Direct Soir n°311 11 mar 2008
Direct Soir n°311 11 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°311 de 11 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Anna Gavalda tout le monde attend « La consolante »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°311/Mardi 11 mars 2008 12 CULTURE THÉÂTRE La jungle du métro parisien Le joyeux méli-mélo des transports. ■ Sans mots, sans décors, sans costumes, la compagnie des Strapantins offre une visite guidée des couloirs du métro. Du quadra sans-gêne à la jeune provinciale fraîchement débarquée, dix-huit personnages se croisent sur le quai en un joyeux méli-mélo euphorisant. Entre mime et cartoon, les joies de jouer des coudes, l’envie d’étrangler son voisin ou encore l’hystérie d’une hôtesse de la RATP, le burlesque envahit la rame. Quai de scènes, les mardis jusqu’au 8 avril, Théâtre le Ranelagh, 5, rue des Vignes, Paris 16 e (01 42 88 64 44). Kevin Razy, l’homme drôle malgré lui DR CAMILLE STOOS ■ Kevin Razy vient de terminer son journal intime. A la demande de son psy, ce jeune homme stressé passe en revue son existence, de son enfance à sa vie de jeune adulte. Des vendeurs de portables aux relations hommes-femmes, tout y passe. Kevin maîtrise l’autodérision et l’art de la « punchline », la phrase percutante, mais sa force reste son humilité : « Je le connais depuis presque vingt ans et je ne me suis jamais lassé de son humour », dit-il… de lui-même. The little diarrhée of Kevin Razy, le mardi à 19h, au Théâtre popul’air du Reinitas, Paris 20e. Gratuit. F. VEGA/CLASOS PRESSS/ABACA PRESS Cure de jouvence Aussi étonnant que cela puisse paraître, The Cure n’est pas un groupe qui boycotte ses jeunes années et ses tubes fondateurs. La preuve la semaine dernière, au Dôme de Marseille, où le célèbre groupe anglais a revisité trente années de carrière sans négliger leurs morceaux les plus populaires (Boys Don’t Cry, Just Like Heaven, Lullaby, The Lovecats…). Le chanteur Robert Smith, charismatique figure, auréolé de mystère, de distance et connu pour être CONCERT The Cure, groupe majeur de la scène new wave des années 1980, sera demain soir sur la scène du Palais omnisports de Paris-Bercy quelques mois avant la sortie d’un nouvel album prévu pour l’automne. Le groupe s’était produit au Dôme de Marseille la semaine dernière et le concert au Palais omnisports de Paris-Bercy est pour demain soir. Joujoux magiques ■ « Joseph est attendu par ses parents à l’entrée du magasin ! » La voix de la caisse centrale a beau appeler, le petit est bien décidé à ne pas quitter le rayon des jouets, si bien qu’il va en découvrir la vie secrète… Car poupées, peluches et superhéros, ayant pour terrain de jeux les allées de l’hypermarché, s’animent la nuit venue. Parmi eux, un petit soldat vêtu de rose est d’humeur morose. Créé en 2006 par Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud, et d’abord destiné à n’être interprété qu’une unique fois sur scène par des artistes de renom, le conte musical Le soldat rose, fort du succès commercial de l’album qui a suivi, est devenu un spectacle musical mis en scène par les Burgaud. Quinze comédiens chanteurs, accompagnés de musiciens, y déploient une belle énergie. Dialogues et trouvailles visuelles ne laissent pas le temps de s’ennuyer. Entre Shrek et Toys Story dans l’esprit, la musique en plus. Le soldat rose, jusqu’au 6 avril au Casino de Paris, puis en tournée. www.lesoldatrose-lespectacle.fr. SPECTACLE S. LEROUX timide, a même sautillé, parlé au public et souri. Un retour sur scène heureux et fort attendu (leur dernier album, The Cure, n’avait donné lieu à aucune tournée en France). Demain soir, au Palais omnipsorts de Paris-Bercy, ce sera une rencontre de plus entre ces icônes anglaises et leur public français, qui avait, dans les années 1980, cédé aux tentations mélancoliques