Direct Soir n°339 28 avr 2008
Direct Soir n°339 28 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°339 de 28 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 1 Mo

  • Dans ce numéro : Madonna inaltérable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 THÉÂTRE CULTURE Molières et tapis rouge Lever de rideau ce soir aux Folies-Bergère pour la 22 e Nuit des molières. Le monde du théâtre se retrouve pour récompenser les meilleurs spectacles et comédiens, avec Barbara Schulz et Clovis Cornillac en maîtres de cérémonie. John Malkovich, metteur en scène de Good Canary, Vincent Elbaz et Ariel Wizman. Plus de cinq millions de téléspectateurs pour Faisons un rêve, de Sacha Guitry, huit millions pour Fugueuses, de Pierre Palmade et Christophe Duthuron : le théâtre a porté chance à France 2 cette année. C’est donc tout naturellement que la chaîne publique diffuse ce soir, en direct, la cérémonie des molières. Au cours de la soirée, dix-sept statuettes seront remises aux spectacles qui ont marqué cette saison.Avec six nominations, Good Canary, mis en scène par John Malkovich, est le grand favori. Suivi de peu par La petite Catherine de Heilbronnet ses cinq nominations. Le rôle-titre masculin vaut à Jérôme Kircher d’entrer en compétition dans la catégorie du meilleur CINÉMA comédien face à Michel Galabru, Jacques Frantz et Clovis Cornillac. Pour ce dernier, la soirée sera doublement importante, puisque l’acteur enfilera le costume de président d’honneur au côté de Barbara Schulz. Sa mère, Myriam Boyer, sera aussi présente. Déjà récompensée en 1997 comme meilleure comédienne, elle est à nouveau nommée dans cette catégorie pour son interprétation de madame Rosa dans La vie devant soi de Romain Gary. La statuette récompensant le théâtre musical mettra en concurrence L’enfer, Souingue ! Souingue !, Le roi Lion, mais aussi Cabaret, grand déçu des molières 2007. 22 e Nuit des molières, ce soir à 20h50, sur France 2. Un cauchemar filmé ■ Primé dans différents festivals et précédé d’un gros buzz sur Internet au moyen d’une vidéo montrant la réaction terrifiée du public, [REC] se veut, selon ses réalisateurs, « un cauchemar le plus crédible possible ». Ce film d’épouvante espagnol, signé Paco Plaza et Jaume Balaguero, reprend la technique de la caméra subjective, actuellement fort prisée (Cloverfield, le prochain Diary of the Dead de George Romero…). On y suit une journaliste et son cameraman, en reportage sur une équipe de pompiers, qui sont pris au piège dans un immeuble étrange. S’il ressuscite les bons vieux zombies, [REC] le fait avec le souci de coller au plus près du réel. Plaza et Balaguero jouent habilement avec ce que le spectateur voit et ce qu’il entend (surtout des cris) pour instaurer une tension qui va crescendo. S’adressant à un cercle plus vaste que celui des seuls amateurs de films d’horreur, [REC] est un film bien contemporain, à une époque où le premier souci, en cas de catastrophe, est de filmer. [REC], de Paco Plaza et Jaume Balaguero, en salles. B. RENOUT/AGENCE ENGUERAND CONCERT Les fantaisies de Travis Bürki ■ Demain soir, le dandy Travis Bürki présente pour la dernière fois à l’Archipel son nouvel album, Ce garçon. Poète (on l’a entendu slamer avec Edouard Baer et François Rollin sur Radio Nova), musicien, auteur de pièces de théâtre, il a dans sa sacoche des chansons gentiment décalées qui font de lui l’un des espoirs de la chanson française. Un condensé élégant d’ironie, à mettre, sans réserve, entre toutes les oreilles. Travis Bürki, mardi 29 avril à 20h30 à l’Archipel, 17, bd de Strasbourg, Paris 10e. Ce garçon, éd. Anticraft. La voix profonde de Travis Bürki nous transporte dans un univers décalé. CONCERT Nick Cave, prêcheur rock ■ Nick Cave vient récemment de livrer, avec ses fidèles Bad Seeds, le beau Dig !!! Lazarus Dig !!!, album de rock et blues fiévreux qui explore une nouvelle fois des thèmes bibliques et d’autres bien plus profanes… Le crooner australien sera demain soir au Casino de Paris pour un concert déjà complet. Nick Cave, le 9 juin à l’Olympia, 25, bd des Capucines, Paris 9e. J. VEYSEY/CAMERA PRESS ELENE.USDIN Directsoir N°339/Lundi 28 avril 2008 DR OPÉRA Roméo et Juliette révolutionnaires ■ L’orchestre de Paris, les chœurs du prestigieux ensemble Accentus dirigé par Laurence Equilbey, les costumes de Christian Lacroix, une première collaboration de l’Opéra- Comique avec l’expertise sonore de l’Ircam… Voici les alléchants ingrédients du nouvel opéra du très salué compositeur Pascal Dusapin. Créé en 1989 sur un livret de l’écrivain Olivier Cadiot, son Roméo & Juliette est une réinvention de l’idylle mythique, transposée au temps de la Révolution française, le temps d’une révolution solaire… Roméo & Juliette, de Pascal Dusapin, ce soir, demain, et les 2 et 5 mai à l’Opéra-Comique, Salle Favart, place Boieldieu, Paris 2 e (0 825 01 01 23 – 0,15 € /min – ou www.opera-comique.com). EXPOSITION Dans l’intimité de Marie d’Orléans ■ Marie-Antoinette est peut-être la vedette du Grand Palais, mais c’est la princesse Marie d’Orléans qui fait l’actualité du Louvre. Passionnée d’art, comme son frère le duc d’Orléans, la fille cadette de Louis-Philippe fut à la fois mécène et artiste. Les dessins, sculptures, peintures et meubles exposés dans l’aile Richelieu révèlent les talents artistiques de cette princesse morte à 26 ans et témoignent des aspirations des années 1830. Marie d’Orléans 1813-1829, jusqu’au 21 juillet, Musée du Louvre, rue de Rivoli, Paris 1 er (0140205050).
www.directsoir.net CULTURE CINÉMA La touche Clooney ★★★★★ Pour sa troisième réalisation, George Clooney signe une comédie à la fois romantique et burlesque sur les débuts du footballaméricain professionnel. La BO jazzy de Jeux de dupes est l’œuvre du grand songwriter et compositeur Randy Newman. Dodge Connolly (George Clooney), capitaine de l’équipe des Bulldogs. Après deux premières réalisations sur les médias et la politique (Confessions d’un homme dangereux, Good Night and Good Luck) saluées par la critique, George Clooney continue à explorer l’histoire américaine. Son Jeux de dupes se démarque de ses précédents films par un ton résolument léger, pastichant les « screwball comedies », ces comédies loufoques de l’avant-guerre. L’action se situe en 1925, en plein âge du jazz et de la prohibition. Clooney incarne Dodge Connolly, pionnier du football professionnel américain. Ce sport en est alors encore à ses débuts, se jouant sans règles et sans beaucoup d’argent. Pour trouver des sponsors, Dodge a l’idée d’engager Carter Rutherford (John Krasinski), une vedette universitaire et héros de la Grande Guerre. Mais cette icône américaine est soupçonnée par la charmante journaliste Lexie Littleton (Renée Zellweger) de n’être qu’un imposteur… Le long métrage rappelle tour à tour O’Brother et Intolérable cruauté – dans lesquels George Clooney a joué –, même s’il n’a pas le mordant des films des frères Coen. S’éparpillant parfois entre triangle amoureux, reconstitution historique et gags burlesques, Jeux de dupes n’en demeure pas moins une comédie rythmée. Clooney l’acteur s’en donne à cœur joie dans son personnage de séducteur, cabotinant plus que jamais. Clooney le réalisateur nous dépeint, nostalgique, le passage d’un football romantique, enfantin, avec des trucages mais surtout beaucoup de plaisir, à un sport professionnalisé, réglementé, publicitaire, starifié et souvent bien ennuyeux. On peut y voir une métaphore d’Hollywood et un hommage au cinéma américain d’antan. Jeux de dupes, de George Clooney, en salles. DR



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