Direct Soir n°33 5 oct 2006
Direct Soir n°33 5 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de 5 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Alain Juppé, retour d'un grand cru

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 5 octobre 2006 10 ACTU MONDE STEPHEN CHERNIN/AP ETATS-UNIS/Scrutin capital au Capitole Démocrates et Républicains se livrent une lutte sans merci pour remporter les élections du 7 novembre. h Pendant cinq ans, la lutte contre le terrorisme avait un peu rapproché les deux partis américains. Aujourd’hui, rien ne va plus : la politique reprend ses droits, les deux camps ne s’épargnent aucun coup. Dans un mois, les Américains voteront pour renouveler un tiers du sénat et la Chambre des représentants. Le scrutin sera aussi l’occasion, dans 36 Etats, de nommer de nouveaux gouverneurs. Pour George W. Bush, l’enjeu est de taille : perdre ou gagner la majorité au Congrès et marquer un point dans la course à la Maison Blanche de 2008. Si l’élection devait se jouer sur la guerre contre le terrorisme et en Irak, le résultat signifierait un vote sanction contre le Président. Le monde entier va se tourner vers le Capitole, et la communauté MIKAËL GUEDJ,SAMUEL ROUSSEAU,MARIE DROLLON internationale est suspendue à l’attente des résultats. Provocations nucléaires de la Corée du Nord, attentisme de l’Opep face à la chute des prix du pétrole : la campagne a pris des airs de guerre de tranchées entre Républicains et Démocrates. Ebranlés par un scandale sur les mœurs du sénateur Foley, les premiers ont réconforté leur base conservatrice en s’attaquant aux paris en ligne ; revigorée par l’accusation de Bill Clinton dans la traque contre Ben Laden, l’opposition met la pression sur la guerre en Irak. Entre peur du terrorisme et ras-le-bol du tout-sécuritaire, ces élections promettent d’être aussi serrées que les présidentielles de 2000 et de 2004. Un tournant décisif pour les États-Unis. PROCHE-ORIENT/Marathon non stop pour Condi Après l’Egypte et l’Arabie Saoudite, Condoleezza Rice est aujourd’hui en Israël. Son but : rassembler une coalition de pays musulmans pour changer la donne. h La route est encore longue pour Condoleezza Rice. La secrétaire d’Etat américaine rencontre aujourd’hui les ministres israéliens des Affaires étrangères et de la Défense Tzipi Livni et Amir Peretz. La journée de mardi a été compliquée pour la représentante américaine. Elle avait prévu la présentation d’une grande coalition de huit pays arabes modérés, mais les membres présents au Conseil ont refusé cet ordre du jour et insisté sur le conflit israélo-palestinien. Le ministre égyptien a rétorqué à la secrétaire d’Etat américaine : « Il ne s’agit absolument pas d’une nouvelle coalition […] Le fléau de la région, c’est le problème palestinien,. » Les Etats-Unis et l’Union européenne refusent toujours d’apporter des aides au gouvernement Hamas. Après lui avoir rendu hommage au Caire, Condi a rencontré le président palestinien, Mahmoud Abbas. Mais elle a également rappelé que les Etats-Unis souhaitaient la formation d’un gouvernement respectant les principes suivants : la reconnaissance d’Israël, celle des accords israélo-palestiniens antérieurs et la renonciation à la violence. Abbas laisse deux semaines au Hamas pour accepter ces conditions, sinon il dissoudra le Parlement. Quant à l’Arabie Saoudite, Condoleezza Rice s’y est rendue lundi. Avec le roi Abdallah, il a été question du Liban, que les Saoudiens ont soutenu pour la reconstruction. Condi a également appelé les autorités saoudiennes à soutenir l’action du gouvernement irakien. G. W. Bush sur l’échelle de coupée d ‘Air Force One 343 drapeaux symbolisent le 11-Septembre. Le sénateur Foley à Washington en septembre dernier. J. YOUNG/REUTERS G. SHAVER/A^P Y. GRIPAS/REUTERS SAEED ALI ACHAKZAI/REUTERS EN BREF AFGHANISTAN : INÉXORABLE EXODE Le sud de l’Afghanistan est en proie aux combats. Les forces de l’Otan affrontent les talibans. Une vaste opération contre les islamistes avait notamment été lancée début septembre. Conséquence : 15 000 familles ont dû fuir, ce qui représente entre 80 000 et 90 000 personnes. C’est ce qu’a annoncé hier le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Le gouvernement afghan a créé une commission à Kandahar pour coordonner l'assitance humanitaire, en relation étroite avec l'ONU. Dernière minute Mort annoncée et démentie La chaîne Al-Arabiya a annoncé ce matin la mort du chef d’Al-Qaida en Irak. Abou Hamza al-Mouhajer, également connu sous le nom de Abou Ayoub al-Masri, aurait été tué lors d’un raid à Haditha. Un porteparole américain et le ministère de la Défense irakien ont démenti. IRA : IRRÉVERSIBLE PAIX L’Armée républicaine irlandaise (IRA) est désormais engagée de manière irréversible sur la voie de la paix. C’est la conclusion d’un rapport d’expert rendu hier. A Londres, comme à Dublin, on qualifie la nouvelle d’historique. Pour Tony Blair, « la porte est ouverte pour un accord final ». Le Premier ministre britannique doit participer du 11 au 13 octobre à des négociations sur l’avenir des institutions politiques en Irlande du Nord. Des négociations qui sont actuellement bloquées. SHANGHAI : IRRÉSISTIBLES TAXIS ANGLAIS Les habitants de Shanghai pourront bientôt circuler dans les célèbres taxis londoniens. La société Manganese Bronze, qui les fabrique au Royaume-Uni, a annoncé hier un partenariat avec le constructeur de voitures chinois Geely. Objectif : produire 20 000 véhicules à partir de l’été 2008.Le grand habitacle de ces taxis, qui permet d'accueillir cinq personnes derrière le conducteur, pourra aider à soulager le trafic surchargé de la mégapole chinoise.
www.directsoir.net AFRIQUE/Kidnappings en série Sixième producteur de pétrole, le Nigeria mène une guerre sans fin avec les séparatistes. h Prenez une région gorgée de pétrole, ajoutez-y des revendications séparatistes… et des élections présidentielles annoncées pour le printemps prochain. Vous obtenez la situation tendue qui prévaut au Nigeria, dans le delta du Niger. Après un mois d’apaisement très relatif, les enlèvements ont repris. Principales cibles : les compagnies pétrolières occidentales et le pouvoir fédéral. Lundi, 14 soldats nigérians étaient abattus et 25 sous-traitants de Shell enlevés avant d’être libérés. Le lendemain, cinq expatriés étaient à leur tour kidnappés. Plusieurs mouvements sont à G. OSODI/AP l’origine des enlèvements qui déstabilisent le Nigeria. Certains groupes sont composés de simples criminels, attirés par les pétrodollars. D’autres ont des motivations séparatistes. Le Mouvement d’émancipation du delta du Niger (MEND) est sans doute le plus connu. Cette milice a démenti être à l’origine de l’attaque de lundi contre Shell mais vient d’annoncer l’envoi de nouveaux combattants dans le delta en prévision d’une offensive de l’armée. Le MEND se pose en défenseur de la communauté Ijaw, une ethnie majoritaire dans cette région (14 millions de personnes) et qui, malgré l’argent de l’or noir, reste particulièrement pauvre. Les séparatistes reprochent au pouvoir fédéral de ne pas redistribuer les richesses. Un tableau auquel s’ajoute la pollution générée par l’industrie pétrolière. Les séparatistes Ijaw réclament des compensations financières. Le gouvernement nigérian jure qu’il fait tout pour améliorer le sort des populations locales. Mais les tensions perdurent et laissent planer une menace : l’interruption de l’approvisionnement en pétrole. MONDE ASIE/Le Japon joue l’air de la prospérité avec ses voisins h D’un côté, un géant économique, le Japon. De l’autre, un futur super-géant, la Chine. Au milieu, une puissance industrielle florissante, la Corée du Sud. Trois nations qui se débattent avec des rancœurs et des malentendus hérités de la Deuxième Guerre mondiale. Et qui doivent faire face aux velléités nucléaires de la Corée du Nord. Face à cette donne, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a décidé de tout faire pour calmer le jeu, conscient que ce ne sera pas de trop s’il veut faire digérer à ses voisins le retour du Japon sur la scène militaire mondiale. Pour afficher sa bonne volonté, le tout nouveau chef du gouvernement a décidé de réserver son premier voyage à l’étranger à ses deux « partenaires ». Pour lui, il s’agit « d’orienter leurs relations vers l’avenir » et de les « mettre au service de la région et du monde entier ». C’est donc sans surprise qu’on apprenait hier qu’il se rendrait à Pékin et à Séoul dimanche et lundi prochains pour y rencontrer les hauts dignitaires de l’Empire du Milieu et du pays du Matin calme. Et il s’agit bien d’une accalmie empirique : Shinzo Abe subit actuellement les pressions du milieu des affaires nippon, excédé par le gâchis économique que représentent les brouilles avec la Chine et la Corée du Sud.



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