Direct Soir n°342 5 mai 2008
Direct Soir n°342 5 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°342 de 5 mai 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 890 Ko

  • Dans ce numéro : Alice Taglioni à l'affiche de « Cash »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 THÉÂTRE CULTURE Des marionnettes à la Comédie-Française Mêlant pantins et comédiens, la pièce « Vie du grand dom Quichotte et du gros Sancho Pança » fait son entrée à la Comédie-Française. Les aventures de Dom Quichotte (Michel Favory) mises en scène par Emilie Valantin. Dans un souci d’ouverture du répertoire de la Comédie-Française aux œuvres majeures européennes, la pièce Vie du grand dom Quichotte et du gros Sancho Pança fait ses premiers pas dans la salle Richelieu. L’entrée au répertoire de cette pièce du dramaturge portugais António José da Silva constitue une autre grande première : des marionnettes font leur apparition sur les planches de l’institution. C’est en 1733 que da Silva revisite le roman de Cervantès. Il insère de nouveaux épisodes dans l’épopée du chevalier à la triste figure, mais en conserve les aventures majeures ainsi que les personnages : Sancho Pança, Dulcinée, Carrasco… Il crée une parodie baroque On a testé… dans laquelle des intermèdes chantés entrecoupent les pérégrinations du chevalier errant. La mise en scène d’Emilie Valantin fait intervenir des marionnettes pour répondre aux comédiens. Les pantins, de tailles diverses, donnent à voir les délires de don Quichotte. Folie ou aventures réelles ? Vie du grand dom Quichotte et du gros Sancho Pança, véritable road movie baroque, laisse le champ libre à toutes les interprétations. Vie du grand dom Quichotte et du gros Sancho Pança, jusqu’au 20 juillet à la Comédie-Française, salle Richelieu, place Colette, Paris 1 er (0 825 10 16 80). PERCHÉ DANS UN ARBRE ■ Le rêve pour se ressourcer : une cahute de 13 m² en bois de mélèze avec douche à jets, WC, kitchenette, terrasse, grand lit et les petits déjeuners gourmands déposés chaque matin au pied de l’arbre et à hisser avec une corde. Une qualité labellisée Clévacances, au cœur de la forêt. Et pour profiter pleinement des arbres, découvrez le parcours Accrobranche avec une maxityrolienne de 2 km. Attention, les cahutes ont un tel succès qu’il faut s’y prendre tôt ! A partir de 125 € la nuit pour deux personnes, petit déjeuner compris. Autre solution : faites-en construire une dans votre jardin ! (Renseignements pour construction : 0618129033) Indian Forest, Le bois Lambert – Le Bernard, BP4, 85540 Moutiers-les- Mauxfaits (0621451325 ou www.lacahutenichee.com). P.GELY/AGENCE BERNARD DR CONCERT Ouvrez grand vos oreilles ! ■ Le big band Le sacre du tympan se distingue depuis quelques années en jouant avec une folle énergie et beaucoup d’humour des morceaux aux confluents du jazz, du rock et des musiques de films. A l’occasion de la sortie de son troisième album (La grande ouverture, Atmosphériques) dans lequel on retrouve de nombreux invités (Sébastien Tellier, -M-, Sanseverino, Marcel Kanche…), la bande de Fred Pallem se produit ce soir et demain à la Maroquinerie. Le sacre du tympan, La Maroquinerie, 23, rue Boyer, Paris 20 e (0140333505). THÉÂTRE Histoires d’hommes ■ Pour Daniel Keene, le théâtre rend compte du monde. Cinq hommes, sixième pièce de cet Australien à être jouée en France, révèle ainsi des bribes d’histoires personnelles à travers le parcours de cinq clandestins. Loin de chez eux, faisant fi de leurs différences, ils prennent la parole. De conversations en anecdotes, les voici tentant de donner un sens à la vie, à leurs vies. Cinq hommes, jusqu’au 25 mai au théâtre de la Tempête, route du Champ-de-Manœuvre, Paris 12 e (0143283636). DR R. SENERA/AGENCE BERNAND DR Directsoir N°342/Lundi 5 mai 2008 ALBUM La nouvelle progéniture des Breeders ■ Depuis Cannonball, le parcours des Breeders n’a pas été un long fleuve tranquille. Avec leur nouvel album Mountain Battles, le groupe retrouve ses marques et livre un opus à la signature caractéristique : lignes de basse omniprésentes, riffs de guitare minimalistes, mélancolie ambiante et voix « mégaphonée ». Kim Deal, accompagnée de sa sœur jumelle Kelley, de Jose Medeles et de Mando Lopez, écoule treize morceaux où se fait sentir le rayonnement des Pixies, dont elle a été la bassiste. Mountain Battles, The Breeders, Beggars/4AD. DANSE Sensations new-yorkaises ■ Ville d’abondance et de pauvreté, New York a inspiré à Federico García Lorca de nombreux poèmes. Le nouveau spectacle de Blanca Li revient sur ce voyage initiatique. Vingt danseurs symbolisent les vagues d’émotions ressenties par le poète dans cette ville cosmopolite, où il passa les années 1929-1930. Spectacle pluridisciplinaire, Poeta en Nueva York mélange des projections vidéo et une chorégraphie qui symbolise la rencontre de l’imaginaire lorquien et de la Grosse Pomme. Poeta en Nueva York, du 7 au 17 mai, Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro, Paris 16 e (0153653000).
