Direct Soir n°345 13 mai 2008
Direct Soir n°345 13 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°345 de 13 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Christine Lagarde la priorité économique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 EXPOSITION On a testé… CULTURE Métamorphoses spatiales Photographe, peintre ou architecte ? Georges Rousse préfère se définir comme un artiste nomade. La Maison européenne de la photographie expose ses récents espaces réinventés. Casablanca, bâtiment désaffecté revu et partiellement coloré par Georges Rousse. Entrepôts désaffectés, usines à l’abandon, gymnases brûlés, Georges Rousse fait de ces lieux désertés son terrain d’expression artistique. Prix ICP (Institut contemporain de photographie) en 1988, Grand prix national de la photographie en 1993, Rousse est un artiste singulier qui conjugue les talents d’architecte, de plasticien et de peintre pour parvenir à son cliché final. Face à ses œuvres, le visiteur fait l’expérience du doute. Il s’interroge sur ce qu’il voit autant que sur la technique utilisée par l’artiste. Formes géométriques, grands aplats ou lettres, la perspective de ses photographies est contrariée par les contrastes et les couleurs qui s’invitent au milieu des ruines. LA CORSE BRANCHÉE Ses interventions in situ donnent l’illusion d’un plan en deux dimensions, révélé grâce à l’anamorphose – ce qui signifie que l’œuvre n’est visible que d’un point précis. La réflexion sur la mémoire est à la base du travail de Georges Rousse, qui ranime et fige sur pellicule l’âme d’un lieu. A l’occasion de cette grande exposition, les éditions Actes Sud publient Tour d’un monde, 1981-2008 (65 €), un très beau livre qui permet de découvrir l’évolution du travail de l’artiste. Georges Rousse, jusqu’au 8 juin à la Maison européenne de la photographie, 5/7, rue de Fourcy, Paris 4 e (01 44 78 75 00). ■ Voici un restaurant corse bon, typique et branché. Il allie une décoration moderne et Empire, à deux pas des Champs-Elysées. Lancez les festivités : tarte fine au brocciu, poêlée de supions, croustillant brocciu et blettes, charcuterie des montagnes, grosses crevettes sautées en persillade (entrées 13 €). En plat, testez l’original Corsica burger ou le civet de sanglier (19 à 26 €). Pour les desserts (12 €), découvrez la fiadone au brocciu. Châtaignes et noix se glissent à merveille parmi ces plats. En fin de soirée, le lieu se fait « lounge », avec un excellent chanteur qui ajoute à l’ambiance groove. L’Empire du 8 e, 11, rue Jean-Mermoz, Paris 8 e (01 43 59 21 47, www.lempiredu8eme.com). CASABLANCA 2003 LA FOURCHETTE THÉÂTRE Ovide à Gennevilliers ■ La Comédie-Française s’invite au Théâtre de Gennevilliers. Pour ce faire, l’une des plus jeunes recrues de l’institution, Benjamin Jungers, rencontre Catherine Hiegel, grande dame du Français. Tous deux revisitent Les métamorphoses d’Ovide, adaptées par Philippe Minyana. Le mythe de Procné et Philomèle, deux sœurs trahies par le roi de Thrace, témoigne de toute la modernité du répertoire classique. Les métamorphoses, du 17 mai au 15 juin au Théâtre de Gennevilliers, 41, avenue des Grésillons, Gennevilliers (92) (01 41 32 26 26). Le metteur en scène argentin des Métamorphoses, Marcial di Fonzo Bo. LIVRE La face cachée d’Hollywood ■ Juliette Michaud, qui a été pendant dix ans la correspondante du magazine Studio à Los Angeles, dévoile dans Junket l’envers du décor hollywoodien. Dans ce livre plein d’autodérision, elle raconte les tribulations d’une journaliste confrontée aux interviews à la chaîne et à une industrie du cinéma de plus en plus uniformisée. Junket, de Juliette Michaud, Sonatine, 18 €. DR M. LABELLE Directsoir N°345/Mardi 13 mai 2008 Le général Salan accueille le général de Gaulle à Alger, le 4 juin 1958. HISTOIRE Mai 1958 : l’anniversaire oublié ■ Alors que l’évocation de Mai 1968 frise le matraquage, un autre événement fondateur est