérieux, voire difficiles. Cette période donne notamment naissance à La liste de Schindler (1994), inspiré du roman éponyme de Thomas Keneally : il y traite l’histoire d’un industriel, Oskar Schindler, qui protège des Juifs tout en les faisant travailler dans son usine, et qui sauvra bien d’autres Juifs. Ce film, que Steven Spielberg a proposé à plusieurs metteurs en scène avant de se résoudre à le réaliser lui-même, se révèle êtreun succès. Il lui vaut un oscar. Lors dela cérémonie de remise, Harrison Ford lui fait part d’une remarque : il ne s’opposerait pas à renouer avec le personnage d’Indiana Jones. L’heure n’est pas à un quatrième épisode. Mais l’idée est bien là… En 1999, Steven Spielberg reçoit une nouvelle statuette pour un autre film, Il faut sauver le soldat Ryan (sorti en 1998), dont la trame, à nouveau historique, se situe pendant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1944. Tom Hanks y incarne le rôle principal : avec son unité, le capitaine Miller est chargé de retrouver au plus vite le soldat Ryan, dont trois frères sont morts au combat, afin de le ramener chez lui, auprès de sa mère. Entre Tom Hanks et le réalisateur, les liens se resserrent. Ensemble, ils produiront plusieurs EN COUVERTURE 5 Cate Blanchett, Steven Spielberg, Frank Marshall et Harrison Ford sur le tournage du dernier volet d’Indiana Jones. LE SEUL ARGUMENT « FINANCIER SEMBLE INSUFFISANT » mini-séries pour la télévision. L’acteur figurera aussi au générique d’Arrête-moi si tu peux (2003) et du Terminal (2004). Les rumeurs qui bruissent à Hollywood ont longtemps fait de Tom Hanks le candidat le plus sérieux pour jouer le rôle d’Abraham Lincoln dans le film que Steven Spielberg envisage de consacrer au seizième président des Etats-Unis. Le tournage du film devrait commencer l’année prochaine. Le rôle sera finalement attribué à Liam Neeson. UNE AVENTURE PÉRILLEUSE Steven Spielberg est réputé pour sa propension à enchaîner des tournages très différents. En 2001 et 2002, il s’attelle successivement à A.I. Intelligence artificielle, Minority Report et Arrête-moi si tu peux. Entre Le Terminal et Munich (2006), il signe, en 2005, La guerre des mondes. Dans la filmographie de celui qui s’est fait connaître avec Les dents de la mer – premier film dont les recettes dépassèrent les cent millions de dollars – avant d’être confirmé par E.T. l’extraterrestre – qui en France a frôlé les neufs millions d’entrées et demeure, au boxoffice américain, le quatrième film le plus rentable de tous les temps – la sciencefiction ne disparaît jamais totalement. Et elle se révèle souvent lucrative. Jurassic Park aurait ainsi rapporté près d’un milliard de dollars. Comment expliquer que cet homme, qui a réalisé sept des dix films qui ont enregistré le plus grand nombre d’entrées dans le monde, ait pris le risque de se lancer dans une périlleuse aventure au Royaume du crâne de cristal ? DES JOURNALISTES QUI SE MUENT EN FANS George Lucas, le complice des premières heures, fait part à Steven Spielberg de sa



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