et obscures des albums majeurs du genre (Seventeen Seconds, Pornography). Et pour casser la monotonie, The Cure propose cette année une série de concerts avant la sortie de leur prochain album, attendu pour l’automne. Quelques informations éparses relayées par la presse anglaise affirment qu’il s’agira d’un double-album, l’un étant mixé par Robert Smith lui-même, l’autre par un producteur extérieur au groupe. Plusieurs fois reporté, il est à espérer qu’il sera à la hauteur de l’attente… The Cure, demain soir au Palais omnisports de Paris-Bercy. OPÉRA Le « Don Giovanni » de Stravinsky ■ Le metteur en scène, dramaturge et directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Olivier Py, signe avec The Rake’S Progress sa première mise en scène pour l’Opéra national de Paris. Cette nouvelle production en langue anglaise d’une œuvre de la période néo-classique du compositeur Igor Stravinsky (1882-1971), un opéra en trois actes, est placée sous la direction musicale d’Edward Gardner. D’après le livret de Wystan Hugh Auden et Chester Kallman, l’histoire inspirée de tableaux de William Hogarth narre la déchéance de Tom Rakewell (interprété par le ténor Toby Spence), un libertin qui part à la conquête de Londres et pactise avec le diable avant de sombrer dans la folie. The Rake’S Progress, d’Igor Stravinsky. Mise en scène d’Olivier Py. Jusqu’au 24 mars au Palais-Garnier, Paris 9 e (01 40 01 17 89).
STUDIO CANAL www.directsoir.net Road movie à l’américaine ★★★★★ Dix ans après « La vie rêvée des anges », « Julia » marque le grand retour du réalisateur Erick Zonca, qui met en scène Tilda Swinton. Tilda Swinton dans le rôle de Julia, une femme déroutée, qui enlève un enfant de 8ans. Derrière Marion Cotillard, Tilda Swinton tient le haut de l’affiche. Oscar du meilleur second rôle féminin pour son interprétation dans Michael Clayton, l’actrice britannique est aussi l’héroïne débauchée d’Erick Zonca. Ces deux têtes couronnées – le réalisateur français s’était vu remettre le césar du meilleur film en 1998 pour La vie rêvée des anges, son premier long métrage – mettent leurs talents au service de Julia, un thriller composite. Entre road movie et film psychologique, film noir et de gangster, le troisième long métrage d’Erick Zonca – et le premier en anglais – entraîne Julia, une rousse flamboyante, dans une course-poursuite de Los Angeles à Tijuana en passant par le désert aride des Etats-Unis.Alcoolique chronique, Julia, 40 ans, se laisse dépérir entre un verre de vodka et une existence décousue. Menteuse, manipulatrice, elle n’a que faire d’autrui ni de l’aide de son ami Mitch. Persuadée que la vie a toujours été injuste avec elle, que désormais la roue doit tourner, elle se laisse attirer par l’appât du gain. CULTURE 13 CINÉMA Convaincue par Helena, jeune Mexicaine et mère instable, Julia l’excessive dérape et kidnappe Tom, le fils d’Helena. Jusqu’où la mènera cet acte irresponsable ? La vie prendra-t-elle le dessus sur la mort à petit feu ? Malgré quelques longueurs – Julia dure deux heures et vingt minutes – et un film découpé, Erick Zonca a su se nourrir des grands espaces américains, comme de l’énergie créatrice de Tilda Swinton. « Notre première rencontre a été foudroyante : son énergie, sa vitalité, sa façon très physique de s’exprimer ont confirmé mon intuition », explique le réalisateur. Sauvage, aussi forte que fragile,Tilda Swinton incarne à la perfection ce personnage inconstant, toujours prête à trébucher et à retrouver ses vieux démons. Autour d’elle, l’intrigue s’étoffe, rebondit sans cesse, toujours plus rocambolesque. Entre déshumanisation et alcoolisme, violence et rédemption, Erick Zonca livre un road movie saisissant, dans la lignée du Gloria de John Cassavetes. Julia, d’Erick Zonca, en salles.



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