Direct Soir n°312 12 mar 2008
Direct Soir n°312 12 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°312 de 12 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-François Copé, objectif : la nouvelle télé publique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AGOSTINO PACCIANI DR Directsoir N°312/Mercredi 12 mars 2008 12 CULTURE POÉSIE À la rencontre des enfants du monde ■ Parce qu’aller à l’école n’est pas aussi facile en Afrique qu’en Europe, parce qu’il y en a qui se contentent d’une boule de mil et d’autres qui boudent devant un poulet-frites, les enfants du monde n’ont pas tous les mêmes rêves. Je suis un enfant de partout, recueil publié aux éditions Rue du monde en partenariat avec le Printemps des poètes, réunit cinquante poèmes inédits. Courts et joliment illustrés, ils permettent aux plus jeunes de découvrir les pensées, les paysages et les préoccupations de tous les enfants. Je suis un enfant de partout, collectif, éd. Rue du monde, 16 €. DANSE Le « Boyakodah » dans le pré Tribaux et modernes, les rythmes africains de Boyakodah. ■ Le chorégraphe ivoirien Georges Momboye et sa compagnie reprennent leur spectacle Boyakodah à la Maison de la danse de Lyon. Une maison du bonheur pour l’occasion, puisque « boyakodah » signifie « bonheur » en guéré (langue de la Côte d’Ivoire occidentale). Neuf danseurs et quatre musiciens (percussionnistes et guitaristes) y célèbrent la propension de l’homme à tendre vers le plaisir. Tribal et moderne à la fois, Boyakodah explore les danses africaines traditionnelles et contemporaines. Boyakodah, par la Compagnie Georges Momboye, jusqu’au 15 mars à la Maison de la danse, 8, avenue Jean-Mermoz, Lyon 8 e (04 72 78 18 00). DR L’allégresse d’un farfelu De la baguette magique d’Adam Green est sorti un nouvel album de vingt morceaux musicaux. Un CD enjoué, entre insouciance et bonne humeur. Adam Green sera en concert à Paris le 14 avril (au Trabendo, parc de la Villette) et le 15 à Bourges (au 22 Est et Ouest). On pourrait presque dire qu’Adam Green est à la musique ce que Jim Jarmusch est au cinéma : chaque morceau issu de ses opus est une tranche de vie qui raconte de petites histoires, ponctuées de ses parfums et de ses personnages, à chaque fois différents. L’ex-chanteur des Moldy Peaches façonne des ambiances. Pour son cinquième album solo, Sixes & Sevens, le « songwriter » s’est laissé plus de temps qu’à l’accoutumée, prenant le temps de passer quelques mois à Nashville, Tennessee, avec des musiciens du cru. Résultat, cet album oscille pour notre plus grand plaisir entre honky tonk et gospel. D’un swinguant Morning After Midnight au langoureux Getting Led, en passant par le morceau When A Pretty Face aux accents d’un Jonathan Richman –auquel le chanteur a souvent été comparé– ou le délicieusement disco Twee Dee Dee, les morceaux EXPOSITION Bicentenaire de Daumier : le « Michel-Ange de la caricature » ■ La BnF (Bibliothèque nationale de France) consacre une exposition à Honoré Daumier (1808-1879) à l’occasion du bicentenaire de sa naissance. Artiste prolifique, peintre, sculpteur et caricaturiste, fervent défenseur des valeurs républicaines, il a été l’un des témoins des mouvements politiques et sociaux de son époque, qu’il a croqués parfois au prix de sa liberté. A la suite de la parution de la lithographie intitulée Gargantua, représentant Louis-Philippe avalant les impôts de ses sujets, Daumier avait été condamné à six mois de prison. Ses travaux d’une grande modernité, qui allient art et liberté d’expression, ont été, de la monarchie de Juillet à la chute du second Empire, régulièrement attaqués par la politique et la censure. L’exposition présente 220 pièces issues des collections de la BnF. Daumier, jusqu’au 8 juin 2008 à la BnF, site Richelieu, 58, rue de Richelieu, Paris 2 e (01 53 