Direct Soir n°303 21 fév 2008
Direct Soir n°303 21 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°303 de 21 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Christine Boutin, une maison pour 15 euros par jour

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°303/Jeudi 21 février 2008 12 CULTURE Lenny Kravitz : une révolution pacifique Trois ans après Baptism, Lenny Kravitz revient avec un nouvel album solo, It is Time for Love Revolution. Un titre qui sonne comme les slogans des seventies. Le plus emblématique peut-être : « Faites l’amour, pas la guerre. » Deux thèmes que l’artiste aux quatre Grammy Awards aborde très largement. Des ballades romantiques, I’ll Be Waiting, Will You Marry Me ?, Love, Love, Love, aux titres engagés sur les guerres en Irak et au Vietnam, contre les opérations militaires, tels que I Want To Go Home et Back in Vietnam, véritable parallèle entre les deux grands fiascos américains, Lenny Kravitz clame sa foi en l’amour et la paix. « Je n’ai jamais eu peur de dire ce que je ressens », explique-til. A ce propos, l’artiste livre une page de son histoire personnelle avec A Long And Sad Good Bye, titre dédié à son père décédé en 2005 et à leurs relations longtemps conflictuelles. Enregistré entre New York, Paris, les Bahamas et le Brésil, It is Time For Love Revolution fait la part belle au rock incisif, à la pop des années 1960 comme aux airs romantiques. Solo de guitares, batterie rugissante ou « soul old school », Lenny Kravitz passe d’un instrument à l’autre avec dextérité, et incite à la révolution pacifique. Comme son comparse Ben Harper et son I Can Change The World, Lenny, lui, affirme : « If you want it, you can change your world today. » It is Time for Love Revolution, de Lenny Kravitz, éd. Virgin Music, 20 €. La bonne ADRESSE La route du rock en mode hivernal ■ Depuis 2006, le festival malouin La route du rock a lieu aussi au mois de février. Pour sa troisième saison, cette « collection d’hiver » propose une nouvelle fois une programmation aussi pointue qu’alléchante. Demain soir, les Scandinaves seront à l’honneur avec le duo danois The Raveonettes et le chanteur et guitariste suédois José González. Julee Cruise, égérie de David Lynch, sera aussi présente. Suivront samedi Caribou, Vic Chesnutt, Le Loup ou MGMT, nouvelle sensation rock venue de Brooklyn. Le groupe américain Idaho et le compositeur Sylvain Chauveau clôtureront cette édition dimanche. De vendredi à dimanche à Saint-Malo. Tout le programme sur www.laroutedurock.com. D. HINDLEY F. TONDRE/REA Dan Snaith, du groupe Caribou. CHINAGORA Chinagora vous invite à voyager en Asie. Au confluent de la Seine et de la Marne, ce véritable palais flottant garantit le dépaysement. Vous pouvez vous y rendre en groupe, car ce restaurant est un immense complexe dont le design est 100% asiatique. Chinagora comprend trois restaurants, un hôtel, un jardin exotique ainsi que six espaces de karaoké privatifs : ils peuvent accueillir entre huit et vingt personnes, et on y est maître de sa soirée dans de petits DR MUSIQUE It is Time For Love Revolution fait la part belle au rock incisif, à la pop des années 1960 comme aux airs romantiques. salons. Des petites tables aux canapés, tout le mobilier est chinois. Un écran plasma est à votre disposition pour interpréter des tubes en famille ou avec des amis. Nul besoin de louer la salle en plus : pour dîner, il suffit de réserver une semaine à l’avance. Les plats sont à partir de 15 € et il n’y a aucune obligation de consommation minimum. Chinagora, 1, place du confluent France-Chine, Alfortville (94) (01-43-53-58-88), www.chinagora.fr. Zap Mama, melting-pot groove ■ Il y a déjà quinze ans que Zap Mama a été créé et découvert, avec un album interprété a capella par un quintette féminin en 1991. Depuis, sa créatrice et chanteuse leader bruxelloise Marie Daulne, née au Congo d’un père belge, explore de nouvelles identités et collaborations au carrefour de musiques européennes, américaines et africaines. Après le hip-hop Ancestry in Progress en 2004, sur lequel participaient Erykah Badu et Talib Kweli, son septième album Supermoon (sorti en septembre) donne à écouter une nouvelle incarnation d’une world musique globale, fusion réjouissante de soul, funk, hip-hop, Rn’B et jazz et