Direct Soir n°35 9 oct 2006
Direct Soir n°35 9 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de 9 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Béart l'eau vive

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Lundi 9 octobre 2006 8 ACTU FRANCE EN BREF Heures sup : rembousez… remboursez… v Saisi par la CFDT, le Conseil d’Etat pourrait contraindre les restaurateurs à rembourser rétroactivement 18 mois d’heures supplémentaires à des dizaines de milliers de salariés du secteur de l’hôtellerie-restauration. Diversité : la grande boucle v Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances, lance aujourd’hui le premier « Tour de France de la diversité » à La Courneuve. L’objectif de l’opération est de « sensibiliser les employeurs aux enjeux de la diversité dans l’emploi ». Ce tour de France commence au siège de la société Paprec, une entreprise de recyclage qui, selon le ministère, « a fait de la diversité un axe fort de sa politique managériale et de sa communication ». Transports lyonnais : grève en marche v Des perturbations sont prévues dans les bus, métro et tramway de l’agglomération lyonnaise, de 7h à 9h jusqu’à vendredi. Les revendications de la CFTC, à l’origine du mouvement, portent essentiellement sur les salaires. Plus d’informations sur les perturbations : www.tcl.fr M t Sainte-Odile La justice a toujours raison v Les rescapés et familles des victimes de la catastrophe du Mont Sainte-Odile, qui réclamaient la condamnation de l’Etat pour "durée excessive de la procédure pénale", ont été déboutés ce matin par le tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg. L’association des rescapés et familles des victimes réclamait 1,5 million d’euros, principalement au titre du dommage moral. PRÉSIDENTIELLE/Gauche trop plurielle Entre l’expérience de la gauche plurielle sous le gouvernement Jospin et le séisme Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002, la « gauche de la gauche » hésite quant à la tactique à adopter en 2007. Si le parti communiste espère bien fédérer l’ensemble des formations d’extrême gauche derrière Marie-George Buffet, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et Lutte ouvrière (LO) ne le voient pas de cet œil-là. Arlette Laguiller, candidate de LO pour la présidentielle de 2007, a estimé samedi à Villeneuve d’Ascq, en marge d’une fête du parti, que c’était « bien qu’il y ait un maximum de candidats » et a réaffirmé son refus d’une union de la gauche antilibérale. « Que Bové se présente, que Besancenot et Buffet se présentent, cela ne me gêne pas. Chacun dira ce qu’il a à dire dans cette compétition », a déclaré à la presse la porte-parole de LO. Même son de cloche du côté de la LCR, qui garde un mauvais souvenir de la présence du parti communiste dans le gouvernement socialiste de 1997. Olivier Besancenot, candidat du parti trotskiste, s’est dit prêt hier sur Canal + à retirer sa candidature à la présidentielle : « Je n’ai pas la prétention, en étant porte-parole d’un petit parti, de pouvoir fédérer tout le monde. Je suis prêt à me retirer, mais pas pour recréer une gauche plurielle. » Pour certains membres de ce « front anticapitaliste » qui reste à définir, l’autre difficulté est de pouvoir réunir les 500 signatures nécessaires à toute candidature. Le PS a demandé ROCARD/BOLKESTEIN Le réformiste contre le libéral h C’est le duo improbable du mois. L’ex-commissaire européen Frits Bolkestein et Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste ont décidé de se pencher ensemble au chevet de notre beau pays. Tous deux signent un livre d’entretiens intitulé Peut-on réformer la France ? (éd. Autrement) à paraître aujourd’hui. Le concept : l’opposition de styles. D’un côté, le « diable » Bolkestein, incarnation de l’idéologie libérale. De l’autre, le réformiste Michel Rocard, poussé dans ses retranchements par son adversaire mais qui prend l’exercice avec malice. Le dialogue est rude, vif, et n’évite aucun sujet qui fâche, du syndicalisme au rejet de l’Europe, en passant par la mondialisation ou la montée des extrêmes. Pas de surprise au final, les deux hommes restent en désaccord, mais il en ressort un véritable dialogue où chacun dessine les contours de sa réforme. THOMAS LIARD,XAVIER FORNEROD,NICOLAS CAILLEAUD,ALEXANDRE GIRAUD,CAROLE TOLILA @ B. ISOLDA/GAMMA De gauche à droite, Arlette Laguiller (LO), Marie-George Buffet (PCF) et Olivier Besancenot (LCR). début août à ses élus de réserver leurs parrainages au futur candidat socialiste. Olivier Besancenot a affirmé hier que "pas mal de maires ont peur (…) de perdre les subventions des conseils régionaux qui sont majoritairement passés à gauche". Alain Krivine, porte-parole de la LCR, a estimé de son côté que si le PS voulait se battre contre la candidature d’Olivier Besancenot, « il devait le faire par des moyens politiques, pas en l’empêchant d’obtenir ses signatures. » La raison de cette consigne de rigueur imposée aux maires socialistes : selon le PS, la multiplication des candidatures à gauche serait responsable de l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle de 2002. CACHAN/Accord et désaccords h Ce matin, quarante-huit personnes devaient quitter le gymnase de Cachan (Valde-Marne) pour des centres d’hébergement. D’autres départs devaient être organisés dans la journée, mais tous les expulsés du squat n’auront pas de logement ce soir et le processus d’évacuation devra finalement se poursuivre plus longtemps que prévu. L’issue de ce processus reste incertaine : hier, trois délégués des expulsés ont claqué la porte de la réunion organisée avec les médiateurs et le maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec. « Le maire nous a donné seulement la liste des personnes qui doivent partir demain matin (aujourd’hui, NDLR), il refuse de nous communiquer le reste, ce n’est pas clair », a expliqué Fidèle Nitiema, porte-parole des « 1 000 de Cachan ». La journée d’hier s’est donc terminée comme elle avait commencé : dans l’agitation. La tension était montée d’un cran lorsque 12 personnes, relogées à Porcheville (Yvelines), avaient refusé de rester dans leur nouveau centre au motif que l’hébergement était trop éloigné de leur lieu de travail. JOEL SAGET/AFP c’estdit « Si on veut empêcher tout le monde de se présenter parce que Le Pen va monter… Le Pen n’a pas tellement monté en 2002, c’est la gauche qui a perdu quatre millions d'électeurs. » Arlette Laguiller, candidate de Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle de 2007. « Maintenant, on ne quittera pas le gymnase sans avoir visité le lieu d’hébergement proposé », a affirmé hier Safietou Ba, une déléguée des femmes. Les médiateurs en sont les premiers surpris : « Il y a un niveau d’exigence qui devient incompréhensible, ça me dépasse », confiait Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile. Au total, ce sont 370 personnes, dont environ 240 en situation irrégulière, qui doivent être relogées temporairement selon le protocole d’accord signé dans la nuit de vendredi à samedi. Près d’un tiers a déjà quitté le gymnase. À Cachan, avant-hier.
www.directsoir.net TABAC/Villepin ne mégote pas Nous avons décidé d’interdire le tabac dans les lieux publics à compter du 1 er février 2007. » C’est par ces mots que Dominique de Villepin a lancé l’assaut final du gouvernement sur la cigarette. Invité hier soir du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro,, le Premier ministre a insisté sur les raisons qui le poussaient à agir maintenant. « Ma conviction est que les Français sont aujourd’hui prêts. La situation est mûre. […] Par ailleurs, il m’apparaissait difficile, comme chef de gouvernement, d’engager le chef du gouvernement suivant alors que c’est ma responsabilité. » Si Dominique de Villepin semble si sûr de son fait, c’est parce que l’annonce est politiquement peu risquée.Selon les derniers sondages, entre 70 et 80% des Français sont favorables à l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics. Premiers visés par le futur décret : les établissements scolaires et les magasins. Pour eux, aucun régime dérogatoire ne sera accordé. Dans d’autres lieux, l’interdiction totale approche aussi, mais elle devra attendre. Onze mois exactement. Au 1 er janvier 2008, bars, tabacs, restaurants et autres discothèques devront impérativement s’être pliés aux nouvelles règles du jeu. Une seule concession leur a été accordée. Ces lieux « habitués à accueillir des fumeurs, selon les mots du Premier ministre, pourront s’ils le désirent, construire des fumoirs réservés aux accros de la cigarette. Des espaces clos où aucun service ne sera délivré afin de protéger les employés des méfaits du tabac ». Pourtant,même dans ces conditions préférentielles,la décision ne fait pas l’unanimité chez les professionnels. Le délai promis serait « insuffisant concernant les bars-tabacs »,a déjà averti la Confédération des buralistes, qui réclame davantage de temps. Elle rappelle qu’en Italie, les professionnels avaient disposé d’un délai de deux ans pour s’adapter. Une grogne partagée par les professionnels de la restauration. « L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) pourrait éventuellement se joindre aux débitants de tabac en cas de mobilisation », a indiqué son vice-président, Francis Attrazic. Selon ce dernier, avec ces mesures draconiennes, le secteur va « droit » à la catastrophe, et il « craint » une baisse de fréquentation de 20 à 30% dans les restaurants. Se voulant rassurant, Dominique de Villepin a confirmé que des solutions de rechange allaient être trouvées pour limiter leur baisse de revenus. Mais sans en préciser la teneur. C’estdit « L’indépendance de l’UDF, cela doit servir à faire des choix. Sinon on n’est nulle part, on n’existe pas, ou alors on cultive l’ambiguïté. » Gilles de Robien, ce matin (Le Parisien) Ce n’était pas l’objet de son intervention. Car hier soir, le Premier ministre a voulu se montrer ferme vis-à-vis des professionnels.Ainsi, après le 1 er février, tout contrevenant au nouveau décret devra s’acquitter d’une amende forfaitaire de 75 euros, mais la somme sera portée à 150 euros pour chaque établissement responsable. Quant aux fumeurs qui rendront les armes face au nouvel arsenal du gouvernement, le Premier ministre a tenu à préciser que des mesures concrètes seraient mises en place pour les aider. Ce qu’a confirmé dans la soirée son ministre de la Santé,Xavier Bertrand,reçu sur le plateau du JT de France 2. « 60 000 personnes meurent chaque année en France parce qu’elles fument et 6 000 autres du tabagisme passif », a-t-il lancé. Pour accompagner les fumeurs qui souhaitent arrêter, l’Etat débloquera près de 100 millions d’euros par an. Le gouvernement espère ainsi doubler le nombre de personnes qui ont recours à des patchs, gommes ou médicament.Actuellement, 600 000 personnes suivent un traitement. Avec cette nouvelle avancée dans la lutte antitabac, la France rejoint les précurseurs qu’ont été l’Irlande, l’Italie, Malte, la Suède et l’Ecosse.Seule lueur d’espoir pour les irréductibles de la nicotine, le Premier ministre a promis « qu’il restera possible de fumer dans la rue et les lieux privés. » « Son état de santé s’améliore constamment. Il est là, il a un téléphone et l’utilise chaque jour davantage. » Raul Castro, à propos de son frère, Fidel Castro, ce matin (AFP) « S’il veut être candidat, qu’il le dise ! » Nicolas Sarkozy, à propos de Dominique de Villepin, ce matin sur France Inter FRANCE TOURISME/L’Europe roule pour le vélo Le Premier ministre a, entre autres, confirmé des mesures chocs dès février prochain. h Partir de la Loire, puis longer le Rhin jusqu’au Danube sans descendre de son Dans quelques mois, il ne restera plus aux fumeurs que la rue où leur domicile… @ J. DEMARTHON/AFP G. BOUYS/AFP vélo sera bientôt possible. A l’horizon 2008, près de 4 000 km de pistes cyclables inviteront les cyclistes à découvrir l’Europe en suivant ses trois plus grands fleuves. Proposé par la Fédération européenne des cyclistes, avec le concours de la Commission européenne, le projet EuroVélo 6 instaure un itinéraire entièrement balisé, sécurisé et équipé de toutes les infrastructures touristiques nécessaires à l’accueil des cyclotouristes. De l’Atlantique à la mer Noire, des sentiers bucoliques relieront Saint- Nazaire à Tulcea, en Roumanie. L’EuroVélo 6 traversera dix pays : la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie. Pour les organisateurs, le principe se veut fédérateur : « L’EuroVélo 6 bénéficie de faibles dénivelés et utilise une majorité de voies éloignées de la circulation automobile, ce qui le rend accessible aux cyclistes de tous âges et de tous niveaux. » Si l’Europe est actuellement traversée d’ouest en est, à terme, un réseau de 12 « eurovéloroutes » est prévu. Plus de 60000 km de pistes feront, à ce moment-là, le bonheur des cyclotouristes. Dans les KIOSQUES Cette semaine, Elle fait le point sur notre sexualité. Témoignages à l’appui, le magazine dévoile sur 38 pages les comportements et les pratiques des couples d’aujourd’hui. Entre pudeur et audace, Elle dévoile tout. 2,30 euros. @ M. TOUSSAINT Directsoir t Lundi 9 octobre 2006 9



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