Direct Soir n°311 11 mar 2008
Direct Soir n°311 11 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°311 de 11 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Anna Gavalda tout le monde attend « La consolante »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°311/Mardi 11 mars 2008 6 EN COUVERTURE J’ai toujours pensé que mes personnages avaient des vies plus intéressantes que la mienne. de son nouveau livre, elle a refusé les émissions de télévision et de radio. Tout juste a-t-elle accepté de répondre à quelques interviews réalisées par courriel. « Elle n’est pas people, explique Emmanuel Delhomme, on ne sait rien de sa vie privée. » « Elle n’aime pas trop s’exposer, confirme Dominique Gauthier, elle aime les rencontres avec les lecteurs. » Il y a quelques années, lors d’une séance de signature dans une librairie, elle s’était présentée avec des crayons de couleur. Pour chaque lecteur, elle avait fait un dessin. PARENTHÈSES FAMILIALES Dès ses débuts, la critique littéraire note chez Anna Gavalda une capacité à créer une proximité avec ceux qui la lisent. Elle sait raconter le quotidien. Les articles louent les qualités d’observation de cet écrivain qui passe beaucoup de temps à enquêter, à se documenter. Trois LIVRES DR Anna Gavalda chez elle, en 2005. « JE VOUDRAIS QUE QUELQU’UN M’ATTENDE QUELQUE PART » L’une des clés souvent avancée pour expliquer son succès est sa capacité à donner corps à des personnages ordinaires. C’est aussi l’un des traits qui se dégagent de son nouveau roman. Dans La consolante, dont elle a dessiné la couverture—les plans d’une maison miniature sur les pages déchirées d’un carnet à spirales— elle décrit les rapports humains, les réunions familiales. Elle interpelle le lecteur aussi : « Allez… Je vous épargne tout ça… Vous les connaissez par cœur, ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu déprimantes que l’on appelle la famille. » POUR LE PLAISIR Ici, le personnage ordinaire auquel elle donne corps s’appelle donc Charles Balanda. Et il se débat avec le quotidien, avec son passé aussi. Pendant plusieurs centaines de pages. Jusqu’à ce qu’enfin la grisaille se dissipe, jusqu’à ■ Le succès d’Anna Gavalda, lui, n’a pas attendu. Dès son premier livre, paru en 1999, l’auteur, alors âgée de 29 ans, en vend 250 000 exemplaires. Dans ces douze nouvelles, elle peint des personnages ordinaires confrontés au quotidien. DR ce qu’Anna Gavalda appelle « le bonheur ». L’auteur renoue alors avec un registre qu’elle manie en experte. Et elle le fait, semble-t-il, avec délectation… pour le plaisir. Un plaisir qui semble la guider dans nombre de ses choix. Ainsi n’a-t-elle pas cédé aux sirènes des grands éditeurs de la place de Paris, restant fidèle au Dilettante et au côté artisanal de cette maison (les livres sont encore cousus et non collés). « Elle se fout un peu des prix littéraires, elle n’aime pas trop la publicité, le marketing », souligne Dominique Gauthier. « Le fait d’être discrète contribue à la bonne image que le public a d’elle », ajoute Emmanuel Delhomme. Et la recette semble fonctionner. La consolante semble déjà promis à un bel avenir. Son auteur n’aime pas qu’on lui parle du « phénomène Anna Gavalda ». Un phénomène qui pourtant, livre après livre, ne cesse de se confirmer. « JE L’AIMAIS » ■ Le deuxième livre et premier roman d’Anna Gavalda, paru au printemps 2002, est aussi celui qui est passé le plus inaperçu. Au centre du récit figure le dialogue entre une femme et son beau-père. Le mari de l’une et fils du second a quitté épouse et enfants. Dans ce roman, Anna Gavalda affirme son style. DR V.LELOUP/JDD/EYEDEA VUE PAR Dominique Gauthier, directeur des éditions du Dilettante « Nous avons été les seuls à accepter son recueil de nouvelles. » ■ « Anna Gavalda, c’est mon premier succès en tant qu’éditeur. Quand nous avons publié son premier livre (Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, en 1999,ndlr), j’ai reçu plusieurs coups de fil de libraires qui me disaient : « On est content que ça tombe sur vous. » Parce que nous sommes une petite maison d’édition. J’ai senti un courant de sympathie. Depuis, ce qui nous a beaucoup aidés à garder Anna Gavalda, c’est qu’à l’époque, nous avions été les seuls à accepter son recueil de nouvelles. Ce qui avait retenu mon attention, c’était sa capacité à faire passer le lecteur du rire aux larmes. Et aussi à se placer dans la peau des personnages et à les rendre crédibles. Elle sait aussi poser des situations avec une économie de moyens, un peu comme Simenon. Elle n’aime pas trop s’exposer dans les médias. Ce qu’elle aime, c’est quand les lecteurs s’emparent de ses personnages et les considèrent presque comme des êtres vivants. » « ENSEMBLE, C’EST TOUT » ■ C’est l’un des événements de la littérature française de ces dernières années. Le deuxième roman d’Anna Gavalda, paru en 2004, emporte tout sur son passage. Toutes éditions confondues, il se vend à près de deux millions d’exemplaires. Un succès renforcé par l’adaptation au cinéma, signée Claude Berri, sortie en 2007. LE DILETTANTE
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