Direct Soir n°310 10 mar 2008
Direct Soir n°310 10 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°310 de 10 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Dmitri Medvedev l'héritier de Poutine

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°310/Lundi 10 mars 2008 6 EN COUVERTURE Je peux vous assurer que ma relation avec lui, s’il est élu, sera très harmonieuse. Vladimir Poutine Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev se sont adressés le 2 mars au public d’un concert à Moscou. son poste à la faculté. Trois ans plus tard, Vladimir Poutine le fait venir à Moscou. Medvedev devient son directeur de campagne lors de la conquête de son premier mandat au Kremlin, avant de gravir les échelons de l’administration présidentielle. Evoluant dans l’ombre de son maître, il conquiert rapidement et en toute discrétion les cercles du pouvoir et prend la tête du conseil de surveillance du géant gazier Gazprom. Ce n’est qu’à partir de novembre 2005, lorsqu’il est nommé premier vice-Premier ministre, que son nom commence à circuler sur la liste des personnalités en vue dans le sillage du chef de l’Etat. Hormis ces éléments biographiques, il est surprenant de constater à quel point les électeurs russes connaissent peu l’homme qu’ils viennent d’élire président. Un sondage réalisé une dizaine de jours avant le scrutin par le centre d’analyse indépendant Levada le démontre. Interrogées sur ce qui les attire chez l’actuel premier vice-Premier ministre, 35% des personnes n’ont su que TROIS OPPOSANTS F. FLORIN/AFP LE COMMUNISTE répondre, et 67% n’ont pas été en mesure d’indiquer quels pouvaient être ses défauts. Une manière d’admettre que la question du choix ne se posait pas. A cet égard, une anecdote est assez révélatrice : peu après la désignation par Poutine de son protégé, l’hebdomadaire Express Gazeta a organisé un concours intitulé « Dessine le futur président ». Plus de cinq cents enfants ont fait parvenir leurs dessins : tous représentaient le candidat Medvedev. Aucun des trois autres prétendants n’a été croqué, pas même en caricature. FIDÈLE LIEUTENANT OU RIVAL AMBITIEUX ? Lors de la campagne, Dmitri Medvedev ne s’est pas beaucoup exprimé sur son programme. Il n’en a d’ailleurs pas eu besoin, se contentant de se présenter comme l’héritier de l’action mise en œuvre depuis huit ans. Tout au plus saiton qu’il est partisan d’une intervention plus limitée de l’administration dans le ■ Agé de 63 ans, Guennadi Ziouganov est le leader du Parti communiste russe. Deuxième du scrutin avec près de 18% des votes, il passait pour être le seul véritable candidat d’opposition. Mais des rumeurs lui prêtent un accord secret avec le Kremlin, qui lui garantirait de garder le contrôle de son parti en échange d’une opposition peu virulente au candidat de Russie unie. J. NICHOLL/REA domaine économique, qu’il souhaite que le respect de la propriété privée soit « un des fondements de la politique de l’Etat », et qu’il aura pour priorités de lutter contre la corruption et de garantir « l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs exécutif et législatif ». Mais la vraie question concerne la cohabitation avec son prédécesseur et Pygmalion. Poutine, après avoir imposé sa poigne de fer à la tête du pays, pourra-t-il se contenter d’une place de second ? Medvedev, qui concédait récemment être ambitieux, ne sera-t-il pas tenté de « tuer le père » pour l’évincer du pouvoir ? L’avenir le dira. Pour l’instant, en tout cas, le futur président se contente de rester dans son rôle. Mais certains voient déjà des prémices de tensions dans les dernières déclarations du nouvel élu, qui a estimé que la Russie « ne peut être dirigée que par un pouvoir présidentiel fort ». Volonté de délimiter son territoire ou tentative de légitimer son nouveau statut ? Réponse dans les prochains mois. LE NATIONALISTE ■ Egalement sexagénaire, le leader du parti LDPR (libéral-démocratique) Vladimir Jirinovski participait, tout comme M. Ziouganov, à son troisième scrutin. Surtout connu pour ses frasques et débordements (derniers en date : des insultes et une empoignade avec un représentant d’Andreï Bogdanov lors d’un débat télévisé), il a recueilli un peu plus de 9% des voix. A. ZEMLIANICHENKO/AP V. RODIONOV/ITAR-TASS/ABACA VU PAR Alexandre Adler, historien, journaliste, spécialiste des relations internationales « C’est un peu comme la cohabitation : Poutine sera le vrai chef de l’exécutif, comme Jospin. » ■ « Dmitri Medvedev sait que c’est à Poutine qu’il doit son élection. Mais c’est également un homme très sûr de ses qualités intellectuelles, qui voudra étendre peu à peu son domaine réservé. Et l’on verra comment Poutine réagira. De plus, d’autres rivaux de Poutine qui ont été écartés peuvent jouer la carte Medvedev, comme l’ancien ministre de la Défense Sergueï Ivanov. Mais le nouveau président russe est quand même un homme qui n’a pas d’expérience politique, pas de réseau. C’est un très bon intellectuel, un bon chef d’entreprise à la tête de Gazprom, et dans un premier temps, il n’ira pas au-delà. Poutine étant très populaire, il aura, je pense, en tant que Premier ministre, des pouvoirs étendus. C’est un peu comme la cohabitation que nous avons connue en France : pendant les cinq années qu’a duré cette situation, Jospin était le véritable chef de l’exécutif. Et Poutine sera un peu comme Jospin. Mais personne ne sait sur quoi débouchera cette période de cohabitation. Ce qui est remarquable, c’est l’absence, chez les dirigeants russes, de projets à long terme. Ils répondent au coup par coup aux stimulations qu’ils reçoivent et aux difficultés qu’ils rencontrent. Bien sûr, Poutine aimerait pouvoir se représenter à la présidentielle dans quatre ans, quitte à prendre Medvedev comme Premier ministre. Mais cette hypothèse me paraît invraisemblable. Car l’existence de deux centres de pouvoir n’est jamais totalement saine ». L’ÉNIGME V. CAPMAN/SIPA ■ Andreï Bogdanov, plus jeune candidat de cette élection (38 ans), était également le plus énigmatique. Avec ses cheveux longs frisés et son visage rond, il tranche un peu avec les habituels technocrates. Quasiment inconnu des électeurs, il prônait l’adhésion de la Russie à l’Union européenne et se présentait comme « le seul candidat démocratique ». Il a pu rassembler à peine plus de 1% des suffrages.
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