Direct Soir n°324 31 mar 2008
Direct Soir n°324 31 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°324 de 31 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Bachar El-Assad l'influence du Président syrien

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°324/Lundi 31 mars 2008 6 EN COUVERTURE Bachar el-Assad Son rôle au Proche-Orient LE DEUXIÈME FILS D’HAFEZ EL-ASSAD A SUCCÉDÉ À SON PÈRE LE 10 JUILLET 2000. IL ÉTAIT ALORS ÂGÉ DE 35 ANS. EN MAI 2007, IL EST RECONDUIT À LA PRÉSIDENCE AVEC 97,62% DES SUFFRAGES LORS D’UN RÉFÉRENDUM. IL EST MARIÉ ET PARLE COURAMMENT ANGLAIS ET FRANÇAIS. A. HANA/AP
SANA/EPA/SIPA www.directsoir.net Le président syrien voulait faire de la rencontre de Damas « le sommet du rassemblement arabe ». Pour cette vingtième réunion annuelle des pays de la Ligue arabe, une quinzaine de chefs d’Etat étaient attendus ce week-end dans la capitale syrienne. « C’est déjà une réussite pour la Syrie », estimait, avant l’ouverture du sommet, Waddah Abd Rabbo, rédacteur en chef, éditeur et fondateur d’Al Watan, l’un des deux seuls quotidiens privés du pays. « Le fait qu’il se déroule, malgré les efforts de l’Arabie saoudite pour qu’il n’ait pas lieu, peut être considéré comme un succès personnel de Bachar el-Assad », estime Denis Bauchard, conseiller spécial à l’Institut français des relations internationales. Mais cette réunion n’a pas rassemblé tous les acteurs. Reste que ce « rassemblement » n’est pas complet : la question libanaise divise le monde arabe. « Le Liban a perdu une chance en or », commentait jeudi, en une, Al Watan, après la décision du gouvernement de Beyrouth de boycotter le sommet. La déclaration de Damas, lue hier soir à l’issue du sommet, ne contenait effectivement pas d’avancée concrète sur ce dossier. « Ce n’est pas lors d’un sommet que l’on règle une chose pareille », nuance toutefois Denis Bauchard. « LA POLITIQUE DU PIRE » Reste que la décision, annoncée mardi dernier par le roi d’Arabie saoudite, Abdallah Ibn Saoud, hôte du précédent sommet, l’année dernière, de ne pas assister à cette rencontre, constituait un camouflet dont se serait volontiers passé le président syrien. Pour le maître de Damas, ce rendez-vous revêtait une importance particulière : non seulement la politique étrangère est une des principales prérogatives du chef de l’Etat, mais la scène internationale est le théâtre sur lequel il dispute une partie aussi importante… Et où il joue sa crédibilité. EN COUVERTURE 7 Bachar el-Assad a accueilli ce week-end le vingtième sommet de la Ligue arabe. Un rendez-vous important pour le président syrien, qui joue un jeu délicat sur la scène internationale. Le président syrien, Bachar el-Assad, avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, le 25 mars 2008 à Damas. La question libanaise « divise le monde arabe » Le 20 mars, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait débuté sa tournée au Proche- Orient par la Syrie. Pourtant, en 2005, lorsqu’une résolution de l’ONU avait contraint Damas à retirer ses troupes du Liban, Bachar el-Assad, arrivé au pouvoir cinq ans plus tôt, à la mort d’Hafez el-Assad, son père, semblait affaibli. A l’époque, on a dit de Bachar qu’il n’avait pas la stature d’Hafez. Les observateurs prévoyaient un affaiblissement de la Syrie. Aujourd’hui, loin d’avoir lâché prise sur les affaires intérieures du Liban, Damas semble sur le point de prendre sa revanche. Il y a dix jours, le vice-président américain Dick Cheney, en voyage en Israël, accusait Damas et Téhéran de « torpiller le processus de paix israélo-palestinien ». Jeudi dernier, George W. Bush sommait les deux mêmes intéressés de « cesser de soutenir la violence et le terrorisme en Malheureusement, le président Sarkozy s’est joint à l’orchestre des opposants du sommet de Damas et s’est permis de s’ingérer directement dans les affaires arabes. Walid Mouallem, ministre syrien des Affaires étrangères Irak ». « Ces critiques sont dans la logique de la politique américaine », commente Waddah Abd Rabbo. « La politique du pire, menée par Bachar el- Assad, est l’affirmation de tout ce qu’il lui reste : sa capacité de nuisance » estime Frédéric Encel, auteur d’un Atlas géopolitique d’Israël et professeur à l’Ecole supérieure de gestion. « Au nord, argumente-t-il, la puissance militaire, mais aussi hydraulique, du voisin turc est grandissante. Au sud, la Jordanie est devenue depuis plusieurs années l’alliée des Etats-Unis. Lorsqu’en juin 2006, Israël bombarde les positions du Hezbollah au Liban, Damas ne bronche pas. Idem le 6 septembre 2007, quand les Israéliens détruisent, en Syrie, une installation considérée comme nucléaire. La Syrie n’a jamais été aussi faible. Mais sans la réintégration de Damas dans le concert des nations, une stabilisation du Liban est impossible. » K. AL-HARIRI/REUTERS



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