Direct Soir n°31 3 oct 2006
Direct Soir n°31 3 oct 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de 3 oct 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Politique : sourires de campagne

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Directsoir t Mardi 3 octobre 2006 6 ACTU EN COUVERTURE VILLEPIN-SARKOZY/L’union nouvelle Le Premier ministre et le président de l’UMP ont enterré la hache de guerre hier à l’occasion de la journée parlementaire de leur parti. Leur maître mot : l’unité. On oublie tout et on recommence. Depuis que la majorité UMP ironisait sur les dissensions dans l’opposition, il était temps qu’elle fasse preuve, de son côté, de bonne volonté. Hier, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, numéros un et deux du gouvernement, ont joué l’apaisement lors de la journée parlementaire du parti, la dernière de la législature. Service civil, réforme de la carte scolaire ou des régimes spéciaux de retraite, autant de désaccords sur des dossiers clés, balayés d’un revers de main pour afficher une nouvelle unité. Ils ont été encouragés dans cette voie par le patron des députés UMP, Bernard Accoyer, son homologue au Sénat, Josselin de Rohan et le président du Sénat, Christian Poncelet. Tous trois mettaient en garde contre le « poison mortel de la division » et suppliaient de « ne pas se laisser aller à la chamaillerie ». Pour autant, les deux poids lourds du gouvernement n’ont pas sombré dans le mimétisme et ils ont prôné le respect de la différence. Pas de chamaillerie, mais une explication de texte, chacun tenant à donner sa définition de l’unité. Selon Dominique de Villepin, « ce n’est certainement pas l’alignement ». Une idée partagée par le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy : « L’unité, ce n’est pas le silence, ce J. WITT/EPA/SIPA Une histoire à deux 2002-2003 : le temps du « bonheur » En 2002, Jacques Chirac est réélu président de la République. Il nomme Jean-Pierre Raffarin Premier ministre. Deux têtes d’affiche émergent dans le nouveau gouvernement : Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, et Dominique de Villepin aux Affaires étrangères. A cette époque, Nicolas Sarkozy monopolise seul l’attention et apparaît comme le seul dauphin crédible de Jacques Chirac. Dominique de Villepin, lui, n’a jamais affronté le suffrage universel, et se cherche une légitimité. Il la trouve le 14 février 2003, à l’ONU, où il est applaudi après un discours contre l’intervention américaine en Irak. THOMAS LIARD,XAVIER FORNEROD F. FIFE/AFP n’est pas l’uniformité. (…) C’est une question de réalisme.Au-delà des différences, des concurrences, au-delà même des sentiments, il fallait travailler ensemble », a-t-il lancé aux parlementaires réunis. Les deux présidentiables ont choisi la voie de la raison.A la tribune, Nicolas Sarkozy a complimenté Dominique de Villepin, estimant qu’il était un « bon Premier ministre ». Ce dernier lui a répondu en soulignant « l’engagement personnel » et le « dynamisme » de son ministre de l’Intérieur. G. ELODIE/GAMMA 2004 : le doute s’installe Un point d’interrogation demeure. Nicolas Sarkozy doit-il ou non quitter le gouvernement pour préparer l’échéance de 2007 ? Hier, la question brûlait les lèvres de tous les parlementaires. Vendredi dernier, Dominique de Villepin lui-même estimait que cela « allait poser problème au fur et à mesure que l’on approche de l’échéance ». Pour le moment, ce « problème » n’en est pas un pour Nicolas Sarkozy, qui souhaite rester maître de son calendrier. Mais la question risque d’être à nouveau posée. Début 2004, Nicolas Sarkozy est remplacé place Beauvau par Dominique de Villepin. Il hérite en échange du ministère de l’Economie et des Finances, un défi que lui lance le chef de l’Etat. C’est ce moment que choisit Nicolas Sarkozy pour déclarer qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de 2007 et qu’il entend prendre la tête de l’UMP à la suite du départ d’Alain Juppé. Le président de la République lui demande de choisir entre l’UMP et le gouvernement. Le 14 juillet 2004, il lâche le célèbre : « Je décide, il exécute. » Pendant ce temps, Dominique de Villepin poursuit son ascension. F. MORI/AP Repère Un rendez-vous historique Nicolas Sarkozy a comparé l’élection présidentielle de 2007 à deux dates clés de la V e République : 1958 avec l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir, et 1981, avec l’élection de François Mitterrand. 2005-2006 : la guerre des tranchées Le 31 mai 2005, Dominique de Villepin est catapulté au poste de Premier ministre. Nicolas Sarkozy, lui, fait son grand retour au ministère de l’Intérieur. En novembre 2005, les échauffourées dans les banlieues éclatent. Puis, au printemps, c’est la crise du CPE. A chaque fois, Nicolas Sarkozy en sort renforcé au détriment du chef du gouvernement. Pendant ce temps, l’affaire Clearstream envenime les débats. Après cette crise, l’été passé, les deux hommes veulent afficher une nouvelle unité.