79 59 59). BNF/DPT ESTAMPES ET PHOTOGRAPHIE MUSIQUE s’enchaînent allègrement, pour finalement composer un album plus inspiré et plus abouti que ses précédents. Foisonnant d’influences diverses, Sixes & Sevens fourmille aussi d’invités tels que Steven Mertens, le bassiste des Moldy Peaches, le clavier Nathan Brown et Loribeth Capella, la girlfriend d’Adam Green, qui fait une apparition mutine sur Drowning Head First. Sixes & Sevens, d’Adam Green, Rough Trade. CONCERT Kebous, le loup solitaire ■ Après Temps suspendu en 2006, Laurent Kebous, cofondateur des Hurlements d’Léo, sort sous son nom l’album Lupanar. Ce dernier parvient à redorer l’étiquette galvaudée de « chanson rock ». Avec une écriture grave et poétique, Kebous égrène des histoires chargées de sensations et de sentiments. Mieux encore, on vogue dans des atmosphères instables, franchement rock et rageuses par moments. On ne peut s’empêcher de penser à la très dynamique scène bordelaise dont il est issu, et donc à Noir Désir. Accompagné d’une clarinette, l’artiste reprend d’ailleurs, exercice périlleux, Lolita nie en bloc. Kebous, en concert à Lyon demain soir à la salle Léo-Ferré, et le 15 mars à Pau. Lupanar, de Kebous, éd. Pias.
GAUMONT www.directsoir.net L’enfer policier d’Olivier Marchal Justine (Olivia Bonamy) et Louis Schneider (Daniel Auteuil) dans MR 73. 13 ★★★★★ Avec « MR 73 », Olivier Marchal dirige à nouveau Daniel Auteuil, trois ans après « 36 Quai des Orfèvres ». Consacré par son second long métrage, 36Quai des Orfèvres, Olivier Marchal clôt son triptyque policier entamé avec Gangsters, en 2002. « Avec 36Quai des Orfèvres,il fallait surprendre ; avec MR73, il ne faut pas décevoir », commente-t-il. Pari tenu. Film noir par excellence, MR73 est de ces tragédies humaines dont personne ne sort indemne, pas même le spectateur. Alors qu’un serial killer sème la terreur à Marseille, Louis Schneider (Daniel Auteuil) mène l’enquête. Derrière les vapeurs quotidiennes d’alcool, ce « flic » du SRPJ (Service régional de police judiciaire) n’est plus que l’ombre de lui-même. Il vit en sursis, poursuivi par les fantômes du passé. Et le passé n’est jamais bien loin dans ce Olivier Marchal dédie MR 73 thriller angoissant. Justine (Olivia Bonamy) est rattrapée par le drame qui, à sa famille : à sa femme Catherine Marchal, que vingt-cinq ans plus tôt, a brisé sa vie. l’on retrouve dans le rôle Charles Subra (Philippe Nahon), meurtrier de ses parents, arrêté par Louis de Marie Angéli, chef de brigade triste et solitaire, et à ses trois filles. Schneider, jeune flic à l’époque, est libéré pour bonne conduite. CULTURE CINÉMA Le destin des trois personnages se croise à nouveau. Inspiré d’une histoire vraie, ce polar psychologique à la française explore la face obscure de l’être humain. Folie, solitude, autodestruction, rien n’échappe à la caméra d’Olivier Marchal. Dans des décors miteux – métaphore de l’état psychologique des personnages –, on assiste à la descente aux enfers de Louis Schneider. Une façon pour le réalisateur de s’interroger. Comment dépasser les drames du passé ? Peut-on survivre à la mort brutale d’un être cher ? Comment apaiser la douleur des victimes ? A travers deux survivants, Justine et Louis, deux issues s’imposent : accepter de vivre ou mourir. Avec réalisme et violence, l’ex-flic livre ainsi une part de son histoire personnelle, servie par le jeu stupéfiant de Daniel Auteuil. « Cette histoire est inspirée de l’affaire qui m’a fait quitter la police », explique Olivier Marchal. Une profession qu’il dépeint sans concession:brutalité du quotidien,poids de la hiérarchie,mais aussi entraide… Entre errance et espoir, film policier et portrait d’un homme, Olivier Marchal vise juste. MR73, d’Olivier Marchal, en salles.



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