www.directsoir.net CINÉMA Démantèlement d’une vie ★★★★★ Avec son nouveau film, Deux jours à tuer : l’adaptation pour le film a été écrite par le trio Jean Becker, François d’Epenoux – l’auteur du roman – et Eric Assous (Une hirondelle a fait le printemps, Les randonneurs). Albert Dupontel incarne Antoine, un homme qui va méthodiquement casser sa vie. STUDIO CANAL « Deux jours à tuer », Jean Becker adapte une nouvelle fois un roman à l’écran. Antoine (Albert Dupontel), 42 ans, est un publicitaire qui a réussi. Il habite une belle demeure dans les Yvelines avec sa femme (Marie-Josée Croze) et ses deux enfants. Tout semble lui sourire. Pourquoi un jour va-t-il tout détruire, prétextant qu’il s’ennuie dans cette vie où « rien ne dépasse » ? Après sa femme et ses enfants, c’est avec ses amis qu’il se montre désagréable, accusateur jusqu’à leur dire leurs quatre vérités dans un dîner qui se termine en pugilat. En deux jours, il va bouleverser sa vie, anéantir ce qu’il avait construit et tout quitter. Le mystère que cherche à entretenir jusqu’à la fin le réalisateur de Dialogue avec mon jardinier et de L’été meurtrier s’avère être rapidement un secret de polichinelle et cela Un secret décevant Alexandre Arcady fait appel au trio de la pièce « Arrête de pleurer Pénélope ». ■ Delphine a tout pour être heureuse. Elle a un bel appartement, une ligne impeccable, une bonne situation dans une agence de pub, mais elle est célibataire. Un jour, agacée par les interrogations de deux collègues à propos de sa vie sentimentale, elle s’invente une aventure avec son patron, l’élégant Pierre Grimaux (Pierre Arditi). La rumeur – de fait croustillante – fait bientôt le tour du personnel. Empêtrée dans son mensonge, Delphine fait appel à ses deux meilleures amies pour se sortir de ce mauvais pas. Comédie qui se veut jubilatoire, Tu peux garder un secret ? tombe rapidement dans la farce ennuyeuse. Les dialogues, écrits par le trio de la pièce Arrête de pleurer Pénélope – Juliette Arnaud, Christine Anglio et Corinne Puget – en arrivent à des sentences aussi creuses que « De toute façon, personne ne sait ce que c’est l’amour ». Loin de croire au désespoir de Delphine, pourtant bien interprété par Juliette Arnaud, le spectateur souhaiterait au moins pouvoir Pierre Arditi et Juliette Arnaud. profiter de vraies situations cocasses. Mais il n’y rencontrera que des personnages clichés – le trio de copines : la blonde, la brune, la rousse –, une DRH revancharde (Laurence Boccolini), amoureuse en secret de son patron… dans des situations tirées par les cheveux. Tu peux garder un secret ?, d’Alexandre Arcady, en salles mercredi. ETIENNE GEORGES/2008 - ALEXANDRE FILMS CULTURE s’impose malheureusement un peu vite au spectateur. Eventé, le secret ne condamne pas pour autant complètement le film, adapté du roman de François d’Epenoux. Dans Deux jours à tuer, Jean Becker fait la preuve de son art lorsqu’il s’agit de filmer les paysages, leur sensualité, leur poésie. La deuxième partie, tournée en Irlande dans la région du Connemara, dévoile les vastes landes de ce pays débordant de beauté. Albert Dupontel trouve là un rôle à la mesure de son talent. Et c’est dans le mélange d’optimisme et de pessimisme – savant mélange distillé tout au long du film – que Deux jours à tuer laisse tout de même le cœur serré. Deux jours à tuer, de Jean Becker, en salles mercredi. Argentina : amour et trahison ■ Arturo, 77 ans, est kidnappé à Buenos Aires, en Argentine. Sa fille et sa petite-fille tentent d’obtenir sa libération. En quête d’une rançon, les deux femmes vont découvrir le destin tragique de leur famille. Quand le passé rattrape le présent, la rédemption de ses fautes est-elle encore possible ? Prix du public lors des 20 es Rencontres cinémas d’Amérique latine à Toulouse, Agnus Dei, premier long métrage de Lucía Cedrón, est une déclaration d’amour de la réalisatrice à son pays natal. Oscillant entre le passé et le présent, entre les dramatiques enlèvements politiques orchestrés par la junte militaire, de 1976 à 1983, et ceux, plus récents, lors de la crise économique en 2001, la jeune réalisatrice de 27 ans révèle tout un pan de l’histoire argentine comme de son vécu personnel, à travers le personnage d’Arturo, qui évoque son propre grand-père. Agnus Dei, de Lucía Cedrón, en salles mercredi.



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