Direct Soir n°315 17 mar 2008
Direct Soir n°315 17 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°315 de 17 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Dick Cheney en mission au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°315/Lundi 17 mars 2008 12 CULTURE Bande de chipies DR ■ Le troisième tome de la série Les nombrils met toujours en scène trois filles qui, le ventre à l’air, poursuivent leurs aventures de lycéennes. Le dessin est pétillant –couleurs flashy–, et le propos tourné vers les préoccupations des moins de 18 ans. Delaf et Dubuc croquent les relations tumultueuses qu’entretiennent les adolescents, entre coups vaches, drague sauvage et rumeurs scabreuses. Forcément caricatural (les filles, ici, ne s’intéressent pas à grand-chose d’autre qu’à la mode et qu’aux garçons). L’univers est attachant, tant les personnages rivalisent de phrases choc. A garder sous le coude pour converser avec sa petite sœur. Les nombrils, Les liens de l’amitié,t. 3, Dubuc et Delaf, éd. Dupuis. La médecine : une science du merveilleux BD DR ■ Au XVI e siècle, le savoir détenu par les Asclépiades – confrérie secrète de médecins– court un grand danger, car l’Eglise cherche à s’en emparer. Entraîné malgré lui dans l’aventure, Ambroise Paré découvre l’existence des Primordiaux, ces êtres mystérieux qui ont révélé la médecine aux hommes. Le récit de La licorne, série entamée en 2006 et dont le deuxième tome vient de paraître, se glisse dans les méandres de la Renaissance, entre science et merveilleux. Au dessin, Anthony Jean revisite le bestiaire mythologique, du Minotaure aux dragons en passant par Cerbère ou les Centaures. La licorne, Ad Naturam,t.2, de Gabella et Jean, éd. Delcourt, 12,90 €. P.POIRIER/CIT’EN SCÈNE Un plan B qui fonctionne « Le plan B », pièce de l’auteur britannique Andrew Payne, révèle une savoureuse compagnie d’acteurs et un talent d’écriture digne de celui de David Lodge. Craig (Thomas Chabrol), Thomas (Robert Plagnol) et Sarah (Aure Atika). Après Le dieu du carnage de Yasmina Reza – pour nous la meilleure pièce de la saison – vient la pièce du peu connu Andrew Payne, qui séduit par son écriture, comme son contemporain David Lodge. Après Synopsis and Squash l’an dernier au Petit Montparnasse, c’est sa pièce « The Plan » – Le plan B en français– qui se joue depuis la mi-février au Studio des Champs-Elysées, avenue Montaigne. C’est l’histoire d’un trio bancal : le mari (Thomas Chabrol), la femme (Aure Atika), l’ami-amant (Robert Plagnol, excellent). Arrive un quatrième personnage : Annie, jouée par Natacha Régnier – prix d’interprétation féminine à Cannes – révélée en 1998 pour son rôle dans le film d’Erick Zonca, La vie rêvée des anges. Toute la question, joliment résumée par la comédienne elle-même, est de savoir si cette Annie va se faire happer par leur organisation, si elle va se faire éjecter ou bien si son plan B va réussir… Et le spectateur est ravi, car ses EXPOSITION LIVRE Dans les utopies de Loris Gréaud ■ A 29 ans seulement, Loris Gréaud est l’un des grands espoirs français de l’art contemporain. Le Palais de Tokyo lui a donné 4 000 m² pour exprimer sa vision personnelle des passerelles entre arts. Le visiteur pourra être déstabilisé, et se perdre dans ces installations : pourtant, en déambulant dans cet immense espace, il faut avoir en tête que l’artiste adresse son œuvre à tous les publics. Les enfants seront séduits par le ludisme de certaines « bulles » (la bulle forêt de poudre à canon, par exemple), alors que le spécialiste trouvera une multiplicité de références artistiques. A la fois plasticien, cinéaste, passionné d’architecture ou de mécanique quantique, Loris Gréaud utilise tout son passif personnel pour offrir une vision résolument futuriste de ce qu’il appelle une « utopie ». Cellar Door, Loris Gréaud. Palais de Tokyo, 13, avenue du Président-Wilson, Paris 16e. Ouvert de midi à minuit, sauf le lundi. O. PASQUAL THÉÂTRE premières minutes d’apparition sont un vrai régal. Même constat pour le trio qui l’accompagne. Après une première prestation satisfaisante pour Aure Atika dans Gamines de Sylvie Testud à Lyon, la pétillante brune nous fascine. Thomas Chabrol est convaincant dans le rôle du mari frustré. Le grand metteur en scène Michel Fagadau a parfaitement su faire naître la complicité entre eux. Le plan B, Studio des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, Paris 8 e (0153239919). Sur les traces de saint Patrick ■ Aujourd’hui, le monde entier est submergé par une gigantesque vague verte… et plusieurs millions de litres de Guinness. De Sydney à Boston, descendants d’immigrés, expatriés mais aussi de nombreux « Irlandais pour un jour » célèbrent la Saint- Patrick. Le journaliste et écrivain vannetais Patrick Mahé, membre de l’Institut culturel de Bretagne, revient sur les origines de ce « nouvel an celtique ». Il raconte de manière ludique comment le saint patron de l’Irlande a, au début du V e siècle, évangélisé l’île gaélique. Son Saint Patrick est d’ailleurs le premier titre d’une nouvelle collection dédiée aux saints, dont les fêtes ont dépassé le cadre de la foi chrétienne. Suivront un Saint Nicolas et un Saint Valentin. Saint Patrick, de Patrick Mahé, Hoëbeke, 16 €.
T. VALLETOUX www.directsoir.net 13 ★★★★★ Pour sa première réalisation, l’écrivain Philippe Claudel traite d’un sujet sensible : la réinsertion d’une femme après la prison. « J’écris des romans comme un cinéaste, mais j’écris des films comme un romancier. » C’est ce qu’explique Philippe Claudel à l’occasion de son premier film. Car s’il a déjà eu l’occasion de travailler pour le cinéma en écrivant notamment les scénarios de Sur le bout des doigts et Les âmes grises, films d’Yves Angelo, c’est la première fois que l’écrivain passe à la réalisation. L’écriture du scénario d’Il y a longtemps que je t’aime a été pour Claudel comme une révélation. Et pour rien au monde il n’aurait donné ce scénario à quelqu’un d’autre. Il lui fallait mettre en scène cette histoire lui-même. Après quinze années passées en prison, Juliette (Kristin Scott Thomas) est recueillie par sa sœur cadette Léa (Elsa Zylberstein) au sein de sa famille à Nancy. Débute alors pour Juliette une lente renaissance, sous les yeux du mari de Léa, Luc (Serge Hazanavicius), de leurs deux petites filles et du père de celui-ci, qui vit avec eux. Film dont les personnages principaux sont des femmes, Il y a longtemps que CULTURE Léa (Elsa Zylberstein) et Juliette (Kristin Scott Thomas), ou la reconstruction du lien sororal. Jamais je ne t’oublierai DR DVD La réalisatrice et actrice Nadine Labaki. Philippe Claudel a sorti début mars un ouvrage écrit après le tournage du film. Ce livre, Petite fabrique des rêves et des réalités, revient sur cette aventure, présente des photos du tournage et le scénario du film. CINÉMA « Vénus beauté » à Beyrouth je t’aime décortique la reconstruction de l’une d’elles. Mais il pose aussi la question du devenir d’une relation entre sœurs interrompue pendant quinze années. Juliette et Léa arriveront-elles à retisser leurs liens d’avant la prison ? En auront-elles envie ? Philippe Claudel explore le thème de l’enfermement – sujet que certains de ses écrits sondaient déjà – à partir de l’histoire de cette femme. Mais les personnages secondaires de l’histoire illustrent aussi l’isolement. Le père de Luc ne peut plus parler à la suite d’une attaque cérébrale, et le capitaine Fauré, qui s’occupe de la réinsertion de Juliette, est de plus en plus seul à la suite de son divorce. Il y a longtemps que je t’aime se déroule à un rythme lent, imposé par le réalisateur qui voulait le caler sur la lenteur du retour à la vie de Juliette. « Il épouse sa métamorphose », commente-t-il. Claudel souhaitait filmer les gens dans « les petits riens de l’existence ». Il le fait avec pudeur et sobriété dans une histoire grave. Il y a longtemps que je t’aime, de Philippe Claudel, en salles mercredi. ■ Dans un salon de beauté de la capitale libanaise, cinq femmes, d’âges et de religions différents, partagent leurs secrets, leurs problèmes et leurs doutes. Drôle et sensible à la fois, Caramel est le premier long métrage de la jeune réalisatrice Nadine Labaki. Plus de 500000 spectateurs en France ont pu admirer au cinéma son subtil portrait de la femme libanaise, entre tradition et modernité. Caramel, de Nadine Labaki, Bac Vidéo.



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