traditions vocales africaines (incluant les riches polyphonies pygmées). Une valeur sûre à ne pas manquer, demain soir sur la scène du New Morning. Zap Mama, en concert le 22 février au New Morning, 7-9, rue des Petites-Ecuries, Paris 10 e (01 45 23 51 41). DVD Rien que pour un amour passager FTD ■ Filmé en direct du Théâtre Edouard VII en 2007 par le metteur en scène Bernard Murat, Faisons un rêve de Sacha Guitry dévoile les déboires amoureux d’un couple. Interprétés par Michèle Laroque, Pierre Arditi et François Berléand, la femme, l’amant et le cocu se donnent à corps perdu. Pour détourner l’attention de son époux afin de rejoindre son lettré de Don Juan, Madame déborde d’imagination. Mais où les mènera cette incartade ? En bonus, on retrouve les comédiens durant les répétitions au soir du tournage. Entre éclats de rire et angoisses, ils partagent leur adrénaline comme leurs talents. Faisons un rêve, de Sacha Guitry, éd. France Télévisions distribution, 16 €. La frénésie de la villégiature EDITIONS MONTPARNASSE ■ Garante du théâtre classique avec près de trois mille pièces, la Comédie-Française assure la pérennité de l’art dramatique. C’est ce patrimoine que les éditions Montparnasse proposent de faire découvrir avec ses DVD. Deux siècles avant les congés payés, l’auteur italien Carlo Goldoni, exilé en France dès 1762, se moque dans La trilogie de la villégiature de la manie de certains bourgeois vénitiens de partir en séjour à la campagne pour imiter les rites aristocratiques. La mise en scène de Giorgio Strehler, en 1978, avec Ludmila Mikaël, met en lumière la richesse de cette œuvre du répertoire. La trilogie de la villégiature, de Goldoni, éd. Montparnasse, 17 €.
P.ANTONELLO www.directsoir.net 13 Téléportation en action ★★★★★ Hayden Christensen revêt l’étoffe du superhéros dans « Jumper », premier film de science-fiction de Doug Liman. Après La mémoire dans la peau avec Matt Damon et Mr & Mrs Smith aux côtés de Brad Pitt et Angelina Jolie, le réalisateur Doug Liman investit le monde des superhéros. Un vent de fraîcheur et de réalisme souffle sur Spiderman et Batman.Adapté de deux nouvelles de science-fiction signées Steven Gould, Jumper, prévu pour être décliné en trilogie, fait de la téléportation le cœur de son intrigue. A l’instar de Diablo dans X- men, David Rice, doté du pouvoir de téléportation, s’affranchit des distances. Les ressemblances s’arrêtent ici. Libéré de toute contrainte spatiale, David, interprété par le charmant Hayden Christensen, fuit une enfance difficile et jouit d’une vie oisive : argent facile détroussé dans les banques, Après avoir joué petit déjeuner en Egypte, surf en Australie, dans les épisodes II et soirée londonienne en seulement III de Star Wars, Hayden Christensen et Samuel 24 heures. Mais cette vie a ses limites.L. Jackson se donnent David n’est pas le seul « jumper » – Jamie à nouveau la réplique Bellajoute une pointe de folie et de peps dans Jumper. à cet univers surnaturel – et chacun doit Les tribulations de David (Hayden Christensen) avec Millie (Rachel Bilson) le mènent entre autres à Rome. lutter pour sa survie. Menée par un Samuel CULTURE CINÉMA Lee Jackson pugnace, l’armée des Paladins veille à l’extermination des jumpers. Entre ces deux mondes, la guerre est déclarée. Combats aériens, gadgets scientifiques et phénomènes de téléportation crèvent l’écran grâce aux effets spéciaux de Joel Hynek. Ce superviseur des effets visuels met au service du film tout son talent, déjà récompensé par l’oscar des meilleurs effets visuels pour Au-delà de nos rêves. Malgré des techniques de pointe et un scénario ambitieux signé David S.Goyer et Jim Uhls, Jumper manque de profondeur. Eparpillées, les bonnes idées se noient dans une histoire d’amour à l’eau de rose. Tourné dans le monde entier, ce long métrage au budget de 100 millions de dollars est toutefois une invitation au voyage. De « jump » en « jump », il offre en une heure trente un tour du monde surprenant. Du Colisée au Sphinx égyptien, de la Tchétchénie au Japon, ce film pour adolescents titille la curiosité. Une curiosité malheureusement inassouvie puisque, trilogie oblige, les portes s’ouvrent pour se refermer aussitôt. Jumper, de Doug Liman, en salles.



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