Direct Soir n°322 27 mar 2008
Direct Soir n°322 27 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°322 de 27 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Christian Blanc, secrétaire d'état à la région capitale

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Directsoir N°322/Jeudi 27 mars 2008 4 EN COUVERTURE À 56 ANS, CHRISTIAN BLANC A DÉJÀ UNE RICHE EXPÉRIENCE DES PROBLÉMATIQUES FRANCILIENNES. ANCIEN PRÉFET DE SEINE-ET-MARNE, EX-PATRON DE LA RATP ET DÉPUTÉ DES YVELINES, IL EST DEPUIS UNE SEMAINE LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT AU DÉVELOPPEMENT DE LA RÉGION CAPITALE. Christian Blanc Homme de terrain LUDOVIC/REA
E. DE MALGLAIVE/REA www.directsoir.net L’UMP attendait un secrétariat d’Etat au « Grand Paris », le parti socialiste à la « Métropole parisienne ». L’Elysée a finalement refusé de choisir en annonçant un poste pour le « Développement de la région capitale ». Anne-Marie Idrac était pressentie pour hériter du portefeuille. L’ancienne patronne de la SNCF a finalement été nommée au Commerce extérieur et c’est Christian Blanc qui a désormais en charge le dossier du grand Paris. Un Bordelais officiera donc aux destinées de la capitale. Né à Talence en 1942, Christian Blanc a fait l’essentiel de ses études en Gironde, notamment à l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Après s’être engagé dans les combats étudiants (il a été président de la Mutuelle nationale des étudiants de France en 1964 et 1965), il rejoint Michel Rocard et son équipe de « rénovation de la gauche » entre 1974 et 1978. C’est alors qu’il côtoie un certain Jean-Paul Huchon, actuel président de la région Ile-de-France, avec lequel il sera amené à travailler dans ses nouvelles fonctions ministérielles. Cela fait dire à Philippe Dallier, sénateur UMP et rapporteur d’une mission sur le Grand Paris pour le Sénat, que Christian Blanc « est la personnalité qui doit susciter le moins de tollés à gauche et la plus consensuelle pour gérer ce dossier ». Pierre Mansat, qui est adjoint au maire de Paris en charge de Paris métropole, dit ne rien attendre en particulier de Christian Blanc, mais admet que le secrétaire d’Etat « est connu pour être quelqu’un qui a beaucoup d’idées, dont certaines sont innovantes ». Bertrand Delanoë lui reconnaît même de « vrais talents professionnels ». LA MÉTHODE BLANC C’est dans les années 1980 qu’il a fait ses premières preuves, en Nouvelle- Calédonie. Après un premier passage dans l’île comme secrétaire général, Christian Blanc y retourne en 1988 en tant que chef de mission pour la paix. Il doit trouver une solution politique au conflit qui embrase l’île : les loyalistes, favorables au maintien de la Nouvelle- Calédonie dans la République, et les indépendantistes s’affrontent pendant plusieurs semaines. Christian Blanc parvient à renouer le dialogue entre les deux camps. Les négociations conduisent à la signature le 26 juin des accords de Matignon, approuvés par référendum national. Auréolé de ce succès, il est nommé à la tête de la RATP (Régie autonome des transports parisiens), sa deuxième fonction francilienne d’envergure (il a été préfet de Seine-et-Marne de 1985 à 1989). Il claque la porte de l’entreprise en 1992, quand le gouvernement Bérégovoy refuse de le soutenir dans l’instauration du service minimum. Direction Air France, où il devient PDG de la compagnie aérienne, qui traverse alors une grave crise financière. Là encore, ses talents de négociateurs sont reconnus par tous. Christian Blanc parvient à éviter la faillite d’Air France et contribue à en faire une des premières compagnies mondiales. Il fait adopter le plan « Projet d’entreprise » par référendum interne. Mais comme à la RATP, son aventure se termine par une démission. Une fois encore, ses différends avec le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, le font partir. Après une expérience avec le Net – il a présidé deux start-up entre 1999 et 2001 –, il dirige la banque d’affaire Merrill Lynch entre 2000 et 2002. EN COUVERTURE 5 Mardi 18 mars, peu avant 20 heures, un communiqué de l’Elysée annonçait la nomination de Christian Blanc comme secrétaire d’Etat à la « région capitale ». Premier Conseil des ministres le lendemain, pour l’ancien rocardien passé par l’UDF et qui a désormais entre les mains une partie de l’avenir de Paris. Sa nomination auprès de Jean-Louis Borloo renforce le poids du Nouveau Centre, qui compte désormais quatre membres au gouvernement. « Une grande expérience et beaucoup d’atouts » François Sauvadet, Nouveau Centre Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie (à g.), recevait Hubert Falco (Aménagement du territoire) et Christian Blanc (à d.), secrétaires d’Etat rattachés à son ministère, le 19 mars. SON PARCOURS POLITIQUE Christian Blanc assiste au virage de l’an 2000 qui, d’après lui, est « mal négocié par la France ». Il se lance donc en politique. Mais son entrée en matière est un échec ; sous l’étiquette « Energies démocrates », un mouvement qu’il a créé, il est battu aux législatives de 2002 dans la 3 e circonscription de Paris. Six mois plus tard, il profite d’élections partielles dans les Yvelines pour se faire élire dans la 3 e circonscription de ce département. Il siège alors dans l’Hémicycle sur les bancs de l’UDF, un premier glissement de la gauche rocardienne vers le centre. Soutien de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (il l’a rejoint dès janvier, bien avant d’autres députés centristes), il est réélu député en 2007. Appuyé par l’UMP durant la campagne, il rejoint les rangs du Nouveau Centre (NC), dont il est aujourd’hui le quatrième membre au gouvernement. François Sauvadet, le président du groupe NC à l’Assemblée nationale, salue ce qui conforte la place et la légitimité de son parti : « Je me réjouis car Christian Blanc a une grande expérience et beaucoup d’atouts. Son expertise sera très utile au gouvernement. » Bien implanté dans les Yvelines, il est Nous avons un problème de cohérence en Ile-de-France. L’Etat a la responsabilité d’assurer un meilleur développement à la région capitale. Christian Blanc parti dernièrement à la conquête de la mairie du Chesnay. Mais les élections municipales se sont soldées par un second échec. Ce qui n’est pas rédhibitoire aux yeux de l’Elysée, qui le nomme trois jours plus tard au gouvernement, à l’instar de Nadine Morano, laminée à Toul mais devenue secrétaire d’Etat à la Famille. LE PROJET DU GRAND PARIS Avec cette nomination, Nicolas Sarkozy maintient un cap qu’il a défini dès l’an dernier. A Roissy (Val-d’Oise), il déclarait le 17 septembre : « Je souhaite que nous réfléchissions à un nouveau projet d’aménagement du Grand Paris. C’est mon devoir de porter cette idée. » Une idée que le président de la République a reprise lors de ses vœux aux conseillers de Paris, le 9 janvier dernier : « Je forme le vœu que 2008 soit l’année de l’ouverture du chantier du Grand Paris qui concernera toute l’agglomération francilienne. » Autant de déclarations que Pierre Mansat prend en compte, sans oublier que c’est la municipalité parisienne qui a entrepris les discussions depuis plusieurs années. « Dès 2005, et Bertrand Delanoë l’a encore rappelé F. STEVENS/SIPA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :