Direct Soir n°325 1er avr 2008
Direct Soir n°325 1er avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°325 de 1er avr 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 185) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Natalie Portman 26 ans, 26 films

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 A EN COUVERTURE Révélée par son interprétation de la jeune Mathilda dans Léon (1994), Natalie Portman, 26 ans, a déjà tourné avec les plus grands réalisateurs. bientôt 27 ans, Natalie Portman semble dessinée pour les rôles de princesses. Après avoir incarné l’évanescente Padmé Amidala dans la deuxième trilogie de La guerre des étoiles de George Lucas, elle revêt les atours d’une des femmes les plus célèbres de l’histoire de la couronne britannique, Anne Boleyn, dans le premier film de Justin Chadwick. Elle partage l’affiche avec deux comédiens en pleine ascension vers le statut de star : Scarlett Johansson et Eric Bana. Kristin Scott Thomas complète ce trio prometteur avec une élégance sans pareille et une troublante maturité. Le pitch de ce drame est aussi simple qu’efficace : la reine Catherine ne pouvant donner de descendant au roi d’Angleterre (Eric Bana), un gentilhomme de la cour – Sir Thomas Boleyn – fomente le projet de glisser dans sa couche sa fille aînée, Anne. Mais c’est de sa cadette, Mary (Scarlett Johansson), que s’éprend Henri Tudor, huitième du nom. Présenté hors compétition au dernier Festival de Berlin, ce long métrage peut prétendre remporter un certain succès auprès du public grâce à son excellent casting, sa belle réalisation et son intrigue captivante, dont le scénario a été rédigé par Peter Morgan (The Queen, Le dernier roi d’Ecosse). En revanche, le film manque peut-être le rendez-vous de la finesse et du non-dit qu’exigerait sans doute cette histoire, dont un James Ivory aurait fait Directsoir N°325/Mardi 1 er avril 2008 NATALIE PORTMAN PRINCESSE DU 7 e ART La jeune comédienne est à l’affiche de « Deux sœurs pour un roi ». Dans cette peinture de la cour d’Henri VIII, le sulfureux monarque britannique, elle incarne avec talent Anne Boleyn, célèbre courtisane qui voulait conquérir le cœur du roi. Celui des spectateurs ne résiste pas à son excellente interprétation. un chef-d’œuvre. Une réserve qui s’explique sans doute par un certain snobisme européen, qui toujours fait la grimace lorsqu’Hollywood s’intéresse au Vieux Continent. Le halo clinquant qui entoure Deux sœurs pour un roi, tourné en large partie dans d’authentiques châteaux anglais, se dissipe en effet grâce au jeu passionné des acteurs, dont Natalie Portman au premier chef, mais aussi de ses partenaires, tout aussi convaincants dans ce film d’époque. J. CARSTENSEN/EPA/CORBIS
www.directsoir.net FILLE D’ISRAËL En quatorze années de carrière, la comédienne approche déjà le cap des trente films. Si son histoire sur grand écran débute avec Luc Besson et Léon en 1994, son histoire personnelle commence le 9 juin 1981 à Jérusalem : trois semaines avant la formation d’un nouveau gouvernement par Menahem Begin dans lequel Ariel Sharon prend le portefeuille de la Défense ; trois mois avant l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate, qui avait signé en 1978 les prometteurs accords de Camp David avec le même Menahem Begin, sous la bienveillante houlette de Jimmy Carter. Ce contexte n’est pas anodin car il marquera durablement Natalie Portman. « Israël est l’endroit où certains de mes amis de 18 ans passent leurs nuits à dormir dans des bunkers avec leurs casques. C’est l’endroit que mes entrailles refusent d’abandonner », racontait la jeune femme à l’écrivain Alan Dershowitz, dans un livre consacré aux 60 ans d’Israël. Née Natalie Hershlag, fille unique, elle quitte l’Etat hébreu avec ses parents pour s’installer aux Etats-Unis en 1984. Son père est médecin et sa mère artiste. Ils s’installent sur la côte Est. Natalie y grandit, va à l’école, fait ses études à l’université d’Harvard, qu’elle intègre en 1999 et où elle obtient un diplôme de psychologie en 2003. 