Direct Soir n°336 16 avr 2008
Direct Soir n°336 16 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°336 de 16 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Christophe Maé en tournée en France

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 FESTIVAL CULTURE Rencontres à La Villette La Grande Halle, le Théâtre Paris-Villette, le Tarmac, le Cabaret Sauvage et la Halle aux cuirs vont pendant deux semaines vivre au rythme des cultures urbaines. A partir d’aujourd’hui et jusqu’au dimanche 27 avril, La Villette fait se rencontrer danses urbaines, théâtre, musique, œuvres hybrides et ateliers. La 13 e édition des Rencontres de La Villette est lancée aujourd’hui. Dans le souci constant de promouvoir les artistes émergents et favoriser le dialogue interculturel, la manifestation témoigne de la diversité de la création dans tous les domaines des arts vivants : danse, théâtre, concerts, performances, formes hybrides, ateliers… La culture hip-hop, expression artistique à part entière, y tient une place toute particulière. Côté danse, la génération montante se produira à l’espace Charlie-Parker. On compte notamment parmi la programmation les quatre danseurs du collectif Sixième sens, en provenance de Roubaix, qui présenteront, vendredi prochain, Clepsydre, une chorégraphie sur l’écoulement inéluctable du temps, qui a bénéficié des conseils artistiques de On a testé… LA MER EN VEDETTE la grande Carolyn Carlson, ou bien encore Khady Fofana qui interroge L’autre, cet inconnu, dans un joyeux mix de culture africaine et de hip-hop (vendredi 25)… Côté musique, on ne résiste pas à la tentation d’annoncer, parmi ceux qui officieront au Cabaret Sauvage, deux pointures américaines : DJ Kid Capri (collaborateur de Snoop Doggy Dogg, 50 Cent…), pour la première fois en France samedi 19, et DJ Jazzy Jeff, « funky soul scratcheur », lundi 26. La vie est surtout faite de rencontres, et La Villette force le hasard pendant deux semaines, c’est le moment d’en profiter… Rencontres de la Villette, jusqu’au 27 avril, Parc de la Villette, Paris 19 e, (01 40 03 75 75).Programmation complète sur rencontresvillette.com. Au croisement des boulevards Raspail et Saint-Germain, une adresse à retenir : Gaya. Installés aux commandes de cette annexe de Pierre Gagnaire, des jeunes formés par le chef aux trois étoiles de la rue Balzac. Hormis un steak haché de veau de lait, vous ne trouverez que des plats préparés à base de produits de la mer : Saint-Jacques, tourteau, huîtres… Gaya offre une carte variée et inventive, avec des plats comme le colineau au court-bouillon, l’effeuillée de raie ou le carpaccio de bar. Une sélection de vins accessibles, mais on regrette un peu que les années proposées soient si récentes. Préférez les places autour du bar, d’où vous pourrez contempler ce qui se passe côté cuisine. Comptez 70 euros pour un repas. Gaya, 44, rue du Bac, Paris 7 e (0145447373). H. PAYETTE DR EXPOSITIONS Philosophie architecturale ■ Yona Friedman est un « architecte de papier ». En un demi-siècle de carrière, rares sont ses projets qui ont abouti, mais cela ne l’a pourtant pas empêché d’acquérir une belle notoriété. Urbaniste, inventeur, génie fou, il prône depuis les années 1950 une architecture spatiale, que l’usager modifierait à sa guise. Bordeaux lui rend hommage à travers une exposition monographique qui révèle sa conception humaniste, voire utopiste de l’habitat. Tu ferais ta ville, jusqu’au 1 er juin, au CAPC Musée d’art contemporain, 7, rue Ferrère, Bordeaux (33) (05 56 00 81 50). After the World Trade Center attack, 2001. Y. FRIEDMAN Gorin restauré et revisité ■ Trente-cinq peintures, quatorze reliefs et six constructions de Jean Gorin s’offrent une cure de jouvence grâce à la fondation BNP Paribas. Exposées au musée des Beaux-Arts de Nantes, les œuvres du « néoplasticien » sont revisitées par le peintre Claude Rutault. Une mise en abîme de la relation entretenue entre la peinture et l’architecture. Gorin, jusqu’au 25 mai 2008. Musée des Beaux-Arts, 10, rue Georges-Clemenceau, Nantes (44) (02 51 17 45 00). C. CLOS/VILLE DE NANTES Directsoir N°336/Mercredi 16 avril 2008 H. BADEKOW DANSE La danse de la mort ■ Le prestigieux Ballet de Hambourg interprète Mort à Venise au Théâtre du Châtelet. Librement adaptée de la nouvelle de Thomas Mann, laquelle a inspiré le magistral film éponyme de Visconti, la chorégraphie néoclassique sur des musiques de Bach et de Wagner est signée John Neumeier. Le personnage de Gustav Aschenbach est ici un chorégraphe vieillissant et en manque d’inspiration, frappé de plein fouet par la vision sublime du jeune adolescent Tadzio qui enflamme son imagination. Epris passionnément, la déraison l’entraîne vers une décadence macabre. Mort à Venise, jusqu’au 20 avril dans le cadre du Festival de danse au Théâtre du Châtelet, Paris 1 er (0140282840). THÉÂTRE Le théâtre baroque de Benjamin Lazar ■ On connaît Cyrano de Bergerac, le personnage, moins l’écrivain qui inspira Edmond Rostand. Benjamin Lazar propose, dans son one-man show sophistiqué, de redécouvrir le chef-d’œuvre de ce poète du XVII e siècle qui longtemps circula sous le manteau. Artisan du lyrique, Benjamin Lazar livre à la lumière des bougies – mêlant le geste et la parole au luth baroque et à la viole – cet étonnant voyage sur la lune, premier récit de science-fiction. L’autre monde ou les états et empires de la lune, jusqu’au 26 avril au Théâtre Louis-Jouvet, 7, rue Boudreau, Paris 9 e (01 53 05 19 19).
www.directsoir.net CINÉMA Star des cambrioleurs ★★★★★ La première réalisation de Jean-Paul Rouve, consacrée au braqueur Albert Spaggiari qu’il interprète avec bonheur, est une réussite. Appréhendé en 1977 pour avoir organisé le célèbre casse de Nice, celui de la Société Générale le 19 juillet 1976, Albert Spaggiari s’évade du bureau du juge d’instruction. En cavale en Amérique du Sud où il coule des jours paisibles, il souhaite entretenir sa petite notoriété auprès des Français et multiplie les pieds de nez à la police en répondant aux journalistes. Vincent (Gilles Lellouche) lui propose un article et réussit ainsi à l’approcher pendant quelques jours… Si la fin des années Giscard vous rend nostalgiques, Sans arme, ni haine, ni violence vous comblera dans la reconstitution de l’époque. Si le très réussi générique expédie l’évasion tout en décontraction (dans un style très « Belmondo ») de Spaggiari, c’est que le film s’attache moins au spectaculaire (ne pas s’attendre à un Ocean’s11) qu’à dresser le portrait d’un homme complexe, dandy pathétique aux rêves de grandeur, brillant loser, vantard attachant, coureur de jupons attentionné avec sa femme (Alice Taglioni), bandit au grand cœur et sympathisant d’extrême droite (penchant fâcheux du vrai Spaggiari, trop rapidement évoqué). Le braquage est vécu par flash-backs, une méthode qui aurait pu s’avérer lourde, mais les transitions sont tellement soignées que le film gagne en légèreté. De l’ex-Robin des Bois césarisé pour son rôle dans Monsieur Batignole, on pouvait s’attendre à aussi bien : toujours sur le fil de l’humour, tant dans les situations que dans les dialogues, et sans jamais verser dans la parodie, Jean-Paul Rouve, pour ce premier long métrage original, réussit son pari. Sans arme, ni haine, ni violence, de Jean-Paul Rouve. En salles. DR CULTURE 13 46482552 francs (soit 7086219 euros), c’est le montant du « casse du siècle », dérobé, « sans arme, ni haine, ni violence », à la Société Générale par Albert Spaggiari et une quinzaine de malfrats. Jean-Paul Rouve, acteur principal et réalisateur de Sans arme, ni haine, ni violence.



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