Direct Soir n°326 2 avr 2008
Direct Soir n°326 2 avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°326 de 2 avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (142 x 187) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Franck Dubosc dance machine

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 CATARINA ERIC/GAMMA/EYEDEA PRESSE EN COUVERTURE Dans le film Disco, l’acteur incarne Didier Travolta, un quadragénaire qui s’entraîne pour gagner un concours de disco... FRANCK DUBOSC EN MODE DISCO Sortez les combinaisons moulantes et les pantalons pattes d’ef’, la déferlante disco débarque sur les écrans de cinéma ! Après le succès de Camping (5 millions et demi de spectateurs), Fabien Onteniente revient avec une comédie déjantée, à mi-chemin entre The Full Monty et La fièvre du samedi soir. Franck Dubosc y campe Didier Travolta, un chômeur endetté jusqu’au cou, mais bien décidé à offrir des vacances à son fils loin des docks et des raffineries havraises. Pour cela, il ressort les talonnettes et les vestes à paillettes. Et surtout rappelle les copains, Walter le docker syndicaliste et Neuneuil, reconverti en vendeur chez Darty. L’objectif : reformer le trio qui fit fureur dans les années 1980 au Havre, les Bee Kings, pour remporter la Gin Fizz Académie, du nom du célèbre club disco de l’époque. Pas facile quand on a quarante ans et les muscles un peu rouillés. Heureusement la professeur de danse France Navarre (Emmanuelle Directsoir N°326/Mercredi 2 avril 2008 Très attendu, le nouveau film de Fabien Onteniente sort aujourd’hui, avec un Franck Dubosc en roi du dancing à l’aise dans cet univers de paillettes. Affublé d’un invraisemblable brushing, le comédien nous fait revivre la folie des années disco, une époque qu’il a bien connue. Le temps d’un pas chassé et de quelques « moulinettes de l’amour », il nous entraîne dans ses souvenirs. Béart) est de retour de New York pour reprendre en main tout ce petit monde. Au menu : leçons de danse classique, cours de disco et jogging intensif. Un training que les comédiens ont aussi dû s’imposer pour être au point devant les caméras : trois heures de cours par jour. « Jouer en dansant c’était très difficile, dit Franck. Le plus compliqué c’était d’être synchro, de danser en rythme à l’unisson. » Franck et ses acolytes s’en sortent bien : il y a du rythme, le déhanché est bon, la « moulinette de l’amour » (qui fit le succès des Bee Kings) est impeccable. Pour un peu, on se croirait revenu au temps des Bee Gees. Quand on le lui dit, Franck sourit : « Vous savez, le disco c’est comme un dopant. Le temps d’une soirée, on a l’impression d’être un dieu sur la piste de danse ! » Le comédien sait de quoi il parle : « Dans mon adolescence, il y a eu une période baba cool et une période disco. Et quand je repense à mon adolescence, c’est la partie disco qui scintille. »
www.directsoir.net PARENTHÈSE ENCHANTÉE « Le disco, c’était l’insouciance, les looks les plus incroyables », raconte le réalisateur, Fabien Onteniente, qui a aussi connu cette époque. « Le film est un hommage à la parenthèse enchantée du samedi soir. Avec Franck, on ne se connaissait pas mais on a vécu la même chose. C’est comme si on avait trouvé un dénominateur commun à nos souvenirs. » Un peu comme pour les vacances au camping. D’ailleurs l’idée est venue sur le tournage de ce dernier. Dans une des scènes, Franck danse sur une table.A un moment il dit à Fabien : « Tu sais qu’ado, j’avais la pêche et je dansais beaucoup mieux que ça ! » L’œil du réalisateur s’allume : « On a trouvé le thème de notre prochain film ! » Pour coécrire le scénario, Franck a replongé dans ses souvenirs. Il n’a pas eu besoin de se concentrer bien longtemps. A 16 ans, il participait à des concours de danse dans la vraie boîte le Gin Fizz, située sur la rive gauche de Rouen. « On répétait toute la semaine avec deux copains mais on ne gagnait jamais ! » Peu importe, pour Franck Dubosc, ce qui compte c’est d’être ensemble pour partager