Direct Soir n°3 8 jun 2006
Direct Soir n°3 8 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de 8 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy marathon man

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 8 juin 2006 4 EN EXCLUSIVITÉ INTERVIEW DE ABDOU DIOUF « LE PEUPLE FRANCAIS NE PREND PAS NOTRE COMBAT COMME UNE CAUSE SACREE » Abdou Diouf est le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 2003. Né à Louga (Sénégal) en 1935, il fut le proche collaborateur de Léopold Sédar Senghor, à qui il succède en 1981 à la présidence de la République du Sénégal. Réélu à trois reprises, c’est Abdoulaye Wade qui prend sa suite en 2000. Aujourd’hui, il court le monde sans relâche pour assurer la défense et l’illustration de la langue française. La Francophonie : est-ce une philosophie, un patrimoine, une histoire ? C’est d’abord une communauté qui partage, non seulement une langue, mais aussi une philosophie, un patrimoine et une histoire commune. C’est aussi une organisation internationale, rassemblant 63 Etats et gouvernements, qui mène des actions de coopération dans des domaines aussi variés que le cinéma, la musique, les médias, la littérature, les droits de l’Homme et la démocratie. C’est enfin un espace de dialogue politique, culturel et économique entre des pays qui ont des expériences diverses à confronter. 200 millions d’hommes et femmes parlent français dans le monde Repères Guillaume Zeller Comment se porte la francophonie ? Le nombre de ceux et celles qui pratiquent la langue française est en augmentation constante dans l’ensemble du monde, même si l’anglais et l’espagnol progressent plus vite. La demande de français est encore plus forte qu’auparavant et je regrette que nous ne soyons pas en mesure de répondre de manière satisfaisante à cette demande. Notre langue se porte bien sur le continent américain, en Afrique et en Europe centrale et orientale, qui accueillera le prochain sommet de la Francophonie au mois de septembre. Par contre, nous avons à accroître nos efforts dans la région des Caraïbes et en Asie du Sud-Est. Il ne faut pas oublier que près de 200 millions d’hommes et de femmes parlent le français dans le monde. Quelles initiatives principales mettez-vous en œuvre pour encourager la francophonie ? Nous proposons, par exemple, des formations en français aux fonctionnaires européens issus des pays d’Europe centrale et orientale. BETTMANN/CORBIS Nous veillons au respect de l’utilisation de notre langue dans les organisations internationales et aux Jeux olympiques, où, comme vous le savez, le français est langue officielle. Nous assistons les pays du Sud qui siègent à l’OMC, où de nombreuses réunions informelles se tiennent en anglais et dans un langage très technique, etc. Avez-vous le sentiment que la France soutient suffisamment la francophonie ? La France est le plus gros bailleur de fonds de la Francophonie. Le président de la République et son gouvernement nous soutiennent de toutes leurs forces. Mais le message passe moins facilement auprès du peuple français. Il ne prend pas notre combat comme une cause sacrée parce que la France ne se sent pas culturellement menacée. Son influence dans le monde dépend aussi du rayonnement de sa langue, la seule avec l’anglais à être parlée sur les cinq continents. Le modèle démocratique sénégalais est-il transposable aux autres Etats africains ? En tant que Secrétaire général de la francophonie, mon combat est que la démocratie progresse dans tous nos Etats P.VERDY/AFP membres, et en particulier en Afrique où elle est encore trop souvent hésitante. Estimez-vous que la résolution des conflits en Afrique doit être le fait des Africains eux-mêmes ? Bien sûr, les Africains doivent assumer leurs responsabilités pour installer la paix dans leurs pays. Mais en aucun cas la communauté internationale ne doit se désintéresser de ces crises. La résolution des conflits est une entreprise difficile et coûteuse. Les Africains ne disposent pas aujourd’hui des capacités suffisantes pour faire face seuls à ce défi. C’est dans ce sens que la Francophonie œuvre en liaison avec les Nations Unies, les partenaires bilatéraux, les organisations régionales, etc. La meilleur façon de résoudre la question des flux migratoires, est-ce la promotion du développement africain ? C’est une évidence ! Et la balle est dans le camp des pays d’accueil. Mais cela ne suffit pas. En attendant que le Sud se développe, il faut s’occuper sérieusement des conditions dans lesquelles vivent tant de familles immigrées. C’est une question de dignité humaine ! 1981 2000 2003 Président de la République. Son successeur : Abdoulaye Wade. Défenseur de la francophonie. J. NAEGELEN/REUTERS S. ROUDEIX/GAMMA
 ! vfadnme, Monsieur. LA BANQUE DE DEMAIN EST NÉE AUJOURD'HUI Nous sommes fiers de vous annoncer la décision du Groupe Banque Populaire et du Groupe Caisse d'Eputgnc de dooner nmsanœ, d'ici b fin de l'année, 3.notre entreprise commune : NATTXIS. Co1ée en Bourse, disposani d'une capimlisadon de plus de 20 milliards d'euros. bénéficiant du soucicn actif des deox actio110airC$ puissants que soni nos Groupes. NATlXIS sera un acteur français de premier plan sur la scène bancaire internationale. NATOOS egroupera nos filin.les de banque de finamcemenr, d'invcstissemcnr er de services ; elle donnera naissance à un leader, en Franœ, dans de nombreux domaines : gestion d'accifs, épargne salariale, monétique, ges1ion bili ! Ppc Dupont Présidl:'nt du Ciwupc lhnquc Popµbiœ li GROUPE BANQUE POPULAIRE < ipt]f- Cluu:les Milhaud l'lésid•111 du Group



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