Direct Soir n°331 9 avr 2008
Direct Soir n°331 9 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°331 de 9 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 184) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jodie Foster dans « L'île de Nim » offre un conte à ses enfants

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE Dans L’île de Nim, Jodie Foster change de registre pour la comédie et le burlesque. JODIE FOSTER ACTRICE PRODIGE Qu’est-ce qui vous a attirée dans le scénario de ce film ? J’enchaînais les drames depuis quelque temps, et j’avais depuis longtemps envie de faire quelque chose de plus léger. D’autre part, je voulais que mes enfants puissent me voir jouer, ce dont ils n’avaient jamais eu l’occasion jusquelà. J’étais très inquiète de leur réaction, mais le fait de me voir dans la peau d’un personnage maladroit, un peu naïf et très burlesque les a fait beaucoup rire. Pour jouer ce personnage, retrouver une certaine spontanéité, retrouver tout ce que l’on m’avait appris dans le domaine de l’improvisation, cela n’a pas été facile. Vous n’êtes pas habituée à jouer les antihéros. Etait-ce difficile ? Quand j’entends antihéros, je pense plutôt à des personnages troubles comme dans Taxi Driver ou, plus récemment, dans A vif. Là, c’est différent:Alexandra, mon personnage, n’est pas douée pour l’action. C’est plutôt une héroïne qui se découvre tardivement comme telle. Vous jouez aux côtés d’Abigail Breslin, devenue star grâce à Little Miss Sunshine. Comment s’est passée votre collaboration ? Je me sens très proche d’elle : comme moi, elle a commencé à apparaître à Directsoir N°331/Mercredi 9 avril 2008 Sourire généreux et regard profond, Jodie Foster illumine depuis ses débuts les salles obscures du monde entier. Elle revient cette semaine aux côtés de la jeune Abigail Breslin et de Gerard Butler dans « L’île de Nim » (lire critique p.13), comédie d’aventures adaptée d’un livre de Wendy Orr, romancière pour enfants déjà célèbre en Australie. l’écran à l’âge de 3 ans, ses parents l’entourent beaucoup, elle a entretenu des relations très familiales avec toute l’équipe. Toutefois, Abigail a un accès immédiat à ses émotions. Je n’avais pas cet atout à mes débuts ! J’ai dû travailler sur ce point pendant des années avant d’y parvenir. Au départ, je suis quelqu’un de cérébral et ce n’est pas naturel pour moi de lier mon physique avec le jeu, contrairement à elle. A. BENAINOUS/GAMMA/EYEDEA PRESS
www.directsoir.net Est-il plus aisé d’être adolescent à l’écran aujourd’hui que dans les années 1970 ? Vivre son adolescence au cinéma peut être catastrophique, mais Abigail est très entourée.Toutefois, j’ai eu la chance de commencer ma carrière en tant qu’actrice et non en tant que jeune vedette, et aller à l’université a été salutaire pour moi. Alexandra rêve sa vie à travers les livres plus qu’elle ne la vit. Selon vous, le cinéma a-t-il la même fonction ? Absolument. Le cinéma est une manière pour moi de vaincre mes peurs sans être confrontée directement aux situations. Je vois le cinéma comme une sorte d’entraînement. Si aujourd’hui j’étais confrontée à certaines situations, je saurais peut-être les surmonter parce que j’ai déjà vécu beaucoup de choses par l’intermédiaire du cinéma. D’autre part, je vois cet art comme une béquille qui m’a aidée à prendre confiance en moi. Comme Alexandra, souhaiteriez-vous écrire ? Quand j’étais jeune, je pensais devenir écrivain plus tard. C’était la seule chose que je savais faire ! Aujourd’hui, j’ambitionne toujours d’écrire mon roman. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais mis cette envie en pratique. Mon travail de réalisatrice me permet quand même de travailler sur les textes des scénarios. Justement, qu’est-ce qui vous a poussée derrière la caméra ? J’ai beaucoup plus la personnalité d’un metteur en scène que celle d’un acteur. J’ai commencé le cinéma à une époque où une femme ne pouvait pas se permettre de réaliser des films… Lorsque j’ai réalisé que c’était possible, cette idée ne m’a plus lâchée et aujourd’hui, j’espère que mon regard de réalisatrice nourrit mon jeu et le travail des réalisateurs pour lesquels je tourne. Vous avez tourné notamment pour de grands réalisateurs français. Y a-t-il des mises en scène « à la française » et « à l’américaine » ? Chaque réalisateur est différent et si les productions françaises ont peut-être des budgets moindres, je pense que le cinéma est en réalité une famille très internationale. On fait tous le même métier. Avez-vous vécu de grands changements à Hollywood durant ces trente dernières années ? Je me souviens d’une période où Hollywood produisait énormément de films et était devenu le centre de la production mondiale. La qualité des films s’en trouvait évidemment affectée. On ne peut pas faire 500 bons films EN COUVERTURE 5 La romancière Alexandra Rover (Jodie Foster) vient à l’aide de Nim (Abigail Breslin) pour sauver son île. dans la même année ! Aujourd’hui, les studios commencent à comprendre où se trouve leur intérêt. Vous avez tourné avec et pour les plus grands. Vous reste-t-il des rêves à réaliser ? Jouer dans un film pour enfants en faisait partie ! En outre, j’aimerais réaliser plus de films et travailler avec des acteurs que je respecte profondément. Des gens comme Meryl Streep, Sean Pennou Daniel Day-Lewis sont plus que des acteurs : ils se situent UN BON SCÉNARIO « NE FAIT PAS TOUT. LE TALENT ET L’EMPREINTE D’UN ACTEUR PEUVENT TOUT TRANSFORMER. » ailleurs, ils sont littéralement transcendants. J’aimerais aussi pouvoir jouer un personnage ayant un don. Cela me permettrait d’apprendre de manière intensive la danse ou le violon ! DR



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