l’émotion du disco. Quand on lui demande s’il regrette cette époque, le comédien répond que non : « Je ne suis pas d’un naturel nostalgique, explique-t-il. Enfin, si je devais avoir de la nostalgie, ce serait plus de mon adolescence… mais comme les deux sont liés… » Dans son nouveau spectacle, Il était une fois Franck Dubosc, l’humoriste revient sur cette période. Mais pas seulement. « Ça commence dans le ventre de ma mère, jusqu’à mes 84 ans ! », précise-t-il. Une longue introspection donc, pour un spectacle qui, il le reconnaît, lui « ressemble un peu plus que les autres ». DR « IL ÉTAIT UNE FOIS FRANCK DUBOSC » Ce spectacle, cela faisait longtemps qu’il y pensait. C’était juste après le premier, en 1998. Mais entre-temps il y a une rupture – celle avec Véronique –, qu’il raconte sur scène. Il faudra attendre dix ans pour que Franck reprenne ses écrits, des textes souvent rédigés à ses débuts. « A l’époque j’étais un peu moins vulgaire, reconnaît-il. Enfin, « vulgaire » dans le bon sens du terme. J’ai vulgarisé la chose pour toucher un public plus large. Là, je serai un peu moins dans la caricature. » Le rendez-vous est donc pris, le 3 mai, pour un bref regard dans le rétroviseur de sa vie. « Mesdames et messieurs, je vous présente la vraie veste et la vraie valise avec laquelle je suis arrivé à Paris le 2 octobre 1983. Chaque soir que je jouerai cette phrase, je serai le 2 octobre 1983 ! » déclame-t-il au début du spectacle. Le message est passé. Nous sommes au début des années 1980, Franck Dubosc démarre dans le métier. Il nous parle de ses années de galère et de chômage, de ses premières fois. « Il y aura aussi des choses un peu ensoleillées. » Enfant, Franck rêvait d’être Belmondo. Quand on lui demandait ce qu’il voulait faire plus tard, il répondait toujours « vedette ».Vedette de quoi ? Il ne savait pas trop. Acteur, chanteur, cambrioleur… l’important était d’être « dans la lumière, pour qu’on s’intéresse à moi et qu’on m’aime ! ». Mais EN COUVERTURE 7 Didier Travolta reforme son trio de danseurs disco des années 1980 : Neuneuil (Abbes Zahmani, à gauche) et Walter (Samuel Le Bihan, à droite). C’EST DANS « L’HUMOUR QUE JE ME SUIS TROUVÉ LE PLUS VRAI. J’AVAIS ENFIN L’IMPRESSION D’ÊTRE SINCÈRE ! » voilà, « vedette » ce n’est pas un métier. Franck Dubosc choisit un peu par hasard de devenir acteur. A 18 ans, il intègre le conservatoire de Rouen où il côtoie Virginie Lemoine et Valérie Lemercier. A cette époque, il n’a pas l’intention de faire rire – « J’ai cru jeune que je n’avais pas la tête pour être comique ». Il ne sait toujours pas dans quel registre se situer : « J’étais trop moche pour jouer les beaux et trop beau pour jouer les moches ! » Dans les castings, il essaie de faire bonne figure en gommant son accent de banlieue. Mais ça ne passe pas. « J’ai tout fait pour me faire beau, m’habiller, me coiffer, comme on me le demandait. On me disait : « Mais non, il fallait que tu sois comme tu étais avant ! » » La tendance était soudain devenue aux « gueules cassées ». Et en plus on me disait qu’un acteur doit être sincère. Or je ne l’étais pas du tout avec moimême ! » Finalement, il est engagé pour tenir le rôle principal du film A nous les garçons, de Michel Lang. « Les filles me couraient après dans la rue, s’amuse-til. Quelques mois après, c’était fini. Ça vous remet les pieds sur terre. » Même topo outre-Manche, où il décroche l’emploi du French lover dans Coronation Street, monument de la télévision anglaise, avec plus de vingt-deux millions de téléspectateurs chaque soir. Mais en France, il demeure un inconnu. Fin de la parenthèse « sois beau et tais-toi ». Dans les années 1990, Franck se rend compte qu’il sait faire rire. POURQUOI PAS HUMORISTE ? Entre-temps, il aura été journaliste pour la chaîne anglaise Channel Four, assistant magicien ou encore professeur d’expression orale pour avocats. Puis un jour, un ami lui demande de faire des stand-



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :