Direct Soir n°312 12 mar 2008
Direct Soir n°312 12 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°312 de 12 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-François Copé, objectif : la nouvelle télé publique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°312/Mercredi 12 mars 2008 6 EN COUVERTURE Si la gauche passe, comme à chaque fois qu’elle prend des villes, des régions ou des départements, elle va faire exploser les impôts, tout en donnant à Paris des leçons de morale sur le pouvoir d’achat. Jean-François Copé, au soir du premier tour des municipales. En SAVOIR PLUS SES DÉBUTS ■ Diplômé de Sciences-Po en 1985 et de l’ENA. En 1989, Jean-François Copé entre à la Caisse des dépôts et consignations avant de devenir en 1993 directeur du cabinet de Roger Romani et ministre délégué aux Relations avec le Sénat. En 1995, il est élu maire de Meaux et député de Seine-et-Marne. Il perdra son siège en 1997. De 2002 à 2007, il devient porte-parole du gouvernement, fonction qu’il cumule avec d’autres portefeuilles ministériels : secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, puis ministre délégué à l’Intérieur (2004) et enfin ministre délégué au Budget jusqu’à 2007. Dimanche, Jean-François Copé a été réélu maire de Meaux au premier tour avec 67,73% des voix. « Je ne suis pas sûr qu’un remaniement soit programmé et que Jean-François Copé ait envie de faire autre chose que président du groupe UMP », estime Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et porte-parole de l’UMP. En mai dernier, François Fillon ne l’avait pas retenu dans son gouvernement, mais il est devenu président du groupe UMP à l’Assemblée nationale après les élections législatives. Au moment où la pratique du pouvoir devient davantage présidentielle, le Parlement ne doit pas être une simple chambre d’enregistrement ; il doit au contraire être un outil de « coproduction législative », considère Jean-François Copé. « Il veut asseoir la fonction de président de groupe », précise Yves Jégo. « Il a su se faire apprécier du groupe en étant attentif aux députés et très pugnace », ajoute le porte-parole de l’UMP. La prise en main du groupe fut pourtant difficile, glaciale parfois, pour cet homme à qui l’on reproche parfois d’empiler les casquettes. Mais pour Yves Jégo, « c’est un faux procès ». Jean-François Copé semble parvenir à établir l’équilibre. Depuis septembre dernier, il est même parvenu à dégager quelques heures pour devenir collaborateur à temps partiel dans l’un des plus grands cabinets d’avocats d’affaires internationaux, Gide Loyrette et Nouel. Et lorsque Artur Jorge Bras raconte qu’il essayait de s’emparer de cet argument contre le maire, « cela ne marchait pas ». DR SES LIVRES TRAVAILLEUR ACHARNÉ Fils d’un chirurgien cancérologue, ce passionné de tennis et de golf est brillant, travailleur, passionné. « Il est capable de vous appeler à n’importe quelle heure et lit tout son courrier », affirme Artur Jorge Bras. Il ne dissimule pas son ambition mais il sait la canaliser pour servir les autres », analyse Yves Jégo. On peut s’attendre à voir Jean-François Copé, dans les dix ou quinze ans, venir aux plus hautes fonctions. Il songerait même à la présidentielle de 2017… Il sera alors jeune quinqua, comme l’est actuellement l’hôte du palais de l’Elysée avec qui il partage finalement bon nombre de points communs : la vivacité, l’ambition, l’efficacité sur le terrain et un maniement très brillant du verbe. ■ Jean-François Copé est aussi l’auteur de quelques ouvrages. A travers son premier essai, Ce que je n’ai pas appris à l’Ena, publié en 1999, l’un des plus jeunes maires de France de l’époque raconte son expérience à la tête de Meaux. Trois ans plus tard, il publie Devoir d’inventaire sur le bilan des années Jospin. Mais son plus célèbre livre – sans doute grâce à son titre – reste Promis, j’arrête la langue de bois, révélé en 2006. Jean-François Copé, devenu porte-parole du gouvernement, y relate son quotidien et la politique vécue de l’intérieur. DR KHANH RENAUD/APERCU FOCUS Une Commission pour la nouvelle télévision publique Lors de la première réunion de la Commission. ■ Lors de la présentation de ses vœux à la presse en janvier dernier, le président de la République avait annoncé son intention de réfléchir à la fin de la publicité sur les chaînes de télévisions publiques. Plus d’un mois après, Nicolas Sarkozy crée la Commission pour la nouvelle télévision publique, dont il confie la présidence à Jean-François Copé. Son objectif, tel qu’il est détaillé dans la lettre de mission du président de la République, sera de réfléchir au « nouveau modèle économique du groupe France Télévisions » et de redéfinir « l’identité » du service public audiovisuel à l’ère du numérique. La Commission, composée de 32 membres dont 15 parlementaires et 17 professionnels, « aura un large recours à la concertation en utilisant tous les moyens de communication (Internet, télévision, auditions, blogs) » et rendra son rapport avant le 31 mai. Une bataille de chiffres est déjà engagée sur les pertes qu’entraînera la suppression de la publicité, y compris en 2008. France Télévisions annonce 1,2 milliard d’euros. Les groupes privés minimisent. Jean-François Copé veut que la Commission fasse sa propre évaluation. SES ADVERSAIRES À MEAUX ■ Maire de Meaux depuis 1995, Jean-François Copé vient d’être réélu dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif, avec plus de 67% des voix. Contre lui, deux autres listes étaient aussi présentes. La première, socialiste, tenue par Patrick Mavré (photo), conseiller municipal sortant, a obtenu 25,57%. La seconde, menée par Ange Anziani (MoDem) a remporté 6,69% des suffrages. DENIS/REA



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