Direct Soir n°311 11 mar 2008
Direct Soir n°311 11 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°311 de 11 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Anna Gavalda tout le monde attend « La consolante »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°311/Mardi 11 mars 2008 4 EN COUVERTURE Anna Gavalda Phénomène littéraire RÉVÉLÉE EN 1999 PAR UN RECUEIL DE NOUVELLES INTITULÉ « JE VOUDRAIS QUE QUELQU’UN M’ATTENDE QUELQUE PART », ANNA GAVALDA A DEPUIS ÉCRIT DEUX ROMANS : « JE L’AIMAIS » ET « ENSEMBLE, C’EST TOUT », DEUX ÉNORMES SUCCÈS. « LA CONSOLANTE » EST SON QUATRIÈME LIVRE TRÈS ATTENDU. D.IGNASZEWSKI/KOBOY
DR www.directsoir.net Dès les premières pages de La consolante, son nouveau roman paru aujourd’hui, Anna Gavalda surprend. L’auteur d’Ensemble, c’est tout, paru en 2004 et qui remporta un succès immense, plonge son lecteur dans la grisaille. Le récit commence au début de l’hiver à l’aéroport Roissy-Charles-de- Gaulle : « Soleil laiteux, odeur de kérosène, fatigue immense. » La mélancolie habite une longue première partie du livre. Anna Gavalda se glisse dans la peau d’un homme, un architecte, Charles Balanda. Elle alterne la première et la troisième personne du singulier, selon l’humeur. Charles Balanda peine à trouver sa place dans la société, dans son couple, dans sa famille. Un homme dont soudain, la vie commence à se fissurer, alors qu’il apprend la mort d’une vieille femme : la mère d’un ami d’enfance, dont il s’est éloigné. UNE SURPRISE COMPLÈTE Cette atmosphère, sombre, est inhabituelle chez Anna Gavalda. On est loin de l’amour, de la bonté, du bonheur simple, de tous ces thèmes que véhicule la seule évocation de son nom. Et qui furent les clefs d’une réussite exceptionnelle. 1999. La jeune professeur de français, qui enseigne en région parisienne, est encore très peu connue du grand public. Tout juste a-t-elle décroché quelques années plus tôt un prix décerné par France Inter pour La plus belle lettre d’amour. Mais, en cette dernière année du siècle, paraît Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part. Ce recueil de nouvelles est le point de départ d’une œuvre qui va conquérir des millions de lecteurs. Lors de sa sortie, rien ne laissait présager de son succès. Les nouvelles se vendent mal et Le Dilettante est une petite maison d’édition qui ne dispose pas des moyens marketing des leaders du secteur. Pourtant, au bout de deux mois, EN COUVERTURE 5 « La consolante », le nouveau roman d’Anna Gavalda, sort aujourd’hui en librairie. Ce quatrième livre, qui semble déjà promis à un large succès, met en scène un architecte qui sombre dans la mélancolie. Quatre ans après le best-seller « Ensemble, c’est tout », la jeune romancière confirme son statut d’auteur majeur. Le premier tirage « à 200 000 exemplaires n’a pas suffi » Avec trois romans et un recueil de nouvelles, Anna Gavalda a réussi à toucher un très large public. les 20 000 premiers exemplaires, sortis fin août, sont épuisés. « En novembre, on a fait un nouveau tirage de 20 000 exemplaires. On a déjà trouvé que c’était significatif, se souvient Dominique Gauthier, directeur des éditions du Dilettante. Au Salon du livre, en mars, elle reçoit le prix RTL-Lire, et 100 000 exemplaires ont déjà été vendus. » « C’est parce que certains libraires courageux ont lu le livre et l’on conseillé aux lecteurs », analyse Emmanuel Delhomme, qui tient boutique à Paris. « Le rôle des libraires a été capital », confirme Dominique Gauthier. Et le bouche à oreille fonctionne. Le livre continue de se vendre. « C’était une surprise complète, explique l’éditeur. Si quelqu’un m’avait dit que je vendrais un recueil de nouvelles à 250 000 exemplaires, je ne l’aurais pas cru. » ENSEMBLE, C’EST TOUT On taxe souvent les livres d’Anna Gavalda de romans féminins. Elle serait essentiellement lue par des femmes, qui plus est d’un âge proche du sien, entre vingt-cinq et quarante ans. « Pour arriver à de tels chiffres de vente, il faut dépasser les sexes et s’adresser à tous les âges », répond Dominique Gauthier. Des chiffres qui grimpent en flèche. En 2004 sort Ensemble c’est tout, son troisième livre, et deuxième roman après Je l’aimais. Le succès de librairie est considérable. Près d’un million d’exemplaires se sont vendus en grand format. L’édition de poche parue en septembre 2005 flirte avec des chiffres similaires. Le phénomène Anna Gavalda est né. Il se renforce avec l’adaptation du roman au cinéma. En 2007, Claude Berri porte à l’écran l’histoire du trio qui avait séduit les lecteurs. Audrey Tautou joue le rôle de Camille, employée d’une société de nettoyage, Laurent Stocker campe Philibert, jeune aristocrate un peu coincé et Guillaume Canet incarne Franck, un cuisinier, un mauvais garçon au cœur tendre. Le film sort le 21 mars. Son succès est immédiat. Et il se répercute sur les ventes du roman. L’institut Edistat-Titelive, qui réalise des études sur le marché du livre, enregistre une hausse des ventes pendant trois à quatre semaines. Le format de poche se vend trois à cinq fois mieux qu’en temps normal, avec des pointes au-delà des 16 000 exemplaires par semaine, chiffres assez proches de ceux du lancement. UN DESSIN POUR CHAQUE LECTEUR Anna Gavalda gagne encore en notoriété. Son nom seul suffit à faire vendre. Dominique Gauthier résume l’ascension fulgurante de son auteur : « En 1999, les lecteurs achetaient un livre Le fait d’être discrète contribue à la bonne image que le public a d’elle. avec un chien sur la couverture (Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part,ndlr). Aujourd’hui, ils achètent un roman signé Anna Gavalda. » Pour preuve, le premier tirage à 200 000 exemplaires de La consolante n’a pas suffi à satisfaire les commandes des libraires. Un nouveau tirage de 100 000 exemplaires a été réalisé, avant même la sortie officielle. Et les éditions du Dilettante n’excluent pas de devoir réimprimer. « Nous sommes dans les starting-blocks », reconnaît Dominique Gauthier. Des chiffres inhabituels pour cette maison d’édition. Et un réseau de distribution plus large qu’à l’accoutumée. De façon générale, les ouvrages du Dilettante, dont la diffusion reste confidentielle, figurent essentiellement dans les rayons des librairies de taille importante, dites librairies de premier niveau. Mais lorsqu’il s’agit d’Anna Gavalda, ce périmètre s’étend… jusqu’aux grandes surfaces alimentaires. Environ 15% des exemplaires d’Ensemble, c’est tout se sont vendus en supermarché. Les romans d’Anna Gavalda touchent le grand public. Pourtant, l’auteur se fait rare dans les médias. Pour la promotion Emmanuel Delhomme, librairie Livre Sterling (Paris) D.IGNASZEWSKI/KOBOY



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