Direct Soir n°316 18 mar 2008
Direct Soir n°316 18 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°316 de 18 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Raphael, sortie de son nouvel album

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Directsoir N°316/Mardi18 mars 2008 12 CULTURE L’arroseur arrosé ■ Auréolé d’un immense succès public et critique (Palme d’or pour Fahrenheit 9/11 et oscar du meilleur documentaire pour Bowling for Columbine), il était logique que Michael Moore fasse à son tour l’objet de critiques. Rick Caine et Debbie Melnyk n’étaient pas du tout opposés idéologiquement au combat du réalisateur américain. Bien au contraire. C’est en voulant en savoir plus qu’ils ont mis à jour des manipulations, notamment dans les méthodes utilisées par Michael Moore pour dénicher la « vérité », jusqu’à parfois faire dire aux images ce qu’il voulait. Michael Moore, polémique système, de Debbie Melnyk et Rick Caine, Wild Side Video. « Le marché de la faim » ou l’ère du gaspillage assassin DVD DR DR ■ « Vu l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir douze milliards d’individus sans difficulté. » Tel est le constat de Jean Ziegler, rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Pourtant, l’année dernière, 842 millions d’être humains souffraient de malnutrition chronique. Comment expliquer cette aberration ? Dans la droite ligne du Cauchemar de Darwin, We Feed the World dénonce les incohérences et le gâchis outrancier de l’industrie agroalimentaire. Des petits producteurs aux responsables de multinationales, de l’Europe à l’Amérique du Sud, le réalisateur Erwin Wagenhofer rend compte d’une logique économique assassine. We Feed the World, éditions Montparnasse, 20 €. M.ZOPPELLARO The Kills frappent fort Composé de la chanteuse américaine Alison Mosshart et du guitariste anglais Jamie Hince (petit ami de Kate Moss à la ville),The Kills est sans contexte le groupe le plus sexy et rock’n’roll du moment.Auteurs de deux albums bruts et hargneux, Alison et Jamie prouvent avec Midnight Boom qu’ils peuvent faire évoluer une formule a priori rudimentaire (chant, guitare, boîte à rythme). Ce nouveau disque regorge de morceaux plus pop et plus lents, à l’image des ballades Black Balloon ou Goodnight Bad Morning, tout en continuant à offrir aux fans des titres orageux traversés par des éclairs de guitare, comme le single U.R.A. Fever. Actuellement en tournée,The Kills participe au festival itinérant de l’émission La Musicale (Canal+) en compagnie du groupe Gossip, ainsi que de The Blakes et Pete and the Pirates. Le concert de ce MUSIQUE A l’occasion de la sortie de son troisième album, le venimeux duo The Kills participe actuellement au festival itinérant de l’émission La Musicale. The Kills, composé d’Alison Mosshart au chant et de Jamie Hince à la guitare, sera en concert ce soir à l’Olympia. THÉÂTRE LIVRE Claire Chazal raconte les années Jules et Jim ■ Assise dans la salle, Claire Chazal commence à faire entendre sa voix, posément. Puis cette voix familière, mais méconnue au théâtre, révèle la vraie vie d’Helen Hessel sur la scène du Petit Montparnasse. Helen est la femme qui inspira le rôle de Kate, immortalisée par Jeanne Moreau dans le film de Truffaut Jules et Jim. Mais avant d’être un film, l’histoire de Jules, de Jim et de la femme qui les aima tous les deux était un livre d’Henri-Pierre Roché, qui s’inspirait de l’existence réelle de trois personnes. Rapportée par Helen dans son journal, cette histoire d’amour mythique nous est contée par Claire Chazal. Le journal d’Helen révèle une femme libre qui aimait, et à qui il fallait de la vie et du mouvement. Le journal d’Helen, lu par Claire Chazal, tous les mardis à 19h. Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris 14 e (0143227774). P.GELY/AGENCE BERNAND soir à l’Olympia affiche déjà complet, mais il reste encore des places pour Nantes (demain) et Lille (après-demain). Des rendez-vous à ne pas manquer, car c’est sur scène qu’Alison et Jamie donnent le meilleur d’eux-mêmes avec des prestations aussi sauvages que torrides. Midnight Boom, de The Kills, Domino. Ce soir à l’Olympia de Paris. Demain à Nantes et après-demain à Lille. Témoignages exclusifs d’enfants résistants ■ Un recueil de témoignages d’adolescents ayant pris part activement à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale vient de paraître aux éditions Ouest-France. L’auteur de cet ouvrage, Philippe Chapleau, nous livre les récits jusque-là inédits de dix garçons et d’une fille qui ont risqué leur vie. Agents de liaison, espions, intendants, combattants, ils ont pris part à leur manière à cette guerre, dans laquelle ils ont vu des camarades mourir, et qui leur a volé leur jeunesse. Agés aujourd’hui de plus de 75ans, ils confient au fil de leur histoire et à travers les documents qu’ils ont conservés ce que furent pour eux ces années de peur, de souffrance, mais aussi d’exaltation et d’espoir. Des enfants dans la Résistance (1939-1945), de Philippe Chapleau. 200 documents, éd. Ouest-France, 15,90 €.