2006 COLUMBIA PICTURES ENFANT PRODIGE Un parcours riche, et finalement assez classique, sauf qu’entre-temps, Natalie Portman est devenue une actrice célèbre dans le monde entier, alors qu’elle a à peine 18 ans. Un succès qui lui permettra de tourner avec les plus grands, non sans lui laisser quelques regrets. « Je sens que j’ai perdu une partie de mon enfance. J’étais le genre d’enfant qui voulait toujours être plus vieux », confiait-elle récemment au magazine FemaleFirst. C’est effectivement à l’âge où l’on joue encore à la poupée et où l’on emprunte en douce le rouge à lèvres de sa mère pour faire ses premiers essais de maquillage, que Natalie Portman est projetée sous les lumières des plateaux. Nous sommes en 1994. Luc Besson triomphe avec Léon, film dans lequel Jean Reno joue le rôle-titre. Natalie Portman, 13 ans, y incarne Mathilda, une enfant devenue orpheline lors d’un règlement de comptes et qui parvient à bouleverser un tueur qui l’avait prise sous sa coupe. Ce film, tourné en anglais et aux Etats-Unis, est le premier essai de Luc Besson outre-Atlantique. Et c’est un succès. Le cinéaste, comme Jean Reno, en récolte encore les fruits, tout comme Natalie Portman, qui ne s’était alors jamais soumise aux objectifs, sauf à ceux des photographes à l’occasion d’une campagne publicitaire pour la marque Revlon en 1991 (c’est alors qu’elle prend le nom de Portman, que portait sa grand-mère). PARCOURS FULGURANT Contrairement à la mythique Shirley Temple, qui demeure à jamais la charmante petite fille du cinéma américain des années 1930, Natalie Portman, sans doute habilement coachée par son entourage (sa mère a supervisé de près sa carrière), sut dépasser ce rôle de jeune fille et faire évoluer sa carrière en fonction de son âge, à la manière de EN COUVERTURE 5 Natalie Portman est une troublante Anne Boleyn dans Deux sœurs pour un roi, de Justin Chadwick. Elle y incarne celle qui fut la maîtresse puis l’épouse d’Henri VIII d’Angleterre. son contemporain Elijah Wood (Le seigneur des anneaux), ou bien sûr de Scarlett Johansson, avec qui elle partage l’affiche de Deux sœurs pour un roi et qui commença sa carrière à 14 ans au côté de Robert Redford dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Moins de deux ans après sa première apparition sur le grand écran, la jeune fille a déjà tourné avec Michael Mann(dans Heat en 1995 aux côtés d’Al Pacino et de Robert De Niro), de Woody Allen (Tout le monde dit I love you, 1996) et de Tim Burton (Mars Attacks !, 1996). UN SUCCÈS QUI « LUI PERMETTRA DE TOURNER AVEC LES PLUS GRANDS, NON SANS LUI LAISSER QUELQUES REGRETS. » LE SACRE Entre 1996 et 1999, Natalie Portman apparaît peu dans les salles obscures, sans doute pour se consacrer à ses études et obtenir son ticket d’entrée à Harvard. Grâce à ces derniers rôles, elle a pourtant su impressionner durablement les réalisateurs d’Hollywood, si bien qu’elle est castée et choisie par George Lucas lorsqu’il décide de ressusciter la mythique saga de La guerre des étoiles. Le pari est risqué, l’expérience montrant que les suites passent souvent à côté de leurs objectifs, en ne parvenant pas à renouer avec l’esprit du succès initial. Surtout 22 ans après le premier épisode. Si George Lucas a la réputation d’être un magicien du 7 e art, il prouve encore qu’il est aussi un « pro » incomparable. En misant sur Natalie Portman pour jouer la princesse Padmé Amidala, il a fait preuve d’une excellente intuition. Et si Harrison Ford demeure le visage de la première trilogie, Natalie Portman incarne la seconde. Et au prix de quel acharnement ! Toujours étudiante lors de la sortie du deuxième épisode (L’attaque des clones), elle fait preuve d’une persévérance dans le travail qui force l’admiration. « Je suis à l’école durant l’année scolaire, je fais des films l’été, ensuite je fais les promos les week-ends », expliquait-elle alors avec l’aplombde quelqu’un qui



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