curieusement passé sous silence : le soulèvement d’Alger le 13 mai 1958 (il y a 50 ans) et l’appel au général de Gaulle qui déboucha sur l’avènement de la V e République. Grâce à des archives totalement inédites, le Pr Jacques Valette établit, preuves à l’appui, que la IV e République s’est effondrée sous la menace d’un putsch orchestré par les réseaux gaullistes (Debré, Foccart…) et tacitement approuvé par le général de Gaulle. Il s’en est fallu de quelques heures, en mai 1958, pour que les paras d’Alger ne sautent sur Paris dans le cadre de l’opération « Résurrection ». Un récit passionnant. Le 13 mai du général Salan, Jacques Valette, éd. L’esprit du livre, 18 €. BD Le plus gentil des lions féroces ■ Apparu dans le magazine Tchô ! au côté de Titeuf, le lion César devient aujourd’hui le héros du dernier né de la collection Shampooing, Le roi de la savane. A la manière d’une nécrologie avec flash-back sur ses débuts difficiles puis sur son ascension, Daniel Blancou revient sur la vie de ce lion rigolo qui voulait devenir le plus féroce des lions du cirque Astropof. L’auteur donne, dans cet album, une belle leçon d’humanité de son trait plein de malice et de gentillesse. Le roi de la savane, de Daniel Blancou, coll. Shampooing, 11,50 €.
www.directsoir.net CINÉMA Nettoyeur sali ★★★★★ Après l’avoir dirigé dans « Au revoir, à jamais », le réalisateur Renny Harlin offre un nouveau rôle à SamuelL. Jackson dans son dernier film, « Cleaner ». En digne héritier de séries comme Six Feet Under – qui montre que la mort est un business –, le nouveau film de Renny Harlin présente un autre métier très lucratif : celui de nettoyeur. Après avoir été flic au sein de la police de Trenton, Tom Cutler (SamuelL. Jackson) s’est recyclé comme nettoyeur de scènes de crime, une profession honnête qui lui permet d’élever seul sa fille Rose. Son dernier contrat le mène dans les beaux quartiers pour effacer les traces d’un meurtre. Mais Tom se rend compte que ce n’est pas la police qui l’a mandaté et que le crime n’a jamais été enregistré dans les fichiers de celle-ci. Ses doutes le poussent à retourner sur les lieux. Il tombe sur DVD Destins croisés Poignant chassé-croisé entre Allemagne et Turquie, « De l’autre côté » a confirmé le talent du réalisateur germano-turc Fatih Akin. ■ Révélé par le percutant Head-on, le jeune réalisateur allemand d’origine turque Fatih Akin continue, avec De l’autre côté, à tisser des liens entre son pays d’origine et son pays d’adoption. Sur un ton plus mûr et plus apaisé, Akin orchestre ici un émouvant chassé-croisé entre Hambourg et Istanbul à travers le destin de six personnages qui n’ont a priori aucune raison de se fréquenter. Récompensé par le Prix du scénario à Cannes en 2007, ce film, qui mêle habilement l’intime au politique, est une magnifique invitation à dépasser les frontières, quelles qu’elles soient, pour aller voir de l’autre côté. AnnNorcut (Eva Mendes), qui habite la maison et lui demande de trouver des pistes pour retrouver son mari. Tom comprend que quelqu’un veut l’impliquer dans cet assassinat. Pour sauver sa tête, il doit aider Annà découvrir la vérité. Réalisateur d’Au revoir, à jamais, de Cliffhanger ou encore de 58 minutes pour vivre (Die Hard 2), Renny Harlin avait, jusqu’à maintenant, habitué les spectateurs à des films plus musclés que ce nouveau long métrage un peu mou. Ici, malgré l’originalité du sujet, un certain dynamisme résultant d’effets de montage et de bonnes prestations, le scénario – pauvre et attendu – se termine par un bâclage en bonne et due forme. Cleaner, de Renny Harlin, en salles demain. De l’autre côté, de Fatih Akin, éd. TF1/Pyramide Vidéo. DR DR CULTURE 13 Cleaner Steri-Clean est le nom d’une véritable société américaine de nettoyage de scènes de crime. Tom Cutler (SamuelL. Jackson), ancien flic, est « rattrapé » par son premier métier.



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