Direct Soir n°324 31 mar 2008
Direct Soir n°324 31 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°324 de 31 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Bachar El-Assad l'influence du Président syrien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°324/Lundi 31 mars 2008 8 EN COUVERTURE La Syrie a joué un rôle prépondérant dans la crise politique au Liban. Fouad Siniora, Premier ministre libanais. Le président syrien, Bachar el-Assad, a inauguré le vingtième sommet de la Ligue arabe, à Damas, le 29 mars dernier. « Je pense qu’on diabolise la Syrie. Lui faire porter la responsabilité des actes du Hamas est une erreur, il me semble aussi que les problèmes en Irak ne viennent pas de Damas, répond Denis Bauchard. La Syrie de Bachar el-Assad entretient de très bonnes relations avec le voisin turc, avec lequel elle partage certaines préoccupations comme la question kurde. » LA MAIN DE DAMAS Si l’influence de Damas sur les conflits voisins fait débat, son poids dans la crise politique libanaise semble incontestable. A Beyrouth, l’élection du président a été reportée pour la dix-septième fois mardi. Derrière l’incapacité libanaise à trouver, depuis plus de quatre mois, un successeur à Emile Lahoud, l’Occident, mais aussi plusieurs pays arabes, voient la main du régime syrien. « La Syrie a été trop loin, a affirmé jeudi le président français. Le Liban est un pays libre, c’est un pays indépendant. Le clan EL-ASSAD LE PÈRE, HAFEZ (assis) ■ Le père de Bachar el-Assad prend le pouvoir en Syrie suite à un coup d’Etat. Pendant trente ans, il va gouverner le pays d’une main de fer. A sa mort en juin 2000, son fils Bachar lui succède. Le Liban n’a pas besoin d’un autre pays qui essaie de gérer ses affaires à sa place. » Malgré les critiques de la communauté internationale, il semble peu probable qu’une intervention extérieure menace le régime. Les Etats-Unis, déjà aux prises avec l’Irak, sont peu enclins à ouvrir un nouveau front. Du côté israélien, on a plutôt tendance à considérer que la menace principale vient d’Iran et non pas de Syrie. Certains courants estiment d’ailleurs que l’ouverture de pourparlers avec Damas permettrait d’isoler Téhéran. « LE RÉGIME N’EST PAS TRÈS POPULAIRE » « Les Syriens interviennent au Liban parce qu’ils se sentent, à tort ou a raison, en position de force », analyse Denis Bauchard. L’influence de Damas sur le Hezbollah est l’une des principales cartes dont dispose la Syrie pour se faire entendre… Et sur le plan intérieur, ce soutien constitue l’un des arguments importants AFP dont dispose Bachar el-Assad. Si les portraits officiels du Président sont omniprésents dans la capitale – jusque dans le stade où l’équipe nationale disputait mercredi dernier un match de qualification pour la Coupe du monde 2010 contre la sélection des Emirats arabes unis (1-1) – de nombreux commerçants affichent aussi derrière leur comptoir la photographie de Hassan Nasrallah, le chef charismatique du Hezbollah. Le soutien au mouvement libanais est « un levier pour peser sur une importante communauté chiite », note Frédéric Encel. « Le régime n’est pas très populaire, mais la politique menée au Liban l’est beaucoup plus », estime Denis Bauchard. Depuis huit ans, Bachar el-Assad, souvent donné mort politiquement, a réussi à se maintenir au pouvoir, notamment en durcissant son régime. Sur le plan international, la tenue du sommet de Damas, malgré les divisions du monde arabe, a fait apparaître le président syrien un peu moins isolé que prévu. MADEL HANA/AP LE FRÈRE, BASSEL (au centre) ■ Le premier fils de Hafez el-Assad devait lui succéder. Sa mort en 1994 dans un accident de voiture contraint Bachar à se tourner vers la politique, qu’il avait jusque-là délaissée. VU PAR Denis Bauchard, conseiller spécial à l’Institut français des relations internationales, spécialiste du Proche-Orient. « Il y a un mystère Bachar » DR ■ « Bachar el-Assad est arrivé à la tête de son pays, en quelque sorte par accident. Avant la mort de son frère aîné Bassel [qui devait succéder à son père,ndlr], il n’avait pas montré de réel appétit pour le pouvoir. Il avait suivi des études d’ophtalmologie en Grande-Bretagne. Il y a eu à son arrivée au pouvoir beaucoup d’attentes qui allaient dans le sens de la réforme. On sentait un frémissement démocratique, on espérait une ouverture du pays. Des liens très étroits, avec le gouvernement français, avaient d’ailleurs été tissés. Mais ces attentes ont été déçues, autant au niveau interne qu’au niveau du président Chirac qui l’avait reçu à Paris en 2002. Est-ce parce qu’il n’a pas su, parce qu’il n’a pas pu ou parce qu’il n’a pas voulu ? Il y a un mystère Bachar. Il est assez seul, contrairement à son père qui contrôlait tous les organes du pouvoir. » LA SŒUR, BOUCHRA (à droite) ■ Elle est l’aînée de la famille. Mariée au très puissant Assef Shawkat, le patron des Services de renseignements, elle est considérée comme une femme d’influence dans son pays. Elle vient régulièrement à Paris.
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