Direct Soir n°343 6 mai 2008
Direct Soir n°343 6 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°343 de 6 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 897 Ko

  • Dans ce numéro : Ban Ki-Moon face au scandale de la faim

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 MUSIQUE CULTURE Star du slam Deux ans après le succès de « Midi 20 », le slamer Grand Corps Malade propose « Enfant de la ville », dans lequel se bousculent rimes, bons mots et fines observations de la société. L’enfant de Saint-Denis est en tournée dans tout l’Hexagone. DR Il porte une responsabilité que beaucoup lui envient. Grand Corps Malade, avec son premier album Midi 20, a fait connaître le slam au grand public de manière totalement inattendue. Il était temps : cet art de rue est pratiqué aux Etats-Unis depuis plus de trente ans. Midi 20, récompensé par deux Victoires de la musique, s’est vendu à plus de 600 000 exemplaires, et les concerts du poète se sont enchaînés. En février 2007, à l’Olympia, il a rassemblé toutes les générations, happées par ses joutes verbales délicatement mises en musique et en lumière. Surtout, Grand Corps Malade sait partager : pendant ses concerts, quelques jeunes poètes intervenaient, ici ou là, jetant quelques phrases du balcon de l’Olympia. Le voilà de retour avec Enfant de la ville, où il propose à la fois ses observations pleines d’esprit de la société, et la description, « cash » et sans tabous, de ses maux, plus personnels. L’enfant de Saint- Denis offre ainsi un joli hommage à sa ville, Là où je vis. Il y évoque « les premiers rendez-vous autour d’un grec », et ces jeunes qui ont « une maîtrise de vannes ». Il est question de langage, car le sujet continue de passionner le poète (« Je viens de là où ça choque personne qu’un groupe s’appelle Nique ta mère). Il manque de mots pour aider quelqu’un dans la souffrance (J’ai pas les mots), et se fait même romantique, lorsqu’il avoue : « t’as pas droit à l’erreur quand t’écris un texte d’amour », sur Comme une évidence. Les musiques sont discrètes, une fois de plus, privilégiant les ambiances intimistes. On retrouve même des invités de choix : Oxmo Puccino et Kery James, deux rappeurs parmi la crème de la production hip-hop actuelle, posent leur flow sur A la recherche. Et la quête de Grand Corps Malade est pleine de modestie : « A la recherche de partage et du bonheur des proches. » Tout simplement. Enfant de la ville, de Grand Corps Malade, Universal/AZ. En concert demain à Saint-Etienne, le 9 mai à Bulligny, le 10 à Obernai, du 22 au 24 à Paris (Olympia). STEFAN RAPPO FESTIVAL Festival d’électrons libres ■ Le rock possède de très nombreux festivals. La musique électronique a ses Nuits sonores. Pendant cinq jours, les beats de cette sixième édition feront vivre les salles de concerts, clubs, bars, galeries et lieux emblématiques de Lyon pour des sets avec les plus grands DJ du moment. Miss Kittin, CarlCraig, Josh Wink représenteront la scène internationale, tandis que Laurent Garnier, le Peuple de l’Herbe ou encore The Hacker tiendront le fief du côté français. Nuits sonores, du 7 au 11 mai, divers lieux, Lyon (www.nuits-sonores.com). ROMAN Le magicien Powers ■ La chambre aux échos, nouveau roman vertigineux de Richard Powers couronné par le National Book Award, confirme l’insolent talent et l’érudition de ce grand écrivain américain encore méconnu en France. Powers y aborde la question de l’identité, tout en livrant des pages inoubliables sur les neurosciences, l’Amérique rurale de l’après- 11-Septembre et la migration des grues. La chambre aux échos, de Richard Powers, éd. Le cherche midi, 23 €. DR C. GANET Directsoir N°343/Mardi 6 mai 2008 THÉÂTRE Les ravages d’un amour prohibé ■ Léa Drucker et Maurice Bénichou sont les amants interdits de Blackbird, une pièce signée David Harrower. Quinze ans auparavant, Una, âgée de 12 ans, s’est donnée par amour à Ray, de 28 ans son aîné. Condamné à six ans de prison, ce dernier a refait sa vie, changé d’identité, laissant l’enfant seule face au regard des autres. Alors que la jeune fille retrouve Ray après toutes ces années, comment se traduit son ressentiment ? Entre vengeance, amour et impression d’abandon, l’étau se ressert en un huis clos déroutant. Lequel des deux sera finalement l’abusé de l’abuseur ? Blackbird, jusqu’au 24 mai, Théâtre des Célestins, 4, rue Charles-Dullin, Lyon 2 e (0472774000). Souvenirs du « sexe faible » ■ Présentée en 2007 au Festival d’Avignon, Je vous salue Mamie est le fruit d’une collaboration familiale. Deux cousines, l’une journaliste, l’autre comédienne, s’unissent pour faire resurgir les souvenirs d’une grand-mère tyrannique. Le résultat : un one-woman show drôle et saisissant sur la condition féminine et les dégâts d’une éducation religieuse sans humanité. Je vous salue Mamie, jusqu’au 8 juin au théâtre La Bruyère, 5, rue La Bruyère, Paris 9 e (01 48 74 76 99).
www.directsoir.net CINÉMA CULTURE La rue contre l’OMC ★★★★★ L’acteur irlandais Stuart Townsend réalise un premier film engagé et réussi sur les manifestations en marge du sommet de l’OMC à Seattle, en 1999. Plongée au cœur des émeutes de Seattle, en marge du sommet de l’OMC, en 1999. Le compagnon de Charlize Theron, Stuart Townsend, se lance dans la réalisation et revient sur le sommet de l’OMC (Organisaion mondiale du commerce) qui s’est tenu à Seattle, aux Etats-Unis, à la fin de l’année 1999. C’est à travers le point de vue de onze personnages – militants, policiers (Woody Harrelson), habitants de Seattle (Charlize Theron), membres de l’OMC, journalistes (Connie Nielsen), maire de la ville (Ray Liotta) – que sont relatées les cinq journées de protestation contre l’organisation internationale. Bataille à Seattle fait revivre l’événement – ce qui devait se dérouler dans le calme tourna rapidement au chaos, plongeant la ville de Seattle dans l’état d’urgence – et l’exaltation des militants. Sur la scène et dans les coulisses de ces Réalisation éclair, le tournage de Bataille à Seattle a duré 29 jours et s’est déroulé en majeure partie à Vancouver, au Canada. émeutes, le film immerge le spectateur dans les rangs des manifestations, au cœur des saccages et des charges policières, mais aussi au sein des tables rondes feutrées où continuent de discuter et de négocier les grands décideurs économiques.Townsend souhaitait réaliser un premier film à la fois grand public et éducatif. Individu engagé politiquement, le réalisateur livre un film qui a pour but de dissocier le message des militants du spectacle de la violence des combats. Bataille à Seattle pose à sa façon, subjective, la question de la légitimité des moyens – la manifestation et ses dérives – mis en œuvre pour servir une fin politique justifiable. Bataille à Seattle, de Stuart Townsend, en salles demain.



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