Direct Soir n°321 26 mar 2008
Direct Soir n°321 26 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°321 de 26 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Russel Crowe le retour du Western

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°321/Mercredi 26 mars 2008 12 CULTURE SPECTACLE Le « One-girl show » de Nadia Roz DR ■ Au pays du stand-up, les filles ont aussi leur mot à dire. Du haut de ses 24 ans, Nadia, vêtue de rose comme il sied aux filles, joue les fées rappeuses. Et attention, la petite n’a pas la langue dans sa poche… Formée à l’école des scènes ouvertes parisiennes (Le bout, Le Fieald au théâtre Trévise, La main d’or, le Chinchman Comedy Club…), elle endosse en ce moment dans son premier One-girl show des rôles décalés truculents, comme une prof de gym orientale ou une ministre de la « Démocratisation de produits de luxe ». La brune piquante manie l’ironie avec fraîcheur et déploie sur scène une énergie communicative. One-girl show, Nadia Roz, jusqu’au 27 avril au théâtre Tallia, 40, rue de la Colonie, Paris 13 e (0145806090) et les vendredis et dimanches à La loge Théâtre, 2, rue La Bruyère, Paris 9 e (0142821313). Jacques Balutin ostréiculteur DR ■ Connu aussi pour avoir doublé Starsky (dans la série Starsky et Hutch) et avoir été l’égérie publicitaire d’une marque de nettoyant de dentiers, Jacques Balutin reste avant tout un infatigable acteur de théâtre de boulevard. Dans L’huître, il incarne un homme qui, voulant vérifier si sa femme l’aime toujours, engage une jeune comédienne pour jouer le rôle de sa maîtresse. Ce qui engendre évidemment quelques complications… L’huître, mise en scène par Didier Caron. Jusqu’au 20 avril au Théâtre Tête d’Or, 60, avenue Maréchal-de-Saxe, Lyon 3 e (0478629673). AFP ARCHIVES Certains génies marquent de leur empreinte plusieurs générations de musiciens. C’est le cas du violoniste Stéphane Grappelli, dont le touché unique en a fait l’un des plus grands noms du jazz. Didier Lockwood, son fils spirituel, rassemble ce soir sur scène pour son centenaire plusieurs de ses émules : le contrebassiste Jean-Philippe Viret, les guitaristes Martin Taylor et Biréli Lagrène, qui s’essaiera pour la première fois au violon. A découvrir : la jeune prodige Fiona Mombet, ainsi qu’une magnifique chanteuse surprise.C’est en 1973, dans un festival de jazz à Nancy, que Grappelli découvre le son unique de Lockwood. Il dira plus tard le reconnaître entre mille. Le maître l’invite à participer à sa tournée mondiale. A 20 ans à peine, le créateur du groupe de jazz rock Magma se retrouve ainsi sur la scène du Royal Albert Hall de Londres devant la famille royale ! « Stéphane Grappelli, c’était comme un grand-père, confie-t-il, j’étais plutôt influencé par le son très électrique de Jean-Luc Ponty, mais très vite, il m’a appris beaucoup de choses sans jamais me les imposer. Sa maîtrise musicale était très liée à son humanité et à sa personnalité, c’était quelqu’un de très généreux, d’une finesse, d’une élégance et MUSIQUE 100 bougies pour Grappelli Pour fêter le centenaire de la naissance du célèbre violoniste, son fils spirituel, Didier Lockwood, lui rend hommage ce soir, accompagné sur scène d’une vingtaine d’invités. Didier Lockwood (g.) et Stéphane Grappelli (d.) lors du festival de jazz de Montreux, en juillet 1993. Le Louvre réconcilie l’histoire et la légende autour de Babylone ■ Jamais aucune exposition n’avait osé défier la grande Babylone. Le Louvre a décidé d’offrir un éclairage inédit sur l’histoire, les reliques et les mythes de cette cité mésopotamienne née plus de 1800 ans avant J.