TWENTIETH CENTURY FOX www.directsoir.net Jason Schwartzman, Owen Wilson et Adrien Brody à bord du Darjeeling Limited. DVD MK2 ■ Dans ses Mémoires d’outre-tombe publiés en 1848, René de Chateaubriand évoque au livre 31 son affection pour une mystérieuse jeune femme toulousaine, qu’il nomme l’Occitanienne. Jean Périssé s’empare de cette anecdote autobiographique qui suscita de nombreuses questions à l’époque, et met en scène le huis clos de leur rencontre. En juillet 1829, Chateaubriand (Bernard Le Coq) séjourne à Cauterets dans les Pyrénées. Une nuit d’orage, Léontine de Villeneuve (Valentine Teisseire), de quarante ans sa cadette, se présente devant lui et lui avoue son amour. Grâce aux décors naturels et aux dialogues qui respectent le contexte historique, Jason Schwartzman, acteur et coscénariste d’A bord du Darjeeling Limited, est également musicien. Il vient de sortir, sous le nom de Coconut Records, un magnifique premier album. Le pays de cocagne de Preljocaj ■ Séduit par l’univers du chorégraphe Angelin Preljocaj, Olivier Assayas a réalisé un documentaire sur son nouveau spectacle. Preljocaj/Eldorado montre au plus près son travail avec les danseurs ainsi qu’avec le compositeur de la partition musicale, Karlheinz Stockhausen. Le DVD offre également la captation du spectacle. Preljocaj/Eldorado, d’Olivier Assayas, mk2 Diffusion, 22,50 €. La dernière romance du premier romantique « L’Occitanienne », réalisé par Jean Périssé, met en scène l’ultime passion du grand Chateaubriand. ARTÉDIS Bernard Le Coq et Valentine Teisseire. le réalisateur a su finement recréer l’atmosphère lyrique qui émane des écrits de l’un des pères du romantisme. L’Occitanienne, de Jean Périssé, en salles demain. La vie ferroviaire ★★★★★ Avec « A bord du Darjeeling Limited », Wes Anderson nous embarque dans une nouvelle tragicomédie décalée et mélancolique. En quatre comédies « arty » (Bottle Rocket, Rushmore, La famille Tenenbaum et La vie aquatique), Wes Anderson a imposé un univers singulier et loufoque, qui provoque soit une adhésion totale, soit un violent rejet. A bord du Darjeeling Limited ne changera pas la donne, puisqu’on y retrouve ce ton décalé propre au réalisateur américain, que l’on peut qualifier de burlesque mélancolique. Le film montre les retrouvailles entre trois frères incarnés par Owen Wilson, Jason Schwartzman et Adrien Brody, un an après la disparition de leur père. La fratrie embarque à bord du train Darjeeling Limited, l’équivalent indien de l’Orient- Express. Ce voyage au pays des maharadjahs est pour eux synonyme de quête spirituelle, mais également maternelle, puisque leur mère, qui travaille dans un pensionnat indien, ne leur donne plus signe de vie. Evidemment, leur périple sur rail va connaître des bifurcations inattendues. Une nouvelle fois, la famille et ses névroses sont au cœur du cinéma de Wes Anderson. Peu de réalisateurs savent faire ressentir les malaises ou les non-dits des CULTURE 13 CINÉMA relations fraternelles et filiales. « Nul ne guérit de son enfance », chantait Jean Ferrat, et certainement pas les trois frères à bord de ce Darjeeling Limited, tous incapables de supporter le poids de l’âge adulte. La forme du film est elle aussi marquée par la patte Anderson, avec une mise en scène millimétrée et un univers miniature basé sur des accessoires rétro (le styliste Marc Jacob a créé des modèles de valises spécialement pour le film). Du côté du casting, excepté le nouveau venu Adrien Brody, on retrouve la bande d’acteurs fidèles au cinéaste. Bill Murray et Anjelica Huston font notamment de courtes, mais marquantes apparitions. Enfin, A bord du Darjeeling Limited ne serait pas un film de Wes Anderson s’il n’y avait une BO aux petits oignons, composée de perles des années 1960 (The Kinks, Peter Sarstedt), des musiques de Satyajit Ray et, surprise, le Champs- Elysées de Joe Dassin. Ceux qui ont aimé La vie aquatique ou La famille Tenenbaum peuvent sans crainte embarquer dans ce Darjeeling Limited. Le voyage en vaut la chandelle. A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson, en salles demain.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :