Direct Soir n°301 19 fév 2008
Direct Soir n°301 19 fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°301 de 19 fév 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Pakistan : Pervez Musharraf revers électoral

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°301/Mardi 19 février 2008 8 ÉCONOMIE Diddl Une souris pas comme les autres Les enfants ne parlent que d’elle dans la cour de récréation. La petite souris aux pattes géantes qui leur sert de confidente est devenue depuis quelques années un vrai phénomène de société. Zoom sur le parcours et l’univers de Diddl. AVEC SES TROIS CHEVEUX SUR LE CRÂNE, SES GRANDES OREILLES, SA QUEUE TOUTE FINE ET SES GROS PIEDS, la petite souris Diddl a gagné l’affection des enfants, qui en raffolent depuis quelques années. Le père de cette créature est l’illustrateur et designer allemand Thomas Goletz. Le 24août 1990, tandis qu’il se penche sur le dessin d’une gerboise, il invente Diddl, qui à l’époque ressemble davantage à un kangourou qu’à un mulot.Avec le temps, le dessinateur a affiné son croquis. « En kangourou, Diddl n’était pas assez attendrissant, mais en souris, je l’ai trouvé génial », explique l’artiste. « Au cours des années, Diddl a continué à se développer : par exemple, ses oreilles et ses pieds ont grandi et se sont arrondis », poursuit-il. Le personnage de Diddl se fait d’abord connaître à travers cinq collections de cartes postales. Les adolescents en sont friands. En 1998, Diddl s’adoucit. La cible se rajeunit donc et vise désormais les plus petits, de 4 à 8 ans. « Les cartes postales qui marchaient le mieux étaient celles qui diffusaient un discours enfantin, amoureux et amical », explique Pierre-Marin Calemard, le directeur de Kontiki, distributeur exclusif de Diddl en France. Car le monde de Diddl est délibérément à l’opposé des mangas et de la violence des années 1990.Tout est douceur et amitié. Diddl prend le rôle d’un « dou- DR Interview du SPÉCIALISTE DR 250 millions d’euros, c’est le montant du chiffre d’affaires mondial réalisé en 2007 par la vente de Diddl et de tous ses amis. En kangourou, le personnage de Diddl n’était pas assez attendrissant, mais en souris, je l’ai trouvé génial DIDDLAND, LE MONDE DE DIDDL La petite souris débarque en France en 1994. Quatre ans plus tard, son triomphe est assuré, comme il l’est déjà depuis deux ans en Allemagne. Pour continuer à alimenter la magie du personnage et aussi le succès financier de la marque, Thomas Goletz invente quelques compagnons de jeu à Diddl. D’abord, Diddlina, son amoureuse qui porte un gros nœud à pois. Puis le cercle d’amis s’agrandit, avec le petit ourson Pimboli, le lapinrenard Mimihopps, la brebis Vanillivi, le mouton Wollywell, le cheval Galupy… Le Diddland compte plus d’une dizaine de personnages, avec chacun ses caractéristiques : « Thomas Goletz est assez prolidou », d’un « personnage affectif ». Il devient le confident des plus petits : avec le succès des cartes postales, la marque sort la peluche Diddl. Celle-ci est déclinée ensuite sous toutes les formes et dans toutes les matières : blocs-notes, crayons, cartables, trousses, sacs, vêtements… Chaque année, l’enseigne diffuse entre 300 et 400produits dérivés nouveaux, distribués dans les carteries, papeteries, magasins de jouets ou grands magasins. Les enfants n’ont donc pas le temps de s’en lasser. Pour Pierre-Marin Calemard, « un phénomène collector se crée ». Et c’est sans doute là que réside « l’une des raisons de la pérennité de la marque », déclare-t-il. Samy Odin* : « Chaque génération a eu ses héros. » DANS L’HISTOIRE, QUELS ONT ÉTÉ LES « PERSONNAGES AFFECTIFS » CÉLÈBRES ? Au fil du temps, chaque génération a eu ses héros de bande dessinée ou de dessin animé et tous ont fait l’objet de produits dérivés, comme la poupée en trois dimensions. Tintin, Astérix, Chapi Chapo, Snoopy… sans compter ceux de Walt Disney. Cela existe depuis toujours. Par exemple, le soir de la première représentation de Chantecler d’Edmond Rostand au début du XX e siècle, les fabricants de jouets, à l’affût des nouveautés culturelles ou de ce qui marque les générations, proposent déjà de petites figurines en tissu. Si Bécassine, née en 1905, est restée dans nos mémoires, tous les personnages n’ont pas survécu au passage des modes, comme l’ours Prosper des années 1920 ou les personnages de Poulbot. AVEC DIDDL, MICKEY ET MÊME RATATOUILLE, LA SOURIS SÉDUIT LES FABRICANTS DE JOUETS. POURQUOI, SELON VOUS ? Ce n’est pas nouveau. Par exemple, le fabricant de peluches allemand Steiff a présenté une souris dès la fin du XIX e siècle, le français O’Lis, qui n’existe plus aujourd’hui, s’inspirait des petites DEPESCHE Diddl et son amie Diddlina. fique en termes de création », selon le directeur de Kontiki. « Chaque figure apparaît d’abord imprimée sur des cartes postales, et si l’on constate de l’engouement pour le personnage, alors on le sort en peluche. » DIDDL, UN OBJET DE COLLECTION Dans la cour de récréation, les enfants s’adonnent volontiers aux tractations. Ils s’échangent des blocs de papiers A5 aux motifs variés pour agrandir leur collection. Les garçons et les filles ne jouent pas à Diddl, ils les collectionnent. Même les adultes s’y sont mis. Et le bouche à oreille joue bien son rôle. Car « ce n’est pas dans la politique commer- souris de Cendrillon. Mickey est bien sûr la plus célèbre. La souris est un animal qui fait partie de notre environnement proche ; il y en a dans toutes les villes et dans toutes les campagnes. On ne l’aime pas trop mais elle est là, et il est certain que ce n’est pas un animal dangereux ou détestable comme l’araignée ou le serpent. C’est un animal de petite taille qui peut être aussi intime avec l’homme. Mais la souris reste très loin derrière l’ours, le roi de la peluche, les chiens, chats et chevaux… * Directeur du Musée de la poupée à Paris.
DR DEPESCHE www.directsoir.net Le créateur de Diddl, Thomas Goletz. ciale de la marque de faire appel à la publicité », explique le directeur. « Si Diddl était sur une affiche quatre par trois, il ne serait plus le confident de l’enfant, car il serait le même pour tous », poursuit-il. Chacun peut ainsi se façonner son propre Diddl, selon son imaginaire. En soutien à la marque, l’enseigne a commencé en 2006 à diffuser le magazine Diddlmag, distribué dans les 1700 boutiques qui vendent les produits à l’effigie de la petite souris. Le personnage de Diddl a d’abord illustré des cartes postales. LE TOP DES POUPÉES EN 2006 1 Barbie 2 Charlotte 3 Winx aux fraises 4 Polly Pocket 5 Disney Princess 6 Littlest Pet Shop 7 Pixel Chix 8 Miss Corolle 9 Bratz 10 Mon petit Poney 11 My First Corolle 12 Diddl ■ Source : Panel consommateurs NPD. Diddlina en habit de fête. Environ 40000 personnes se sont déjà abonnées à ce journal. La même année, le site internet est entièrement revu. Aujourd’hui, celui-ci compte 360000 connexions par mois, et la marque connaît « une légère stabilisation », d’après Pierre-Marin Calemard. Entre 1998 et 2005, le chiffre d’affaires de Kontiki, le distributeur exclusif de Diddl, était d’environ 70 millions d’euros. Mais en 2005-2006, « le produit arrive à maturité » et Diddl reste encore leader sur le marché du « personnage affectif ». DEPESCHE DEPESCHE J. MARMEISSE/GAMMA/EYEDEA PRESSE PETSHOP Des amis en miniature J. FAVRE/REA PETSHOP ÉCONOMIE 9 ACTEURS DU MARCHÉ ■ Autres figurines très tendance dans la cour de récréation : les PetShop. Depuis leur arrivée en France en 2005, les fillettes de 7 à 12 ans en raffolent. Cette création signée Hasbro suscite un vrai engouement. Près de dix millions de PetShop se sont déjà vendus dans l’Hexagone et environ 60 millions dans le monde. Héros de jeu, animaux de compagnie ou amis, les 70 animaux que compte la gamme des PetShop provoquent aussi un phénomène de collection. Les détenteurs en possèdent en moyenne quinze. Et près de 400 figurines sont à collectionner. Au début de l’année, Hasbro a lancé une version virtuelle de ces miniatures : les PetShop VIPs. Cinq peluches PetShop disponibles sous la forme d’un chat, d’un pingouin, d’un chien, d’une tortue ou même d’un panda, dissimulent dans leur collier un code secret unique permettant l’accès à une page internet (www.littlestpetshop.com) sur laquelle les enfants se créent leur propre univers PetShop. Petshop, les figurines aux grands yeux. HELLO KITTY La chatte japonaise ■ C’est sans doute la petite chatte la plus connue du monde. Depuis 1974, Hello Kitty est adulée par les fillettes… et même les mamans. Crayons, agendas, autocollants, cartables, sacs à main, porte-monnaie, linge de maison, vêtements, accessoires de jeux… Tout peut être estampillé « Hello Kitty ». Cette créature est la propriété de la société japonaise Sanrio – dont le nom signifie « sainte rivière » –, créée en 1960 par Shintaro Tsuji. Aujourd’hui, la compagnie basée à Tokyo compte près de 400 personnages développés. Tous diffusent un message d’amour et d’amitié, dont Hello Kitty reste l’élément phare. Ce nom est inspiré du conte Alice aux pays des merveilles, dans lequel un petit chat blanc se prénomme Kitty. Aujourd’hui, Sanrio dispose de plus de 3000 lieux de vente à travers le monde. Un robot parlant Hello Kitty. Hello Kitty sait tout faire… PETSHOP



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