-C. Abordée d’un point de vue historique, la scénographie chronologique de l’exposition présente près de 400œuvres. Stèles, statues et papyrus révèlent le prestige et le rayonnement de la ville. La seconde partie de l’exposition, axée sur l’évolution mythique de Babylone, est illustrée par des dessins, peintures et miniatures. Enfin, l’exposition s’achève sur l’héritage qu’elle a laissé à la culture contemporaine. Après Paris, c’est à Berlin puis à Londres que Babylone livrera ses secrets. Babylone, jusqu’au 2 juin au musée du Louvre, Hall Napoléon (0140205317), www.louvre.fr. THE TRUSTEES OF BRITISH MUSEUM d’une liberté incomparables. Il m’a donné une confiance en moi extraordinaire ». Depuis, Lockwood a fait son chemin, toujours curieux de nouvelles expériences sonores, comme le célèbre solo de « la mouette », où il reproduit électroniquement une multitude de sons d’oiseaux. Grappelli appelait cela avec un sourire « l’usine à gaz » : « Lui-même s’était acheté un violon électrique et un ampli, mais il n’a jamais réussi à le brancher, il a fini par me l’offrir… » Hommage à Stéphane Grappelli, ce soir à 20h, au Théâtre des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, Paris 8e. For Stephane (Ames Production), sortie jeudi. EXPOSITION CONCERT Alicia Keys a les clés de Bercy ■ A 27 ans, Alicia Keys s’est imposée comme la diva soul par excellence. Cette chanteuse et pianiste émérite a déjà écoulé plusieurs dizaines de millions de disques, et récolté onze Grammy Awards. Même si certains peuvent lui reprocher un son et des paroles trop policées, son troisième album, As I Am (servi par le tube No One), confirme le talent de la jeune femme pour slalomer entre soul, R’n’B, hip-hop et même rock. Demain soir, en pleine tournée mondiale, Alicia Keys fera une halte à Bercy, pour un concert d’ores et déjà complet. Sachez cependant que la chanteuse offre une séance de rattrapage au public parisien le 31mars, cette fois-ci au Zénith. Alicia Keys, demain soir au Palais omnisports de Bercy (complet), Paris 12e. Le 31 mars au Zénith, 211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e.
DR www.directsoir.net Crimes et équations Lorna (Leonor Watling) et Martin (Elijah Wood). Le tournage de Crimes à 0xford s’est essentiellement déroulé à Londres. L’équipe du film ne s’est installée que pour une semaine dans la ville d’Oxford. ★★★★★ Elijah Wood et John Hurt sont aux prises avec des énigmes mathématiques, dans un polar signé par l’original réalisateur espagnol Alex de la Iglesia. Si tout dans l’affiche et la bande-annonce invite le spectateur dans l’univers des mathématiques, l’enjeu de ce polar est bien plus philosophique. Peut-on accéder à la vérité ? Est-il possible de démontrer de manière certaine quelque chose dans le réel ? Ce sont les questions qu’aborde Alex de la Iglesia dans Crimes à Oxford, thriller palpitant adapté de Mathématique du crime, un roman de Guillermo Martínez, réédité chez Robert Laffont. Martin (Elijah Wood), jeune étudiant, va à Oxford dans l’espoir de profiter des enseignements de son idole, le professeur Seldom (John Hurt), qui, pédant et tout à ses recherches, refuse d’encadrer son travail. C’est alors que la vieille dame qui héberge Martin meurt dans des conditions mystérieuses. Par un hasard étrange, ce drame va réunir les deux protagonistes, qui devront faire équipe afin de trouver le coupable de ce meurtre, premier d’une longue série… Après les succès d’AlejandroAmenábar (Vanilla Sky, Les autres), d’AlejandroGonzález Iñárritu (Babel) ou Guillermo Del Toro CULTURE 13 CINÉMA (Hellboy), les réalisateurs hispanophones ont le vent en poupe sur la colline d’Hollywood. L’Espagnol Alex de la Iglesia, salué par la critique pour sa comédie noire Le crime farpait, ne déroge pas à la règle et s’essaye à son tour, assez logiquement, à la langue de Shakespeare. Mutation réussie pour l’auteur ibérique, puisqu’il réussit à faire, à partir d’un scénario compliqué à base d’interrogations assez obscures, un film à l’atmosphère étrange et envoûtante, en grande partie grâce aux décors gothiques et flamboyants de la ville d’Oxford. Par ailleurs, le film a la particularité de rassembler de manière originale et réjouissante le monstre sacré qu’est John Hurt (Midnight Express, Elephant Man) et les jeunes et talentueux Elijah Wood (Le seigneur des anneaux) et Leonor Watling (remarquée dans Parle avec elle de PedroAlmodóvar). Alex de La Iglesia parvient, en tout cas, à la manière d’un roman d’Agatha Christie, à brouiller les multiples pistes pour mieux perdre le spectateur et lui offrir un dénouement insoupçonnable. Crimes à Oxford, d’Alex de la Iglesia, en salles.



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