Direct Soir n°306 4 mar 2008
Direct Soir n°306 4 mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°306 de 4 mar 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (138 x 190) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,3 Mo

  • Dans ce numéro : Patrick Poivre d'Arvor engagé pour l'UNICEF

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°306/Mardi 4 mars 2008 4 CULTURE Emmanuelle Devos et Vincent Lindon. La maladie par procuration ■ Avec Ceux qui restent, la réalisatrice Anne Le Ny avait signé l’année dernière un très beau premier film, aussi délicat qu’émouvant, sur les « dommages collatéraux » de la maladie. Bertrand et Lorraine se rencontrent dans les couloirs d’un hôpital, tandis que leurs compagnons respectifs sont soignés pour un cancer. Ceux qui restent, d’Anne Le Ny, Studio SM, environ 20 €. Saluer aussi l’autre en soi DR ■ A l’occasion de la dixième édition du Printemps des poètes, qui a pour thème l’« éloge de l’autre », les éditions Seghers publient une anthologie de poèmes sur l’étranger en soi. « Je est un autre », s’était exclamé Arthur Rimbaud dans une lettre, en 1871. « A force de m’écrire/Je me découvre un peu/Je recherche l’Autre », lui répond Andrée Chedid. De François Villon à Robert Sabatier, de Louise Labé à Paul Eluard, tous les poètes réunis ici nous invitent à découvrir l’autre en nous. Leurs textes évoquent notre part d’inconnu et de mystère. Je est un autre, anthologie des plus beaux poèmes sur l’étranger en soi, présentée par Bruno Doucey et Christian Poslaniec, éd. Seghers, 193 p., 13 €. DVD CINÉMA POÉSIE STUDIO CANAL M. SUE GORDON/PARAMOUNT VANTAGE La ruée vers l’or noir ★★★★★ Avec l’éblouissant « There Will Be Blood », Paul Thomas Anderson signe une fresque épique et sombre sur les débuts de l’industrie du pétrole. Daniel Day-Lewis a reçu l’oscar du meilleur acteur pour son interprétation époustouflante le 24 février. C inéaste aussi éclectique qu’inventif, Paul Thomas Anderson a évoqué le milieu du cinéma pornographique dans les années 1970 (Boogie Nights), revisité les codes du film choral (Magnolia) et signé une délicieuse bluette farfelue (Punch- Drunk Love). Avec There Will Be Blood, ce chouchou des festivals internationaux change encore de registre et livre une œuvre épique et démesurée sur les débuts de l’industrie du pétrole. Le long métrage a pour cadre la Californie à l’orée du XX e siècle, et pour personnage central Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis), un self-made man qui va devenir un magnat du pétrole en rachetant des BOSSA NOVA Daniel Day-Lewis est Daniel Plainview dans le film de Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood, âpre et époustouflant. terres à des paysans naïfs. Pour s’enrichir, il doit à la fois affronter une nature hostile, les trusts pétroliers et le charismatique prêtre Eli Sunday (Paul Dano, déjà excellent dans Little Miss Sunshine). Durant 2h40 de bruit et de fureur, Paul Thomas Anderson filme cette irrésistible ascension sociale qui fait couler le pétrole comme le sang. Le réalisateur peut s’appuyer sur la musique dissonante de Johnny Greenwood (du groupe Radiohead) et la photographie crépusculaire de Robert Elswit. Il tire surtout le meilleur de l’immense Daniel Day-Lewis, auteur d’une prestation époustouflante. Film âpre, There Will Be Blood est à la fois le portrait intime Belén Rueda interprète Laura dans L’orphelinat, premier long métrage de Juan Antonio Bayona. d’un homme dont la soif de réussite va l’entraîner dans la misanthropie et la paranoïa, et une fresque sombre sur les débuts de l’industrie pétrolière. Paul Thomas Anderson dépeint l’hypocrisie religieuse comme la violence et la corruption qui se cachent derrière l’idéal capitaliste. Le réalisateur montre ainsi l’envers du rêve américain, à l’image des grandes œuvres de Sergio Leone, de Martin Scorsese ou de Michael Cimino. C’est dire à quelle altitude évolue cette tornade cinématographique face à laquelle il est difficile de ne pas terminer KO. There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson, en salles. La maison de la peur ★★★★★ Avec son premier long métrage, J. A. Bayona rejoint les grands du cinéma fantastique espagnol : Jaume Balaguero, Paco Plaza et AlejandroAmenábar. ■ Laura s’installe avec sa famille dans la maison de son enfance : l’orphelinat dans lequel elle a grandi. Elle souhaite recréer dans cette bâtisse, maintenant abandonnée, un foyer d’accueil. Bientôt, son fils Simon se met à jouer avec d’étranges amis. Et Laura se laisse convaincre que la maison renferme un passé mystérieux. Produit par le maître de la nouvelle vague fantastique espagnole, Guillermo Del Toro, L’orphelinat est le premier long métrage de Juan Antonio Bayona. Film de genre, L’orphelinat reprend les thèmes de la maison hantée, des univers parallèles et des fantômes. Mais le jeune réalisateur espagnol livre également une histoire sur la douleur causée par le deuil à travers un portrait de femme qui se réfugie dans le passé. L’orphelinat, de Juan Antonio Bayona, en salles demain.
www.directsoir.net La chance est avec Nada Surf R évélé en 1996 avec un tube, Popular, Nada Surf aurait très bien pu rester le groupe d’un seul titre, sans jamais parvenir à définir son identité musicale. Hypothèse défendable à l’époque, mais plus aujourd’hui, alors que leur cinquième album, Lucky (« chance » en anglais), propose une nouvelle fois une collection de chansons pop soignées et poétiques. Il y a deux semaines, les trois New- Yorkais étaient à Paris pour présenter l’album, lors d’un concert au Showcase. Un concert long, où le groupe, habile, a choisi de proposer une sélection des dix dernières années (sans Popular, bien sûr…) et de terminer par quelques titres entraînants et efficaces. Comme toujours chez Nada Surf, il faut plusieurs écoutes pour saisir les dégradés d’émotion et les richesses mélodiques. Le groupe, exigeant, a sorti il y a à peine deux ans The Weight is a Gift, album modèle salué par la critique. Pour Lucky, ils ont travaillé avec Ben Gibbard (Death Cab for Cutie) mais aussi Ed Harcourt, également grand faiseur de chansons aux accents mélancoliques. Résultat, les titres sont bien calibrés au format pop rock, mais saupoudrés d’instants lumineux, de petites fenêtres brillantes dans lesquelles on se love paresseusement. Le ton est mélancolique, certes, assorti de thématiques toujours nostalgiques. Nada Surf semble plus serein, et fait de sa maturité un atout imparable. Lucky de Nada Surf, Cooperative Music. En concert en avril en France. La bonne ADRESSE A. MILLER/ABACA Nada Surf sera en concert au Bataclan (Paris) le 22 avril à 19h30. T. GRILL/CORBIS « JE PRÉFÈRE MANGER À LA CAN TIN’H ! » Située dans une petite rue de Boulogne-Billancourt, la Can Tin’h est un restaurant vietnamien sympathique et zen au service efficace et aux plats goûteux et frais, où les cadres pressés des sociétés de communication environnantes viennent se relaxer. L’endroit offre un décor contemporain sobre, au sol chocolat et aux murs blancs rehaussés par les couleurs de belles photographies du Vietnam, des tables en Formica fuchsia et turquoise et de petits luminaires aux couleurs flashy. Nems, bo buns, soupes (glacée de CULTURE 5 MUSIQUE Goldfrappfort ■ Après avoir pris, depuis deux albums, un virage glam rock et disco qui a considérablement élargi son audience, mais divisé ses fans de la première heure, Goldfrapprenoue avec des ambiances plus intimistes. Loin du clinquant de l’electro-clash, Seventh Tree évoque les sonorités oniriques de Felt Mountain, premier opus qui a révélé le duo britannique. La chanteuse Alison Goldfrappet le musicien Will Gregory abandonnent ainsi les dancefloors et signent un très beau disque pastoral et psychédélique, dans lequel guitares acoustiques et cordes côtoient des nappes de synthétiseurs. Seventh Tree, de Goldfrapp, Mute/Virgin. En concert le 16 avril au Casino de Paris. concombres au curry, à la badiane et au basilic thaï), salades (papaye verte aux crevettes), poulet au riz blanc parfumé… et côté desserts, celui dit « de Yoyo » (litchis, framboises, yaourt vanille allégé) ou l’immanquable mangue à la fleur de sel et citron vert… Tout y est simple, léger et délicieux. Formules déjeuner à 10, 14 et 18 €, compter 20 € à la carte. Livraison (à rollers dans le secteur) et vente à emporter. La Can Tin’h, Café-restaurant, 5, rue de Vanves, Boulogne-Billancourt (01 46 08 14 12). S. LEBLON



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