Direct Soir n°344 7 mai 2008
Direct Soir n°344 7 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°344 de 7 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : Francis Cabrel chanteur humaniste

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 CULTURE EXPOSITION Les années 1960 se racontent en peinture Ade-Ledic-Nander II (1955-1957), de Öyvind Fahlström. On a testé… Après le nouveau réalisme en 2007, le Grand Palais s’intéresse à la figuration narrative. Lumière sur un mouvement qui place la société au cœur de ses œuvres. En 1964, le surréalisme et l’abstrait s’essoufflent, tandis que le pop art triomphe à la Biennale de Venise. A Paris, de nombreux jeunes artistes « souhaitent dépasser le collage et continuer à faire de la peinture », explique Jean- Paul Ameline, commissaire de l’exposition. « Tous avaient quelque chose à raconter. Ils auraient pu être cinéastes ou écrivains. Ces artistes étaient poreux à la société » poursuit-il. C’est au critique d’art Gassiot-Talabot que l’on doit l’expression « figuration narrative ». Elle concerne des artistes qui ne forment pas un groupe, mais plutôt une tendance, et dont le Grand Palais présente le noyau dur, en insistant sur ses fondateurs, Hervé Télémaque et Bernard Rancillac. Leur ambition est claire : ils cherchent à sortir l’art des musées et des galeries. Il s’agit donc de le désacraliser en allant vers des images connues par la société. Les toiles qui appartiennent au mouvement sont remplies d’icônes véhiculées par la publicité, le cinéma et la photographie. Dans leurs œuvres, le visiteur retrouve les codes de la bande dessinée (Où es-tu ? Que fais-tu ?, de Rancillac) et du roman noir (Velvet Jungle n°13, de Monory), mais aussi les événements marquants des années 1960 : la guerre du Vietnam (La bataille du riz, d’Aillaud) ou Mai 1968. La dernière salle montre les œuvres les plus engagées : Le grand méchoui ou 12 ans d’histoire, une toile en treize panneaux réalisée par la coopérative des Malassis, en est une illustration choc. Figuration narrative. Paris, 1960-1972, jusqu’au 13 juillet, au Grand Palais, 3, avenue du Général Eisenhower, Paris 8 e (0144131717). UN CHALET SUISSE QUE L’ON GAGNE EN TRAVERSANT LE LAC ■ Il faut embarquer à bord d’une modeste embarcation avant de pouvoir rejoindre la petite île et s’attabler. Le dépaysement est total : verdure à perte de vue, paons et canards ! Napoléon III avait offert ce chalet à sa bien-aimée l’impératrice Eugénie, qui l’avait repéré en Suisse. Celui-ci le fit déménager et l’installa sur l’île. Dans un décor cosy avec lustres à pampilles, le chef Stéphane Trouillard cuisine à merveille son petit crabe frit et rémoulade de légumes wasabi, à découvrir en entrée. Sa piccata de thon aux olives et légumes niçois est parfaite pour poursuivre votre voyage gustatif. Quant aux desserts, il sera difficile de choisir entre sa tarte citron et basilic, guimauve au thym, et son trifle au chocolat. Carte à partir de 35 €, formule déjeuner à 25 €. Le Chalet des îles, 14, chemin ceinture du Lac inférieur, Paris 16e. FAHLSTRÖM FESTIVAL 25 ans d’art et de rock ■ Pour sa 25 e édition, le festival Art Rock mélange une nouvelle fois les genres, entre concerts, danse, théâtre, expositions et arts numériques. Côté musique, on retrouvera notamment Daniel Darc, Nada Surf, The Dø, Dionysos, Yael Naim, Camille, Yelle, Micky Green... Jusqu’au 11 mai à Saint-Brieuc. LIVRE Décollage pour l’empire du Milieu ■ Coutumes, costumes et paysages… Chine offre un tour d’horizon du pays qui compte un milliard trois cents millions d’habitants. En 270 pages et presque autant d’images, les photographies de Sergio Ramazzotti, Laurence Mouton et AlessandroCastiglioni invitent au voyage. Découvrez les campagnes et les villes, l’art de la calligraphie au pinceau et les merveilles sur porcelaine. Chine, de Michel Leroy, éd. du Chêne, 35 €. DR DR Directsoir N°344/Mercredi 7 mai 2008 DR Un recueil de photos et deux disques pour un grand chef d’orchestre. MUSIQUE Karajan, une légende en photos ■ Le 5 avril dernier, le monde entier a célébré le 100 e anniversaire de la naissance d’Herbert von Karajan. Le pouvoir de séduction du célébrissime chef d’orchestre transparaît tout au long des clichés du photographe autrichien Erich Lessing, dans un magnifique ouvrage commenté par Eve Ruggieri. On y voit un homme qui a su, très tôt, faire de sa vie une légende. Le chef d’orchestre inspiré y côtoie l’amateur de belles voitures et de vitesse, avec, toujours, ce sentiment de se savoir observé. Deux disques viennent compléter cet ouvrage. Karajan, de Eve Ruggieri, Biro éditeur, 49 €. OPÉRA « Le Chevalier à la rose » au Capitole ■ Fruit de la collaboration entre Richard Strauss et le poète Hugo von Hofmannsthal, Le Chevalier à la rose est un hommage à Mozart et à la tradition viennoise. Le metteur en scène et directeur du théâtre du Capitole de Toulouse, Nicolas Joel, a pour la première fois travaillé sur cette célèbre comédie lyrique créée en 1911. Sa nouvelle production, avec notamment la soprano Martina Serafin, sera présentée à Toulouse jusqu’au 18 mai. theatre-du-capitole.org
www.directsoir.net CINÉMA Un terrorisme face à un autre ★★★★★ Sixième long-métrage du réalisateur Miguel Courtois, « GAL » revient sur un passage sombre de l’histoire espagnole : le terrorisme d’Etat contre l’ETA. Alors que Miguel Courtois s’attaque à nouveau à la question polémique du séparatisme basque, thème qu’il avait déjà abordé dans El Lobo, sorti en 2005, José Garcia renoue pour la troisième fois avec ses racines espagnoles. Interprétant un journaliste d’investigation inébranlable dans GAL, l’acteur met sa justesse de jeu au service d’un thriller politique explosif. Dans les années 1980, les attentats de l’ETA meurtrissent l’Espagne. En réponse à cette violence quotidienne, le gouvernement entame, par l’intermédiaire de petites mains, une « guerre sale » et sanglante menée par le Groupe antiterroriste de libération, le GAL. Révélée par une équipe de journalistes dont Melchor Miralles, producteur du film et fondateur du quotidien El Mundo, DVD l’affaire fait scandale. A la manière d’un documentariste, caméra à l’épaule, le réalisateur revient au pas de charge sur les agissements terroristes de l’Etat sous la présidence de Felipe González Márquez. Enlèvements, assassinats, corruption : des deux côtés de la frontière, les reporters Marta Castillo (Natalia Verbeke) et Manuel Mallo (José Garcia) mènent l’enquête. L’objectif : informer l’opinion publique. Leur proie : le sous-commissaire Paco Ariza, magistralement interprété par Jordi Mollá. Ripoux assumé, mafioso sans complexe, gominé version bling-bling, toute la noirceur de cette époque émane de son interprétation. Du terrain au tribunal, de Bayonne à Madrid, GAL révèle des faits étonnants peu connus en France. GAL, de Miguel Courtois, en salles. Les derniers mois d’une légende Western poétique, le dernier long-métrage d’Andrew Dominik revient sur l’assassinat de Jesse James, bandit star des années 1870. ■ Sacré meilleur acteur à la 64 e Mostra de Venise, Brad Pitt incarne un Jesse James sur le déclin avec une intensité grave qui lui sied à merveille. Le jeune Casey Affleck (petit frère de Ben) se fait enfin un prénom avec un rôle ambigu et une prestation très juste, d’ailleurs récompensée par un meilleur second rôle par la Société nationale des critiques de films. Dans ce western, l’action est reléguée au second plan. Aux équipées tumultueuses caractéristiques du genre, Andrew Dominik préfère une analyse fine des deux personnages. La sortie du film en DVD s’accompagne d’un documentaire de vingt-six minutes sur le vrai Jesse James, commenté par les acteurs et le réalisateur du film. Outre les éclairages sur ce personnage WARNER honni ou adoré selon les clans, les spectateurs en apprennent davantage sur l’histoire des Etats-Unis et la guerre de sécession. Un bonus judicieux. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, d’Andrew Dominik, DVD Warner. A. DE BENITO/2006 MUNDO FICCIÓN CULTURE 5 Manuel Mallo (José Garcia), journaliste d’investigation dans le film GAL. DVD Suite à cette affaire, les plus hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur en poste à cette époque furent emprisonnés. Les tourments d’un skater ■ Quatre ans après Elephant, Gus Van Sant continue dans Paranoid Park à observer l’adolescence en partant d’un fait divers. Prix du 60 e anniversaire du Festival de Cannes 2007, le long-métrage évoque les tourments d’un jeune skater qui a accidentellement tué un agent de sécurité. Entrecoupé de ballets de skates filmés en super-8, Paranoid Park offre l’évocation vaporeuse et sensible d’un âge hautement mélancolique. L’émotion atteint son comble quand ressurgit la voix d’ange d’Elliott Smith, chanteur folk ami de Van Sant, qui s’est suicidé en 2003. Paranoid Park, de Gus Van Sant, MK2 Editions. DR MK2



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