www.directsoir.net HANDICAPÉS/Travailler : un défi quotidien h La parole est aux salariés handicapés. L’Agefiph, qui s’occupe de leur insertion professionnelle, a voulu savoir comment ceux-ci vivaient leur expérience en entreprise. S’ils considèrent que travailler leur permet d’avoir une plus grande estime de soi, ils avouent devoir être sans cesse meilleurs que les autres, sans quoi on les réduirait à leur handicap. Ils ont aussi besoin d’être considérés comme les autres, tout en voyant leur différence prise en compte. TABAC/L’ultimatum approche h Le gouvernement sera bientôt fixé sur le dossier du tabac. L’examen et le vote du rapport de la commission débutent cet après-midi à l’assemblée. Selon des sources parlementaires, la mission en charge du dossier ne veut aucune exception à l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Elle souhaite également que cette réglementation soit effective au plus tard au 1 er septembre 2007. Thierry Breton à l’Assemblée nationale. IAN HANNING/REA appareils FUSION GDF-SUEZ/Fin du premier round h C’est un vote solennel qui se tient aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Le projet de loi sur l’énergie (incluant la privatisation de GDF) devait être approuvé par la majorité UMP, malgré les quelques députés réticents au sein même du parti. Tous les autres groupes se sont opposés au projet présenté par Thierry Breton. Ce vote met un terme à un marathon législatif historique qui a débuté le 7 septembre dernier. Cent vingt heures de débats pour examiner près de 110000 amendements. Les députés se sont métamorphosés en bolide de course, les engloutissant au rythme effréné de 946 amendements par heure. Mais la privatisation de GDF n’a pas fini de faire parler d’elle. Aujourd’hui, quatre fédérations syndicales de l’Energie (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) avaient appelé à la grève et à une manifestation nationale à Paris pour protester contre le projet de loi. Enfin, la fusion avec Suez, aboutissant de la privatisation de GDF, fait l’objet d’intenses négociations entre la France et la Belgique. Détenant la majorité du marché de l’énergie, le nouveau groupe n’aurait plus de concurrent à sa hauteur dans le secteur. Les deux groupes français veulent procéder à des échanges d’actifs afin de créer « un nouveau concurrent » pour ne pas être accusés de monopole par la Commission européenne. Le gouvernement belge juge ces propositions insuffisantes. Après la colline France, c’est le mont Europe que GDF et Suez devront franchir. EDF/L’énergie, un bien rare ★★ ★★★★ ★ ★★★ P.VERDY/AFP en veille =10% de la facture h Acheter des ampoules basse consommation, baisser son radiateur, ne pas laisser ses appareils électriques en veille, éteindre toutes les lampes quand on sort d’une pièce… N’allez pas dire que ces gestes sont compliqués à faire ! De plus, ils ont à terme des effets positifs notoires sur l’environnement… et accessoirement sur nos factures à payer. Pour diffuser le message, EDF a entamé une tournée dans dix villes françaises, qui s’achèvera le 21 octobre à Tours. Objectif : promouvoir les économies d’énergie et permettre « à chacun de s’informer, d’être conseillé et de s’engager pour réduire sa consommation d’énergie », note l’entreprise. LES SITES À CONSULTER www.zone-ecolo.com www.energie-environnement.ch www.edf.fr www.defipourlaterre.org ROYALTY-FREE/CORBIS FRANCE PREMIER EMPLOI, L’EMBELLIE 1 Les jeunes diplômés voient le bout du tunnel. Après quelques années moroses, l’Apec vient de publier une enquête sur l’intégration des jeunes en entreprise, effectuée auprès de 4000 diplômés du supérieur. Le ciel s’éclaircit. 2 Ces jeunes diplômés bénéficient d’un contexte économique favorable. Ainsi, en 2006, 57% des jeunes sont en poste moins d’un an après leur diplôme, contre 51% en 2005 et 49% en 2004. La durée moyenne de recherche est de 2 mois contre 3 en 2004. 3 Le taux d’emploi reste plus élevé parmi les diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs. Près des deux tiers d’entre eux sont en poste contre 54% des diplômés de l’université, alors que les filières professionnelles obtiennent de bons taux d’insertion. 4 Côté satisfaction, là aussi les résultats sont positifs : 90% des jeunes diplômés se déclarent satisfaits de leur emploi actuel, et 36% très satisfaits. Pour profiter de cette embellie, rendez-vous aux Semaines des jeunes diplômés, organisées par l’Apec du 9 au 27 octobre prochain dans 16 grandes villes. MARTA NASCIMENTO/REA Directsoir t Mardi 3 octobre 2006 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :