Direct Soir n°32 4 oct 2006
Direct Soir n°32 4 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de 4 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Kate Moss stupéfiante

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 4 octobre 2006 10 ACTU MONDE DIGITALGLOBE/AFP Photo-satellite du site de l’usine nucléaire nord-coréenne de Yongbyon. PALESTINE/La guerre civile n’est plus loin Après le répit estival, Hamas et Fatah précipitent la Palestine dans la violence. h Ce matin, alors qu’il se rendait à la mosquée, un chef local du Hamas a été abattu par des hommes masqués, près de Qalqiliya, en Cisjordanie. Un meurtre qui survient au lendemain de l’appel à exécuter les dirigeants du Hamas, lancé par les Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Depuis le début de l’été, on estime à 181 le nombre de morts dans les affrontements interpalestiniens, mais depuis dimanche, il y aurait déjà eu plus de 11 décès et 120 blessés. Une escalade en partie due à l’extrême précarité dans laquelle vit la population depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006. La communauté internationale avait alors décidé de geler la majeure partie de son aide. Pour les partisans du Fatah, le parti du président Abbas, mais surtout pour sa frange armée, les Brigades des martyrs al-Aqsa, la pérennité de cette situation GUILLAUME ZELLER ET SAMUEL ROUSSEAU montre l’échec du gouvernement Haniya. Après avoir rejeté toute perspective d’un gouvernement d’union nationale avec le Fatah, le Premier ministre a paradoxalement promis de ne pas laisser la Palestine s’enfoncer dans la guerre civile. Le député indépendant Marwan Barghouti remarquait, quant à lui, que le système des alliances familiales et tribales, des deux côtés, peut empêcher l’implosion. D’après lui, un exutoire probable réside dans une nouvelle campagne de violence contre Israël. Pour leur part, les miliciens du Fatah ont prévenu hier qu’ils iraient jusqu’à tuer Khaled Mechaal, un des principaux responsables du Hamas, actuellement en exil à Damas. Mais si cette menace devait être mise à exécution, impliquer une Syrie, déjà fragile, dans cette lutte fratricide reviendrait à allumer un nouveau brasier dans la région. NUCLÉAIRE/Pyongyang monte au pas de tir En annonçant un prochain essai nucléaire, la Corée du Nord s’attire les foudres internationales. h C’est pour faire face à la « menace grandissante des Etats-Unis » que la Corée du Nord aurait décidé de procéder prochainement à un premier essai nucléaire, comme l’a annoncé hier l’agence officielle KCNA. La possession implicite de l’arme atomique a de quoi alarmer les Etats-Unis qui ont immédiatement décidé de porter la question devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Mais pourquoi la Corée du Nord s’acharne-t-elle à provoquer le géant américain ? « Sans doute pour obtenir des aides technologiques ou économiques en échange de la suspension des activités nucléaires », explique Stephen Duso-Bauduin, directeur du séminaire « Asie » au Collège interarmées de défense (CID). L’arme atomique demeure une monnaie d’échange particulièrement brûlante, et ce d’autant plus que Téhéran multiplie les provocations en la matière. Jusqu’où la Corée du Nord poussera-t-elle ses pions ? Pour les Etats-Unis – dont les côtes de l’Alaska sont potentiellement menacées par les missiles nord-coréens Taepong II – la ligne rouge à ne pas franchir s’appelle sans doute Japon. Toute menace tangible à l’encontre de Tokyo pousserait sans doute Washington à réagir, au risque de froisser la Chine, alliée à son corps souvent défendant de la Corée, qu’elle appelait toutefois ce matin « au calme et à la retenue ». Le président palestinien Abbas, songeur, à Ramallah. Echanges de tirs entre partisans du Fatah et du Hamas. Ismael Haniya, Premier ministre palestinien, lors d’un meeting. M. MUHEISEN/AP H. MOUSSA/AP M. ABED/AFP THOMAS LOHNES/AFP EN BREF FOIRE DU LIVRE DE FRANCFORT : L’INDE À L’HONNEUR La 58 e édition de la Foire du livre de Francfort ouvre ses portes. L’Inde est l’invité d’honneur de cet événement incontournable de l’industrie du livre. 70 auteurs sont attendus dès aujourd’hui. Ils s’attacheront à montrer l’évolution de la littérature, passée du cliché hippie à l’économie immatérielle en quelques décennies. Dans ce contexte, les écrivains maintiennent une activité littéraire intense tout en mettant bien souvent leur plume au service des laissés pour compte du développement indien. Dernière minute Nigeria : cinq expatriés enlevés C’est au tour du géant pétrolier Exxon Mobil d’être attaqué par un groupe armé dans le delta du Niger. Bilan de la soirée d’hier : deux employés nigérians tués et cinq occidentaux pris en otage. Déjà, lundi, 70 hommes avaient attaqué des installations de la Shell en tuant 14 militaires. AUTRICHE : BALLE AU CENTRE La confusion règne encore en Autriche quelques jours après les élections législatives. Les sociaux-démocrates ont remporté le scrutin avec 35,7% des voix, mais leurs adversaires conservateurs comptent 34,2% des suffrages. Avec moins de 15% des voix, l’extrême droite autrichienne divisée, n’offre pas, comme en 2000, de possibilité d’alliance viable aux conservateurs. En guise de compromis, une large coalition pourrait donc se former au centre. NUCLÉAIRE IRANIEN : LA FRANCE DIT NON Un non sec et décidé : voilà la réponse de la France à la proposition iranienne de créer un consortium franco-iranien pour surveiller ses activités d’enrichissement de l’uranium. Paris n’a pas semblé apprécier la façon cavalière dont l’Iran lui a proposé, hier matin, directement sur France Info, de changer une fois de plus les règles du jeu. Le Quai d’Orsay a rappelé que Javier Solana est le seul interlocuteur européen officiel des autorités iraniennes.
www.directsoir.net ONU/BAN KI-MOON il a gagné ! Le Conseil de sécurité a finalement retenu le Sud-Coréen comme prochain Secrétaire général, pour succéder à Kofi Annan. h Ils partirent six, mais il arriva seul. Comme toujours, le choix du nouveau Secrétaire général de l’ONU a quelque chose d’épique. Il aura fallu quatre tours de vote dans ce scrutin informel réservé aux 15 membres du Conseil de Sécurité pour que Ban Ki-Moon, l’actuel ministre des Affaires Étrangères sud-coréen, émerge comme l’homme du compromis. Son rival immédiat, l’Indien Sahshi Tharoor, a été écarté par le veto d’un membre permanent : un véritable carton rouge dans cet autre match à l’investiture. Âgé de 62 ans, diplômé d’Harvard, Ban Ki-Moon a reçu lui, 14 votes « d’encouragement » de la part des quinze. Son nom sera donc bientôt KIM KYUNG-HOON/REUTERS présenté à l’Assemblée générale. Conformément à la tradition, celle-ci devrait entériner le choix de celui qui a représenté son pays à New York de 2001 à 2003. Seul bémol, l’heureux vainqueur de l’étape est le favori affiché des États-Unis, notamment pour ses positions sur le dossier nordcoréen. Malgré cela, la Chine l’a soutenu, conformément à son souhait depuis longtemps exprimé de voir un Asiatique remplacer Kofi Annan. Le Birman U Thant, le dernier en poste, avait quitté ses fonctions en 1971. Pour effacer son handicap politique et rassurer les pays les plus pauvres qui rejettent la toute-puissance du Conseil de sécurité, Ban Ki-Moon a déjà affirmé son engagement en faveur du développement. On l’a ainsi vu à la conférence organisée par Jacques Chirac sur l’initiative UNITAID qui doit permettre de lutter contre le SIDA. Son pays devrait être le premier à soutenir le projet en Asie. Une double épreuve l’attend : s’imposer dans le monde de l’ONU et réimposer la légitimité de l’ONU face à un monde qui doute. MONDE ALLEMAGNE/La réunification inachevée h Seize ans après, le chantier de la Wiedervereinigung (réunification) demeure ouvert outre-Rhin. Hier, la fête nationale fut de nouveau l’occasion de le constater. Depuis Kiel (Schleswig- Holstein) où elle participait aux cérémonies officielles, Angela Merkel a appelé à davantage de solidarité entre les Wessies et les Ossies – les habitants respectifs de l’ex-RFA et de l’ex-RDA. Pour la chancelière – elle-même issue de l’ancienne Allemagne de l’Est –, la réunification dans les faits demeure un impératif. Comment ne pas constater, en effet, le paradoxe d’une Allemagne qui reprend sa place dans le concert des nations, comme le démontre son intervention dans le dossier du nucléaire iranien ou la participation de la Bundeswehr à la FINUL, mais qui peine toujours à rendre effective son unité ? Quelques chiffres le démontrent : le taux de chômage est aujourd’hui deux fois plus élevé à l’Est qu’à l’Ouest et 74% des Allemands de l’Est se considèrent comme des citoyens de seconde classe. Face à ce défi, Angela Merkel doit parfois songer à Bismarck, son illustre prédécesseur, qui en moins de neuf ans (1862-1871) avait réalisé la première unité allemande sous la bannière de la Prusse. Dans un tout autre contexte, certes.



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